28/12/2010

PRIX NATIONAL 2010 DE L’INNOVATION: Trois PME primées



Le Prix national de l'innovation pour l'année 2010 a été décerné, dimanche 26 décembre à trois PME privées. La première récompense a été remportée par l'entreprise privée "Bit Bait" pour avoir fabriqué des pesticides et des raticides sans effets néfastes sur la santé de l'homme ou sur l’environnement. Un trophée et un chèque d’un million de dinars ont été remis au représentant de cette entreprise par le directeur du développement des PME au ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Amouri Brahiti.

La deuxième récompense (800.000 DA) a été décrochée par la PME "Spaq" pour avoir inventé une machine de fabrication de bordures de trottoir polymorphes avec une cadence de réalisation très rapide.

La troisième récompense (600.000 DA) a été remise à la PME "La maison des convertibles et des lits" pour avoir réussi à fabriquer des meubles adaptables à différentes architectures et régions du pays.

Des tableaux d'honneur ont été remis aux représentants de sept autres PME en lice à cette compétition qui a vu, au total, la participation de 38 PME relevant de différents secteurs d'activités. Lancé en 2009, le Prix national de l'innovation technologique dans les PME englobe trois récompenses financières : 1.000.000 de DA pour le premier lauréat, 800.000 DA pour le deuxième et 600.000 DA pour le troisième.
tsa du 26/12/2010

27/12/2010

46.000 PME créées en 2010

Le programme national de mise à niveau des PME opérationnel dès 2011

Le programme national de mise à niveau des petites et moyennes entreprises (PME) sera lancé en janvier 2011, a annoncé dimanche 26 décembre à Alger, un responsable du ministère de l’Industrie. « Le dispositif est déjà mis en place. L’actualisation des textes a été finalisée et nous avons arrêté la procédure opérationnelle », a déclaré Brahiti Ammouri, directeur général de la promotion des PME auprès du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, en marge d’une cérémonie de remise de trophées aux meilleurs managers de l’année 2010.

L’Agence nationale de développement de la PME sera l’instrument de mise en œuvre de ce programme, a ajouté le même responsable. Cette agence sera soutenue par des délégations régionales, a-t-il dit. « Les entreprises ciblées par ce programme sont au nombre de 20.000. Pour les secteurs des transports, de l’industrie et des services liés à industrie, les entreprises concernées doivent avoir un effectif qui va au-delà de dix salariés et de plus de 20 salariés pour le secteur du BTPH », a-t-il précisé.

Il a indiqué que les PME activant dans le BTPH doivent avoir des attestations de qualification reconnues. « Il s’agit d’une structuration du programme national de mise à niveau dont les fondamentaux ont été arrêtés par le Conseil des ministres du 11 juillet 2010 », a-t-il souligné. Ces fondamentaux sont liés au niveau des aides qui seront octroyées, à la contribution de l’entreprise dans ce programme, aux critères d’éligibilité et aux secteurs ciblés, selon le même responsable.

Pour Brahiti Ammouri, l’année 2011 sera déterminante et verra le renforcement du dispositif de soutien à la PME. « Des structures d’accueil et d’appui aux PME seront bientôt réceptionnées. Elles sont au nombre de 21. Il s’agit de centres de facilitation aux pépinières d’entreprises », a-t-il dit. Les centres de facilitation auront pour tâche d’accompagner les porteurs de projets dans leurs initiatives de créer des entreprises, de la valeur ajoutée et de l’emploi. « Les centres seront là pour les aider à élaborer leur business plan qui est un document incontournable pour donner et refléter la situation patrimoniale et financière de l’entreprise. Les pépinières vont héberger les porteurs de projets pour les accompagner dans les phases d’exploitation pour faire du bon management et de la croissance utile », a-t-il relevé.

D’après lui, des caravanes seront organisées prochainement pour expliquer aux jeunes, dans les régions, tous les dispositifs mis en place pour soutenir les PME. Il a annoncé qu’à la fin septembre 2010, 600.000 PME ont été dénombrées dans le pays. Après déduction des entreprises radiées ou ayant cessé leurs activités, le nombre de PME créées dans le pays est de 23.400 à cette date. Selon lui, 46.000 PME ont été créées en 2010.
tsa.com du 26/12/2010

23/12/2010

les tâches de Temmar


Le département de M. Temmar vient d'être nanti des lettres de sa nouvelle mission, celle de prévoir, à long terme, les horizons économiques et sociaux du pays. Jusque-là en hibernation depuis sa création en mai dernier, le ministère de la Prospective et des Statistiques, dont la mission ressemble à celle affectée au défunt ministère du Plan, vient d'être opérationnel grâce au décret exécutif 10-282 du 14 novembre 2010 paru sur le Journal officiel. Ce texte de loi vient, ainsi, fixer les attributions de ce ministère et définir les missions qui lui sont dévolues. En plus d'élaborer un plan prévisionnel tant sur les chapitres législatif et économique que social, M. Temmar est surtout chargé d'éviter les erreurs commises lors de confections de contrats et de signatures de marchés. Pour cela, l'article 9 du décret 10-282 insiste sur la mission du ministre de la Prospective et des Statistiques qui aura à participer et apporter "son concours aux autorités compétentes concernées dans toutes les négociations internationales, bilatérales et multilatérales liées aux activités relevant de sa compétence". Il représentera le secteur aux activités des organisations et organismes régionaux et internationaux. Ce rôle est ainsi confirmé par l'article 7 du décret 10-283 qui instruit la direction de la réglementation, des affaires juridiques et de la coopération "d'élaborer et de proposer les textes juridiques du secteur en relation (…)". Il est surtout appelé à "analyser les projets de textes juridiques initiés par les autres secteurs et de formuler des avis et observations". Il a la charge d'être ce lampion pour l'évolution du gouvernement et les démarches qu'entreprendra ce dernier. A cet effet, le décret 10-282 qui traite dans ses articles 1, 6 et 9 des différentes tâches dévolues à cette institution, qui aura pour rôle de faire des propositions, en concertation avec les autres ministères, sur "les éléments de la politique nationale en matière de prospective et de statistiques et assure le suivi et le contrôle de sa mise en œuvre". Parmi ses tâches, M. Temmar rendra compte des résultats de ses activités au gouvernement selon les formes, modalités et échéances établies (Art 1). Il aura aussi à définir la relation de son ministère avec les institutions et départements ministériels concernés afin d'élaborer et proposer des programmes, "en s'appuyant sur les analyses et travaux d'expertise, les éléments de la stratégie à long terme du gouvernement dans le domaine du développement social, économique et spatial".

Le département de M. Abdelhamid Temmar aura aussi à organiser et renforcer "le système statistique national dans le cadre de la politique générale du gouvernement en la matière". (Art 6). Il élaborera et proposera au gouvernement les éléments de la politique nationale à long terme de développement social ; de participer à l'activité gouvernementale dans les domaines législatif et réglementaire, notamment dans le domaine de la prospective et des statistiques ; d'élaborer et de proposer au gouvernement une stratégie nationale de croissance économique endogène et d'organiser sa mise en œuvre, de proposer au gouvernement, en relation avec les départements ministériels concernés, un cadre de planification spatiale, de le promouvoir et le développer ; d'étudier, en relation avec les départements ministériels concernés, la cohérence d'ensemble des politiques publiques et des programmes sociaux et économiques et de contribuer à l'évaluation de leur effet sur la société et l'économie nationale ; d'organiser et de renforcer l'efficacité du système statistique national dans les domaines social, économique et environnemental et enfin de promouvoir et de développer les instruments d'analyse et de prospective nécessaires à la connaissance des évolutions de la société et de l'économie nationale. Sept directions générales et sous-directions générales sont prévues par un second décret exécutif publié sur le Journal officiel sous le n° 10-283 du 14 novembre 2010. Ce texte de loi viendra consolider la mission du ministère de la Prospective et des Statistiques à travers l'organisation de son administration centrale.

Cette structure, qui est sous l'autorité du ministre, comprend un secrétaire général, assisté de deux directeurs d'études, un chef de cabinet assisté de sept chargés d'études et de synthèse et sept directions générales dont une direction de la réglementation, des affaires juridiques et de la coopération chargée d'élaborer et de proposer les textes juridiques du secteur en relation avec les structures concernées du ministère. Elle est aussi chargée d'analyser les projets de textes juridiques initiés par les autres secteurs et de formuler des avis et observations.
le maghreb économique 23/12/2010

21/12/2010

Présidentielle 2014 c'est déjà demain

Grandes manœuvres : c’est parti !
 
 
Le sujet avait occupé une grande partie des travaux du conseil national du RCD tenu le 14 octobre 2010 à Zeralda.
 
Les informations remontant de l’ensemble des wilayate signalent toutes le réveil de réseaux dormants des officines. Parallèlement, le clan présidentiel relance sa stratégie d’approche en direction des clientèles qui lui sont acquises (zaouïas, opérateurs économiques…).
 
Depuis deux semaines, l’emballement se précise. Une « organisation nationale pour la défense de la paix », agrée en 1994, vient d’être réanimée dans toutes les wilayate. Elle délivre des cartes numérisées avec photos barrées de deux trais rouge et vert et portant la mention « il est demandé à toutes les autorités civiles et militaires de faciliter la tache aux porteurs de cette carte ».
 
Une autre structure dénommée « comité national pour combattre les fléaux sociaux » vient d’être lancée. Pour obtenir leurs cartes, les adhérents doivent remplir un formulaire et se présenter devant les services de sécurité (DGSN, Gendarmerie nationale, DRS) et s’engager à collaborer avec eux. Ces adhérents sont grassement payés.
 
Ces opérations ne sont généralement lancées qu’à l’approche d’élections présidentielles.
 
A un autre niveau, le RCN (Rassemblement pour la Concorde Nationale) lancé pour vulgariser la démarche du chef de l’Etat connait quelques turbulences. Initialement piloté par Said Bouteflika, il semble débordé par les initiatives dont les auteurs échappent à son emprise. Un rassemblement tenu à Ouargla le jeudi 25 novembre 2010 a été aussitôt dénoncé par les tenants de la ligne originelle qui rappellent que seuls ceux qui ont adhéré à « l’élection » du chef de l’Etat et se réclamant de son programme sont légitimes pour se prévaloir du RCN.
 
  • Pour qui roulent ces structures occultes que doivent aider les autorités civiles et militaires ?
  • Sur quel budget sont financés leurs adhérents?
  • Qui infiltre le RCN et pourquoi?

 
Les questions sont nombreuses.
 
Deux interprétations peuvent être données à ces opérations. La première, optimiste, peut signifier que dans la perspective d’une échéance électorale proche, le noyau dur du pouvoir, ne pouvant plus manipuler comme par le passé le vote, s’apprêterait à s’accommoder d’une surveillance électorale sérieuse. Pour limiter la casse, il essaye de conditionner l’électorat en amont en donnant le temps à ses officines de peser sur le citoyen et l’administration.
 
L’autre hypothèse, plus funeste, serait que le pouvoir, toujours autiste, se prépare à recommencer les mêmes fautes exposant inévitablement la Nation à des périls s’aggravant chaque jour un peu plus.
 
Source: http://www.rcd-algerie.org/ Publié le: 21/12/10
 
 
 
 

Mise à niveau des entreprises : 20 000 PME concernées

Plus 380 milliards de DA seront injectés dans le secteur

Quelques 20 000 petites et moyennes entreprises (PME) vont bénéficier du programme de mise à niveau, inscrit dans le plan quinquennal 2010-2014, a indiqué, lundi 20 décembre, Zaïm Bensaci, président du Conseil national consultatif pour la promotion des PME (CNCPME). L’Etat a dégagé une importante enveloppe pour mener à bien cette opération qui vise à remettre sur rail l’industrie nationale. Plus de 380 milliards de DA seront injectés dans le secteur pour permettre aux entreprises de se relancer et de devenir concurrentielles, selon M. Bensaci.

Présidant la 6e assemblée générale du CNCPME à Alger, Zaïm Bensaci a fait état de la nouvelle orientation économique de l’Algérie qui veut réhabiliter son tissu productif, qu’il soit public ou privé. Selon lui, l’argent alloué au secteur « renseigne sur l'importance qu'accorde l'Etat au développement et à l'épanouissement des entreprises algériennes ». Il a annoncé dans ce sillage l’organisation de journées internationales de la PME chaque année à compter de 2011.

M. Bensaci a, en outre, fait savoir que le Conseil lancera prochainement une campagne d'information et de sensibilisation visant à convaincre un maximum d'entreprises nationales (publiques et privées) de participer à l’application du nouveau programme national de mise à niveau. Selon le directeur général de la promotion des PME au ministère de l’Industrie, Ammouri Brahiti, quelque 23.400 nouvelles PME ont été créées en Algérie au cours du premier semestre de 2010.

Le gouvernement s’est engagé, depuis quelque temps, à relancer le secteur industriel. La demande effectuée il y a quelques jours auprès de l’Union Européenne pour revoir le calendrier et le rythme du démantèlement des dispositions tarifaires et douanières tel que prévu dans le cadre de l’Accord d’association s’inscrit dans cette stratégie. L’Algérie veut décaler de trois ans (soit à 2020) la création d’une zone de libre échange algéro- européenne, prévue pour 2017. Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a expliqué que « cette démarche devrait permettre d’accorder une phase de transition supplémentaire à nos entreprises pour se préparer à l’ouverture.
tsa du 21/12/2010

Les sénateurs parlent des harraga et du chômage


Le débat autour de la déclaration de politique générale présentée dimanche par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, au Conseil de la nation, a pris fin hier avec l’intervention de quatre chefs de groupe parlementaire.

Les intervenants, au nombre de 96, ont axé leurs discours sur le problème du chômage, l’emploi de jeunes, le phénomène de la harga et les questions d’ordre local. L’intervention qui a retenu l’attention de l’assistance a été celle de Mme Zohra Drif Bitat. Elle reconnaît que l’Etat fait de son mieux pour améliorer des citoyens, mais elle s’est dite intriguée du fait que le peuple ne semble pas heureux et comblé malgré les sommes colossales que réserve l’Etat au développement à tous les niveaux.

Des harraga diplomés
Mme Bitat a interpellé le gouvernement sur le phénomène de la harga : «Parmi les harraga, figurent des jeunes chômeurs, de jeunes diplômés, des femmes avec leurs enfants… Ce n’est pas normal. Il faut traiter ce phénomène à la base, par l’éradication de ses causes, à commencer par rendre l’espoir perdu aux jeunes.»

L’intervenante a exprimé ses inquiétudes quant à ce qui se passe dans la région du Sahel, tout en interrogeant le gouvernement sur les mesures que compte prendre l’Etat pour préserver le pays. La sénatrice s’est interrogée si, concrètement, l’Etat a fait le nécessaire pour permettre aux jeunes de relever les défis du XXIe siècle et de vivre décemment comme ils le méritent. «L’Etat s’est attelé à tout réaliser en quantité, aux dépens de la qualité», donnant l’exemple de la formation des cadres, notamment les gestionnaires qui, selon elle, «ne sont pas aptes à faire face à la concurrence interne et externe».
el watan du 21.12.10

20/12/2010

“le privé national doit s’engager davantage dans l’investissement” selon Ouyahia


“Le gouvernement appelle le capital privé national à s’engager davantage dans l’investissement productif, la création de richesses et d’emplois et la participation à la croissance.” Cet appel a été lancé, hier, par le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, à l’occasion de sa présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement au Conseil de la nation.

Le Premier ministre établira un constat de la situation économique nationale dans ses forces et ses faiblesses, relevant en premier lieu la nécessité de “démultiplier” la participation de la sphère économique pour relancer la croissance, dans la mesure où la dépense publique d’investissements “ne sera pas toujours récurrente”. Le Premier ministre a soutenu que le devenir économique de l’Algérie “ne saurait se construire dans le secteur des services seulement”, affirmant que l’investissement étranger “n'a pas encore été au rendez-vous sensiblement hors du secteur des hydrocarbures”. “La détermination de l’Algérie à insérer son économie dans la mondialisation ne saurait servir de passage pour transformer notre pays en comptoir commercial”, précisera Ouyahia. Le Premier ministre estime que “le développement économique national doit d’abord compter sur les potentialités locales, publiques et privées”. Même s’il reconnaît que “nos potentialités, qui, nous le disons sans complexe, demeurent dans le besoin d’un apport qualitatif de l'étranger”. Dans cette optique, “l’entreprise algérienne, publique ou privée, doit savoir qu’elle pourra compter sur les pouvoirs publics pour accompagner son essor sur son propre marché et pour tirer prioritairement profit de la commande publique”, note le Premier ministre, qui s’appuiera sur la mesure prise par l’État permettant aux entreprises locales publiques, privées ou mixtes, d’être éligibles à une marge préférentielle pouvant aller jusqu'à 25% sur la commande publique. Aussi, Ouyahia notera : “l’Algérie dispose d’atouts importants pour réaliser elle-même son développement économique.” “L'Algérie, dit-il, n'a pas besoin de privatiser pour assurer les équilibres de ses finances publiques”. Sur cette question de privatisation, le Premier ministre dira qu’elle concerne “les entreprises privées nationales”. Ce faisant, Ouyahia ne manquera pas d’évoquer les trois objectifs majeurs du gouvernement : il s’agit de l’augmentation de la croissance du secteur agricole à 8% annuellement de manière stable et continue, de relever de 5 à 10% la part de l’industrie dans la valeur ajoutée globale qui se crée annuellement, ainsi que la réduction du taux de chômage bien en deçà de 10% durant les cinq prochaines années. Plus précis, le Premier ministre parlera des trois principaux repères devant aboutir à la promotion du développement économique. Le premier porte sur le secteur de l’agriculture qui bénéficiera d’un important appui pour un montant annuel de 200 milliards de DA. Les subventions publiques à l’agriculture “pourraient évoluer à la hausse”, mais le Premier ministre l’a conditionnée ”au rythme avec lequel augmenteront les productions agricoles, notamment celles stratégiques” et au rythme de la réduction de la facture des importations alimentaires, et celui avec lequel l’économie agricole contribuera à la sauvegarde du pouvoir d’achat des consommateurs.

L’appui apporté par l’État à l’ensemble des entreprises du pays constitue le second repère. Les entreprises nationales “seront accompagnées et encouragées dans leur développement”. Ahmed Ouyahia précisera que “près de 200 entreprises publiques ont déjà bénéficié de la mise en route de leur processus de modernisation pour un total de plus de 600 milliards de DA dont, notamment près de 500 milliards DA de crédits bancaires sur le long terme et fortement bonifiés”. S’agissant des petites et moyennes entreprises, le Premier ministre a noté que l’État a mis en place un important programme de soutien et un arsenal de dispositions pour garantir leurs crédits bancaires et d'alléger leurs charges fiscales et parafiscales. Le premier ministre indiquera que “les entreprises des pays frères et amis, qui activent sur notre marché, sont appelées à concourir au développement de l’Algérie et à la modernisation de son économie en contrepartie de nombreux avantages qui leur sont accordés par l’État tels qu’une quasi-défiscalisation durant la phase de maturation des investissements, l’accès aux commandes publiques aux conditions préférentielles reconnues aux entreprises nationales”. S’exprimant à propos de la croissance économique hors hydrocarbures, Ouyahia dira qu’“elle demeure fragile, car elle est alimentée par une forte dépense publique d’investissements qui ne sera pas toujours récurrente. Aussi et en évoquant la protection de l’économie nationale, Ouyahia dira que “c’est une bataille d’arrière-garde que nous sommes en train de mener s’agissant des procédures visant la protection de l’économie”.
Liberté Lundi 20 Décembre 2010

19/12/2010

Le taux de chômage à 10%!!!!


C’est une nouvelle statistique qui risque d’être contestée. Selon l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage s’établit actuellement à 10% de la population active. Ce taux officiel est légèrement inférieur à celui de 2009 (10,2%) et en recul par rapport à 2008 (11,3 %). Officiellement, l’Algérie compte 1,07 million de chômeurs pour une population active de près de 11 millions de personnes, a indiqué dimanche 19 décembre l’ONS.

Les chiffres de l’ONS sur le chômage semblent contredire la situation économique et sociale que vit le pays depuis plusieurs années. Avec un taux de 10%, l’Algérie fait officiellement mieux que plusieurs pays de l’Union Européenne. Elle fait presque aussi bien que la France (9,5%), l’un des pays qui résistent le mieux avec l’Allemagne à la crise économique mondiale. Pourtant, tout le monde le sait, l’Algérie, malgré les derniers plans de relance, reste en proie à une crise durable qui affecte sérieusement le marché de l’emploi.

En novembre dernier, en visite à Alger, Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, avait délivré un satisfecit quasi-total au gouvernement. A l’exception d’un domaine : l’emploi. M. Strauss-Kahn avait évoqué un niveau élevé de chômage. Il n’a pas fourni de statistique précise, sans doute pour ne pas gêner le gouvernement. Mais une indication qui illustre l’ampleur du problème : « quand on regarde dans le détail, on constate qu'il est bien plus élevé, au-delà de 20% pour les jeunes », avait-il dit.
Extrait tsa du 19/12/2010

11/12/2010

La microentreprise peine à se développer en Algérie


Les banques publiques, partie prenante dans le financement des projets de microentreprises, ignorent-elles l'existence d'un fonds de garantie des crédits accordés aux promoteurs des projets ? A voir les difficultés que rencontrent les porteurs de projets pour obtenir des crédits, tout porte à le croire puisque les banques s'en tiennent au strict respect des règles prudentielles d'usage dans les établissements financiers.

Le directeur général de la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac), Ahmed Chawki Taleb, s'est d'ailleurs posé cette même question lors de son dernier passage au centre de presse d'El Moudjahid au début du mois. Et la question attend réponse dans la mesure où les dispositifs Ansej et Cnac possèdent leurs propres mécanismes de garantie de crédits d'investissements.

On peut croire que les banques publiques ne font pas trop confiance au fonds en question et essayent ainsi de l'éviter avec comme prétexte qu'il met trop de temps àprendre en charge le défaut de remboursement de certains bénéficiaires de crédit. Et les établissements financiers ne peuvent tolérer trop longtemps ces lenteurs.

«Pourtant, les banques impliquées dans le dispositif essayent de ne pas être trop exigeantes», nous a indiqué un cadre de la Banque algérienne de développement rural (BADR) que nous avons joint par téléphone.

«Sans la mise en place du fonds de garantie réservé aux promoteurs de projets, rares seraient ceux qui pourraient répondre aux conditions de crédits de financement de leurs projets respectifs, c'est pourquoi les pouvoirs publics ont pensé à sa création», ajoutera notre interlocuteur.

Dans le même ordre d'idées, un participant à la conférence-débat au centre d'El Moudjahid, ancien cadre dans une banque publique, dira : «Quand bien même la formule micro-entreprise disposerait d'un mécanisme de garantie des crédits, cela reste insuffisant dans la mesure où les établissements financiers ont affaire à une catégorie de postulants aux crédits très jeunes sans qualifications pour la plupart et donc le risque de voir leurs projets ne pas perdurer dans le temps devient majeur. Et par voie de conséquence, le fonds pourrait ne pas assurer son rôle tant les cas de non-remboursement seraient nombreux.»

Cet intervenant a aussi appelé les responsables de la Cnac et de l'Ansej présents à revoir un peu les mécanismes du nouveau dispositif puisque «malgré les correctifs apportés, il reste encore quelques points sur lesquels il faudra se pencher dans le but de rendre, d'une part, plus accessible le microcrédit et, d'autre part, le traitement des dossiers plus rapide», dira-t-il.
 
D'autant plus que cela devient une urgence si l'on se réfère au taux de chômage dans la tranche d'âge des 16-30 ans qui atteint, selon le Fonds monétaire international, les 20%.

Un pourcentage considéré par cette institution comme alarmant. Le dispositif microentreprise une fois plus développé pourrait réduire ce taux. Vu notre croissance démographique, un tel dispositif doit être encore plus soutenu si l'on ne veut pas se retrouver avec un taux de chômage plus important que celui mentionné ci-dessus.
Ziad Abdelhadi La Tribune

10/12/2010

250 000 jeunes en quête d’emploi à Oran

LEUR NOMBRE SERAIT QUATRE FOIS SUPÉRIEUR AU TAUX OFFICIEL

Avec l’apport de 6 laboratoires, 250 chercheurs universitaires et la présence de plus de 700 ha de technopôles, la wilaya d’Oran pourrait développer une stratégie économique basée sur une coopération accrue entre les jeunes investisseurs, l’université et les organismes de soutien à l’emploi. Officiellement, un nombre de 60 000 jeunes chômeurs a été enregistré dans la wilaya d’Oran (cumul 2009-2010), alors que les statistiques officieuses font état de quelque 250 000 jeunes sans travail, selon le représentant d’une association sociale. “Le chiffre que nous avançons est en deçà de la réalité du terrain, si l’on tient compte des milliers de jeunes chômeurs essaimés à travers les communes déshéritées et les zones semi-rurales”, indique notre interlocuteur. Vaille que vaille, on laissera entendre que les portes de l’emploi sont grandes ouvertes dans une wilaya qui compte plus de deux millions d’habitants. Pour prendre le train de la compétitivité de l’économie oranaise et son adaptation aux activités des PME/PMI, les responsables doivent renforcer les axes de développement en ayant recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), indique-t-on. En 2009, les services de l’Agence nationale de l’emploi (Anem) ont comptabilisé 79 686 demandes d’emploi qui se sont soldées par 7 559 placements. C’est peu par rapport à une batterie de mesures visant à assouplir les conditions d’obtention des micro-crédits. Pour les responsables de l’Ansej, 3 847 emplois ont été créés sur 1 233 dossiers déposés. Sur ce plan, il a été délivré 800 attestations d’éligibilité et de confirmation avec, au final, la création de 2 543 postes de travail. “Les financements triangulaires ont constitué 723 opérations d’investissement, 38 financements mixtes pour un total de plus de 238 milliards de centimes en 2009”, affirme-t-on. Parmi les problèmes liés aux lenteurs administratives, il est important de citer le parcours du combattant du jeune chômeur en quête de débouchés. Les tracasseries tatillonnes de l’administration et la réticence des banquiers qui ne jouent pas franc jeu découragent les jeunes investisseurs porteurs de projets. Cet état de fait est notamment expliqué par l’absence de confortement des pôles de recherche universitaire. La mise en place de parcs technologiques et d’incubateurs (ou pépinières) innovants constitue la pierre angulaire des microentreprises. Considérée comme un pôle économique régional important, la wilaya d’Oran compte plus de 17 000 PME, soit 1 PME pour 70 habitants et 11 200 microentreprises, dont 47% tournent avec moins de 10 employés. Dans un autre ordre de préoccupation, la commission de sélection et de validation (CSV) qui regroupe cinq banques et quatre Chambres (pêche, agriculture…), ainsi que la Caisse nationale d’assurance-chômage (Cnac), compte désormais se réunir deux fois par mois au lieu d’une séance mensuelle, apprend-on par ailleurs. Cette mesure vise à atténuer les conditions de faisabilité des dossiers déposés par les jeunes chômeurs en quête de débouchés. Une moyenne de 60 à 100 dossiers sont traités tous les mois par cette commission de facilitation. Outre la levée des contraintes bancaires et la réduction de l’inscription des demandeurs (Anem) à seulement un mois, l’accès aux documents est ainsi allégé. L’introduction de ces mesures d’assouplissement a été bien accueillie par les jeunes créateurs de microentreprises, souligne-t-on. Un constat chiffré renseigne sur le nombre de demandes examinées par la CSV qui a eu à traiter 2 245 dossiers déposés, dont 1 760 ont été certifiés éligibles. Une enveloppe budgétaire de l’ordre de 104 milliards de centimes a été dégagée par les cinq banques participantes. Une prévalence est relevée chez les jeunes ayant opté pour le secteur des services (37%), suivie par les entreprises industrielles (22%) et les transports (20%). Dans un autre contexte, la Chambre de l’artisanat et des métiers, en collaboration avec le Bureau international du travail, la GTZ (Allemagne), offre un espace au profit des entrepreneurs qui pourront se constituer en Nucleus (groupe non formel d’entreprises). Cette initiative prévoit dans ses projets l’appui, l’information, la formation ainsi que les aides dans les domaines d’intérêt commun. Un fonds de promotion de l’artisanat traditionnel a été créé au ministère de tutelle pour apporter aide et assistance financières aux projets susceptibles de promouvoir l’artisanat et les métiers y afférents. En 2009, la wilaya d’Oran a enregistré quelque 1 500 PME qui ont été créées dans le cadre des nouvelles mesures d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi au profit des jeunes chômeurs porteurs de projet de microentreprise.
liberté du 09/12/2010

06/12/2010

Cevital envisage de lancer un fonds d’investissement pour les jeunes

Le patron du groupe Cevital envisage de lancer un fonds d’investissements destiné aux jeunes et doté de 30 millions de dollars. «Mais, c’est un fonds que nous envisageons de porter à au moins 100 millions de dollars », a déclaré Issad Rebrab, en marge de la première conférence sur l'entreprenariat Maghreb-USA qui s’est tenue du 1er au 3 décembre à Alger. Il a annoncé que le fonds sera confié à une expertise nationale et internationale. « Il faut mettre à contribution des spécialistes qui ont déjà géré des fonds d’investissement. Des experts que nous comptons rémunérer en fonction des résultats. Le projet est réalisable. Nous allons faire le nécessaire auprès des pouvoirs publics pour avoir l’autorisation. Une fois fait, il ne sera pas difficile de trouver l’expertise aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne. Des algériens qui travaillent dans ces places financières seront prêts à gérer ce fonds », a-t-il indiqué.


Selon lui, beaucoup de jeunes algériens veulent lancer des projets dans le secteur industriel. « Ils ont besoin d’un accompagnement. Nous avons donc décidé de prendre l’initiative de créer avec d’autres partenaires ce fonds. Les financements seront faits au fur et à mesure que les projets seront identifiés », a-t-il dit, indiquant que d’autres opérateurs, publics ou privés, sont invités à rejoindre ce projet.
tsa 04/12/2010

30/11/2010

Et si wikileaks était orchestré par les Américains


Posons nous une question dans cette épisode wikileaks qui semble bousculer tout le monde diplomatique.
Avec quel regard, les arabes, devront-ils apréhender l'épisode wikileaks?

Hormis les petits adjectifs transparaissant ça et là au sujet de certains chefs d'Etats Européens, on se rend compte que le vrai message, que devrait retenir tout remplisseur de bouteille que nous sommes, est que c'est "l'Arabie Saoudite qui pousse les USA" à "couper la tête du serpent Iranien", que "l'Iran avait acquis 19 missiles à tête nucléaire de... la Corée du Nord", capable d'atteindre n'importe quelle capitale Européenne et donc Tel Aviv, Riadh ou ... Tizi Ouzou.

En somme,Tout pour montrer que c'est "les States, messager de paix, qui résonnent les arabes" et "c'est ceux-là même" (ndlr les arabes) qui "font le tout pour embraser la région".

Un scénario digne d'un spielberg au sommet de sa frénésie fictive.

Dans la réalité des choses, à ce jour, les States, n'ont pas encore mis la main sur les armes nucléaires Irakiennes tant promise par l'administration Bush. Ils n'ont pas, non plus, pu mettre la main sur Oussama Ben laden.

Deux raisons, valables à nos yeux de gnoux, pour que les USA restent en Irak et en Afghanistan.

L'épisode wikileaks n'est qu'un prélude à la préparation des "gentils U.S.A" à l'attaque du "méchant iranien" sous pretexte que "c'est les arabes qui y ont insisté".

Sinon, ... comment expliquer qu'un jeunot de ...23 berges, puisse faire sortir du bunker américain, une bibliothèque de documents ultra-secrets?

Et surtout,

Comment expliquer, la vidéo conférence du fondateur de wikileaks qui semble, selon certaines sources, se cacher en ... Jordanie (???)

Maman c'est quoi le prochain  11 ?
Décembre?
Maman, j'ai peur!!!

29/11/2010

Bientôt de nouvelles révélations de Wikileaks sur l'Algérie!!!


Après, la mise en ligne de quelques 250.000 télégrammes diplomatiques américains échangés entre le département d'Etat à Washington et ses ambassades durant la période 2004-2010, voilà que le site Wikileaks promet des révélations de la diplomatie américaine sur l'Algérie.
C'est, néanmoins, ce qu'a indiqué  le quotidien El Khabar dans son édition du 28/11/2010. Il poursuit, au travers de son entretien avec le Directeur du site à scandale, que l'Algérie retrouvera (dans les memos de l'ambassade Américaine en Algerie) les noms de hauts responsables américains qui détiennent des actions et des prises de participation dans des investissements US en Algérie ».

25/11/2010

Il séjournera du 29 novembre au 3 décembre


Le secrétaire adjoint américain à l’Economie, à l’Energie et aux Affaires commerciales, Jose W. Fernandez, se rendra à Alger du 29 novembre au 3 décembre, pour prendre part à la conférence sur l’entreprenariat Etats-Unis-Maghreb qui se tiendra les 1er et 2 décembre, a annoncé hier le département d’Etat. M. Fernandez sera le représentant du gouvernement des Etats-Unis lors de la conférence d’Alger où il abordera les opportunités de partenariat entre les Etats-Unis et l’Afrique du Nord pour l’expansion économique ainsi que le suivi des initiatives, selon la même source.

La conférence d’Alger, «qui réunira des chefs d’entreprise, des jeunes et des entrepreneurs d’Afrique du Nord, ainsi que la diaspora nord-africaine des Etats-Unis, prévoit des discussions sur des questions-clés et des défis pour faire progresser l’esprit d’entreprise, améliorer l’accès aux financements, promouvoir les PME, catalyser l’entrepreneuriat des jeunes, promouvoir les initiatives transfrontalières de partenariat d’affaires, réseauter les affaires transatlantiques, développer la culture d’innovation et d’incubation de la technologie, et explorer les occasions d’affaires dans les industries créatives», précise le département d’Etat. Il est à rappeler que la conférence d’Alger assure le suivi du sommet présidentiel sur l’entrepreneuriat organisé par le président Barack Obama en avril dernier à Washington. Après son séjour de cinq jours à Alger, le secrétaire adjoint américain se rendra également en Tunisie (3 et 4 décembre), en Libye (4 au 6 décembre) et au Maroc (6 et 7 décembre).
APS 25/11/2010

24/11/2010

suspension des investissements privés au sein des ports de pêche Algériens


Le ministre des Transports vient de prendre la décision de suspendre les investissements privés au sein des ports de pêche. Une mesure prise à l’issue d’une réunion tenue au niveau de son département et qui est en contradiction avec la décision d’Ouyahia datant de 2003, autorisant le privé à investir au niveau des ports de pêche.

La réunion qui s’est tenue lundi au siège du ministère des Transports a débouché sur la suspension de tout investissement dans les ports de pêche. Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Rien n’a encore filtré sur les motivations de Amar Tou mais ce qui est certain, c’est que le ministre des Transports contredit par cette mesure la décision prise par Ouyahia et entérinée en 2003 par le CPE portant ouverture des investissements aux opérateurs privés. Ladite décision avait été suivie par la création de l’Entreprise de gestion des ports de pêche (EGPP). Pas moins de 3 000 emplois avaient été créés et un investissement d’un montant de 3 milliards de dinars avait été consenti. Que reprocherait donc Tou aux opérateurs privés ? En 2003, ils avaient pourtant été sollicités par le biais de la Société des gestions de participation des ports (Sogeports), via un appel à manifestation d'intérêt national et international, pour des investissements au niveau des 31 ports de pêche relevant de leur compétence. Les entreprises privées intéressées étaient, conformément à l’avis d’appel d’offres, autorisées à investir selon un schéma comprenant trois catégories de projet. Les projets de la catégorie A portent sur des investissements dans des ateliers de construction et de réparation navale. Ceux de la catégorie B concernent, quant à eux, les halles à marée. Pour ce qui est de la dernière catégorie, elle comprend les projets de réalisation de fabriques de glace, d'entrepôts frigorifiques, de comptoirs de vente de matériel de pêche et de pièces de rechange et des foyers de pêcheurs. Les investisseurs privés étaient définis par l’avis d’appel d’offres comme étant des «personnes physiques ou morales nationales ou étrangères en mesure d'investir individuellement ou en groupement dans le domaine d'activités susvisées disposant des qualités et des capacités professionnelles requises». Les investisseurs étrangers étaient également concernés par l’ouverture de ces créneaux à condition de se conformer à l’instruction d’Ouyahia imposant une répartition du capital dans tout projet d'investissement où l'actionnariat national doit être majoritaire. Les investisseurs étrangers intéressés étaient donc tenus de s'associer avec une ou plusieurs entreprises algériennes à condition que la majorité du capital soit obligatoirement détenue par la partie algérienne. Amar Tou vient de balayer d’un revers de la main la décision d’Ouyahia.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - 24/11/2010


21/11/2010

L’industrie agroalimentaire : entre dynamisme et minceur

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’ONS


Près de 21% des patrons ont éprouvé des difficultés à recruter des cadres et des agents de maîtrise et 28% jugent le niveau de qualification du personnel «insuffisant».
L’activité de l’industrie agroalimentaire (IAA) a poursuivi sa progression au cours du 2e trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent, selon une enquête d’opinion réalisée par l’Office national des statistiques (ONS) auprès des chefs d’entreprises. L’enquête, citée par l’APS, révèle que les capacités de production sont utilisées à plus de 75% par 62% des entreprises de cette filière à forte valeur ajoutée et l’une des plus dynamiques de l’industrie nationale.

Le degré de satisfaction des commandes en matières premières reste égal aux besoins exprimés, selon 80% des chefs d’entreprises questionnés dans le cadre de cette enquête réalisée sur le type et le rythme de l’activité.
Selon l’ONS, plus de 28% du potentiel de production ont enregistré des ruptures de stocks, induisant des arrêts de travail de plus de 30 jours pour plus de 44% des entreprises touchées par l’enquête. La demande en produits fabriqués a poursuivi son augmentation malgré la hausse des prix de vente enregistrée durant le deuxième trimestre de l’année en cours. Par ailleurs, près de 89% des patrons d’entreprises ont déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues ; 75% affirment que des stocks de produits subsistent.

Cette situation est jugée «anormale» par plus de 39% des concernés. L’état de la trésorerie des entreprises au cours de ce trimestre est jugé «mauvais» par près de 14% des chefs d’entreprises, en raison essentiellement de l’allongement des délais de recouvrement et des charges trop élevées. Ainsi, 25% des concernés ont recouru à des crédits bancaires et 11% «ont eu des difficultés à les contracter», selon l’enquête de l’ONS.
Avec l’installation de nouvelles capacités de production et la hausse du volume des commandes, l’effectif des entreprises continue à croître. Par contre, près de 21% des patrons ont éprouvé des difficultés à recruter des cadres et des agents de maîtrise et 28% jugent le niveau de qualification du personnel «insuffisant».

L’enquête précise, en outre, que 75% des chefs d’entreprises ont procédé à l’extension de leurs équipements et 36% déclarent pouvoir produire davantage avec un renouvellement des équipements et sans embauche supplémentaire de personnel.
Pour les mois prochains, les chefs des entreprises industrielles de l’agroalimentaire prévoient une hausse de la production, de la demande, des prix de vente ainsi que des effectifs. Par contre, ils prévoient une «mauvaise» perspective de la trésorerie.

Zhor Hadjam el watan du 21/11/2010

Des entreprises privées s’impliquent dans l'assistance des malades

De Tizi Ouzou

Le créneau est nouveau dans la wilaya de Tizi Ouzou et est de plus en plus en vogue. L’activité gagne du terrain non seulement au niveau du chef-lieu de wilaya, mais s’étend au-delà, dans certaines localités, telles qu’Azazga et les Ouadhias.

Des entreprises privées qui s’investissent et se spécialisent dans l’évacuation des malades à domicile, une assistance qui, dans le temps, faisait défaut, notamment dans les zones montagneuses. Un service de proximité mais à quel prix ? À l’entrée du CHU de Tizi Ouzou, on remarquera ces véhicules qui ont l’allure d’ambulance, stationnés à l’entrée de l’établissement hospitalier.
Certaines entreprises ont été créées dans le cadre d’aide à l’emploi des jeunes (Ansej, Angem…), c’est dire qu’avec les dispositifs de l’État entrant dans le cadre du soutien à l’emploi, nos jeunes sont appelés à faire preuve d’imagination en se focalisant sur des créneaux nouveaux et utiles à même de faire aboutir leurs projets auxquels ils doivent assurer un épanouissement étalé dans le temps.
Dans les artères de la ville de Tizi Ouzou, des entreprises d’assistance malades, ce n’est pas ce qui manque. Le marché est réglementaire et soumis, selon nos informations, à l’arrêté n°39 du 15 septembre 1998 du ministère de la Santé et de la Population. En plus des affiches placardées un peu partout sur les murs, les véhicules de service, dans un état neuf pour la plupart, sont en plus bien embellis. L’image marketing est bien soignée.
De différentes catégories, les ambulances utilisées répondent à un caractère bien spécifique. De catégorie A, celles-ci nécessitent un praticien spécialiste et un infirmier. Les ambulances de catégorie B nécessitent la présence d’un infirmier et d’un titulaire d’un certificat de capacité d’ambulancier.
Pour les véhicules sanitaires légers de type C, la loi prévoit la présence d’un aide-soignant et d’un ambulancier. Si la Sécurité sociale, Cnas rembourse aux malades affiliés à cet organisme, tels que les dialysés, la somme de 12 DA le kilomètre pour les distances allant de 1 à 100 km et de 9 DA au-delà des 100 km, les autres malades, ceux qui ne sont pas pris en charge par ce service, sont obligés d’assumer ces frais puisque les tarifs ne sont pas fixés par la loi. Ils restent exercés à la “course” par ces entreprises et sont, le moins que l’on puisse dire, exorbitants.
Contactée, une entreprise d’assistance malades, basée dans la ville de Tizi Ouzou, nous propose le déplacement d’un dialysé, depuis la ville de Aïn El-Hammam jusqu’au CHU du chef-lieu de wilaya (50 km) pour une somme nette de 5 500 DA, infirmier non compris. Les services de ce dernier doivent, eux, débourser encore 1 700 DA.
Au total, le montant s’élève donc à 7 200 DA, soit moins de 1% de ce qui est remboursé par l’État. Pour les dialysés, cette entreprise nous propose de faire une lettre recommandée pour un éventuel remboursement au niveau de la Sécurité sociale. Une guerre commerciale à l’ombre d’une ambulance. La demande est souvent faite par les dialysés, dira un médecin au CHU de Tizi Ouzou, questionné à ce sujet. “Aucune loi ne dicte les règles, comme d’ailleurs les tarifs pratiqués par certains spécialistes concernant les soins médicaux. Ceux-ci sont négociés sur le dos du malade.” Pour notre interlocuteur, dans le domaine de la santé, les prix ne sont pas à l’abri des spéculations.
liberté du 21/11/2010

À quoi pensent les Algériens ?


Le mensuel Afrique Magazine (AM) a été interdit de vente en Algérie. Les autorités algériennes ont empêché la distribution du n° 302 d’AM daté du mois de novembre et dans lequel figurait une enquête intitulée : « À quoi pensent les Algériens ? ». C’est la deuxième fois qu’Afrique Magazine, édité à Paris, est interdit de vente en Algérie en l’espace de 20 mois.

et pour cause... un article intitulé "À quoi pensent les Algériens ?"

"Vive l’espoir, le mariage, le « business », la harga et le reste. Ici, tout est possible et impossible à la fois, contradictoire et compliqué, prometteur et désespérant...

Une société divisée entre le souci de préserver ses traditions et un désir de modernité. Un pouvoir en pleine transition, partagé entre la volonté d’« ouvrir » et l’irrésistible tentation de « tout fermer ». Une jeunesse déchirée entre l’envie de partir vers une Europe plus tendre et celle de construire quelque chose « pour son pays ». Oui, l’Algérie est un pays schizophrène ! Le plus grand pays du Maghreb essaie d’avancer en même temps qu’il freine. Ses décideurs sont plus que jamais confrontés à l’échec de la génération de 1962 dans la construction de ce qui aurait dû être une grande nation, au bilan mitigé de plus de vingt ans de socialisme et à la gestion contestée d’un libéralisme confus. Et le problème de la succession du président Bouteflika n’éclaircit pas l’horizon
..."

Pourquoi ils ont fui l'Algérie?


Qu’est ce qui a poussé ces jeunes gens à fuir l’Algérie ? Pourquoi ces jeunes hommes et ces jeunes filles, pétris de talents, qui voyagent en Europe, en Afrique, au Moyen Orient et qui se font applaudir à tout rompre à chacune de leur apparition, tiennent-ils tellement à refaire leurs vies dans un autre pays quitte à vivre dans l’illégalité, dans la clandestinité, dans la précarité ?

«Partir est le rêve de toute une génération, explique Samir. En Algérie, il n’y a pas d’avenir. Quand on finit notre travail, on regagne notre chambre. Quand on sort de la chambre, c’est pour aller au travail. Il n’y a pas de loisirs, pas de distractions. Il n’y a pas d’avenir tout court…» Samir soutient que certains danseurs sont logés dans des chambres insalubres à Bordj El Kiffan, que la nourriture est infecte, que les conditions de travail sont indignes d’une troupe qui représente l’Algérie aux quatre coins de la Planète.

Un responsable du ballet national qui parle à DNA sous couvert de l’anonymat n’arrive pas à comprendre que ces « nantis » puissent se plaindre de leurs conditions de travail et de vie. « Ils sont chanceux ces jeunes. Ils sont pris en charge, voyagent et logent dans des hôtels 5 étoiles. Que veulent-ils de plus ? », s’interroge-t-il.

Ce n’est certainement pas les voyages, les hôtels cinq étoiles, petit luxe éphémère, qui intéressent ces jeunes. Hafid, 23 ans, originaire d’Alger : « Les frais de mission ? Ils nous donnent 50 dollars par jour, de plus versés toujours en retard. C'est-à-dire à notre retour en Algérie. Depuis que nous sommes venus au Canada, ils nous ont empoisonné avec de la pizza. »

Marié depuis l’été 2010, Hafid dit qu’il n’en peut plus. « Je touche un salaire de 12 000 dinars. Comment faire vivre ma famille avec un salaire de misère ? Comment prétendre à une vie décente quand on touche moins que le Smic (en Algérie le smic est de 15000 dinars, NDLR) ? De plus, au Ballet, la directrice est connue pour être une femme dure, cassante…Je suis jeune, j’ai envie de m’éclater, de me distraire, de m’épanouir au travail et en dehors. Ce n’est pas en Algérie que je pourrais réaliser mes rêves…»

Tarik, 29 ans, n’en dit pas moins. Marié, père d’une fillette de deux ans, lui a décidé de laisser sa famille en Algérie. Sa femme, mise au courant de son projet, lui a accordé sa bénédiction. « J’en ai marre, dit Tarik. Marre d’être logé chez mes parents, marre de demander encore, à 29 ans, à mon père de m’aider pour boucler les fins de mois. Je sais que c’est une aventure périlleuse, je sais que je risque de tout perdre en cas d’échec, mais je sais aussi que si je réussissais ici, je pourrais prétendre à une vie mille fois mieux que celle que j’ai laissée en Algérie. Je vais travailler comme un diable, m’occuper de ma famille à partir du Canada en attendant de trouver la solution pour la rapatrier. »

Partir coûte que coûte, dit de son côté Nassima, danseuse au Ballet. « Je ne supporte plus la misère, affirme cette belle femme de 23 ans. Je ne peux plus de la hogra subie quotidiennement. » Alors, elle prend la clé des champs. Dans la famille de Nassima, il y a déjà deux « harragas ». Les deux frères de cette jeune fille qui habite une cité populaire de la capitale, ont embarqué, il y a quelques années, à bord d’un bateau de fortune à partir des côtes de Mostaganem pour rejoindre l’Espagne. Depuis, ils ont réussi à obtenir leurs papiers. Alors pourquoi pas Nassima? Lorsque cette dernière informe ses parents de son projet, ceux-ci n'hésitent pas à l’encourager dans son entreprise. Aujourd’hui, ils sont ravis que leur fille ait mis pied au Canada.

« Nous sommes fiers d’elle, dit son frère, le seul qui n’a pas encore décidé de quitter le pays. Les gens de la cité la regardaient d’un mauvais œil. Certains la considéraient comme une dévergondée simplement parce qu’elle pratique la danse. Maintenant, elle est bien là où elle se trouve. Un de nos anciens voisins a accepté de la prendre en charge à Montréal en attendant qu’elle vole de ses propres ailes. »

Dix jours après avoir foulé le sol canadien, Nassima affirme qu'elle a déjà tourné la page : « C’est au Canada que je referais ma vie. Adieu l’Algérie. »

* Pour préserver l'anonymat des danseurs, les prénoms ont été changés. (Photo : Six danseurs, parmi le groupe de neuf, qui ont décidé de rester au Canada)

06/11/2010

Etre un humain, l'instant d'une mélodie! Act II

Grâce à Internet, des gens de differents pays, de differents continents, ont oublié, l'instant d'une partition, leurs differences: Ils ont joué un morceau musiclal, alors que tout les différenciaient sauf leurs croyance en l'existance dans chacun d'eux d'un.... coeur ouvert à l'échange... alors jouons pour le changement des ....mentalités. De l'hypocrisie


31/10/2010

Benbitour : «Le modèle de développement actuel nous mènera vers plus d’appauvrissement»


Conférence-débat sur la pauvreté à l’initiative d’Amnesty International Algérie

La conférence-débat animée hier par le Dr Ahmed Benbitour au siège de l’association algérienne d’Amnesty International, sous le thème «La pauvreté n’est pas une fatalité», a vite tourné au procès contre le modèle de développement adopté en Algérie.

Le constat de l’ancien chef de gouvernement est sans appel. «Le modèle de développement que nous sommes en train de construire va nous mener, malheureusement, à plus d’appauvrissement», a-t-il affirmé après avoir cité les éléments et les chiffres qui lui ont permis d’arriver à un constat aussi accablant. D’abord, l’environnement mondial.

Celui-ci est caractérisé, parallèlement à la globalisation économique applaudie par un discours officiel mielleux, par une «globalisation de la pauvreté», a relevé le conférencier chiffres à l’appui. Benbitour a relevé le non-respect par les pays riches, «hormis les pays nordiques», a-t-il précisé, des engagements qu’ils ont pris dans le cadre de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Pis, il a noté une certaine iniquité, voire une perfidie dans la répartition des aides au développement dégagées par ces Etats, dont «l’essentiel de celles-ci est octroyé à quatre pays, à savoir l’Irak, l’Afghanistan, L’Egypte et Israël».

Abordant le cas de l’Algérie, M. Benbitour a répété sa célèbre formule selon laquelle notre pays «est un exportateur de richesses et un importateur de pauvreté», regrettant le fait que «l’Algérie souffre de la malédiction de ses ressources». Benbitour explique son pessimisme actuel. L’Algérie «utilise abusivement ses ressources non renouvelables», et les revenus ne sont pas destinés aux investissements créateurs de richesses. Le pays n’accorde pas non plus l’importance qui sied à l’agriculture, a-t-il ajouté. «Au lieu d’exploiter le sol, on abuse du sous-sol pour se nourrir des revenus de ressources non renouvelables», a dit, un zeste ironique, l’ancien chef de gouvernement. Pas seulement, «les phénomènes des harraga, de l’émigration régulière et de la fuite des compétences» sont également considérés comme «une exportation de la richesse» et un «appauvrissement sérieux du pays».

Le conférencier s’est ensuite penché sur l’état des quatre dimensions de la pauvreté dans notre pays, à savoir les manques de revenus, de capacités (accès à la santé, l’administration et l’école), de sécurité (face aux violences et aux chocs économiques) et du manque de voix (capacités de la société à se faire entendre par ses gouvernants). Pour M. Benbitour, la majorité écrasante des Algériens n’est pas à l’abri de ces manques. Et les mesures prises récemment par le gouvernement en faveur de protection de l’économie nationale ne sont, à ses yeux, que de la poudre aux yeux. Pour concrétiser cet objectif, «la priorité nationale est la mise en place d’institutions crédibles.

Pour cela, il faut une alliance stratégique entre le gouvernement et le privé national. Or, actuellement, hormis l’attribution – selon des méthodes douteuses, du reste – des marchés publics aux entreprises nationales, il n’y a rien de concret dans ce domaine», a-t-il dit en substance. De ce fait, «les dangers qui nous guettent aujourd’hui sont un mélange détonnant de pauvreté et de corruption généralisée», a récapitulé celui qui se positionne déjà comme candidat à la prochaine élection présidentielle de 2014. En résumé, «la refondation du système de gouvernance est la seule clé pour la résolution de toutes les dimensions de la crise».
H. Mouhou jeune-independant du 31/10/2010













29/10/2010

Un autre scandale vient secouer le monde de l'emploi en Algérie:


Une enquête aurait été ordonné par le nouveau Wali de Ouargla à l'encontre des cadres de l'ALEM, suite à la grève de la faim de vingt chômeurs de la localité devant le siège de la wilaya.

Les représentants des grévistes, reçus par le chef de cabinet de la wilaya, se sont vus proposés des postes d'emploi qu'ils ont du refusé pour faire valoir leurs volontés de combattre les inégalités de recrutements qui règnent au siège de l'Agence Locale de l'Emploi (ALEM).

Un des repésentants des grévistes, justifie cette attitude par le fait que la grève de la faim qu'ils ont provoqué n'avait pas pour objectif de trouver un emploi mais pour dénoncer les attitudes déscrimionatoires pratiquées à l'encontre de la population locale et bien sûr de la "tchippa". 

Ainsi et selon l'intervenant, de faux numéros d’affiliation sont octroyés à des gens qui travaillent sans s’inscrire à l’ALEM.
Il ajoute que des postes sont offerts par les multinationales aux responsables de l’ALEM en contrepartie de la signature des permis de travail à des expatriés.

Les postes fortement rémunérés proposés par les grosses boîtes étrangères  ainsi que ceux des grandes filiales de Sonatrach, sont dispatchés selon des critères qui échappent au contrôle des autorités locales.

Ainsi, des passe-droits pour les enfants des gens «haut placés» sont monnaies courantes. Pour eux, ajoute l'intervenant, leur quota est garanti. Viennent ensuite les catégories réservées aux responsables locaux, aux élus et à certains nantis qui paient des pots-de-vin pour faire passer leurs candidats.

A chaque mouvement de revendication, l’ALEM sort des rapports comportant des numéros de cartes de main-d’œuvre, celles des chômeurs locaux, pour prouver aux politiques que ces même chômeurs refusent de travailler alors que sur le terrain, les demandeurs d'emploi sont orientés vers des entreprises où tout est fait pour leurs refuser le travail. L'intervenant ira jusqu'à dénoncer l'existance de réseaux de sous-traitance de la main d'oeuvre proposant des postes d'emploi à 15 000 DA de salaire quand l’employeur en offre dix fois plus.

A cet effet, le Wali aurait ordonné l'ouverture d'une enquête administrative.
wait and see.

Rappelons que la wilaya de Ouargla, compterait quelque 10.000 chômeurs alors que, 40.000 postes d'emploi sont proposés chaque année.

D'un point de vue législatif, il faut savoir que la loi sur le travail en Algérie, oblige les entreprises qu'elles soient nationales, internationales, privées ou Etatiques, de passer par les services de l'ANEM au niveau locale pour procéder à toute opération de recrutement.
De même tout demandeur d'emploi est assujetti, depuis la promulgation de la fameuse loi, de passer par ladite agence ou par des agences privées de recrutements agrées par le Ministère du Travail, afin de postuler.
.

26/10/2010

Forte hausse des exportations algériennes de peaux animales en 2010


ALGER- Les exportations algériennes de peaux animales ont fortement augmenté entre janvier et septembre 2010, passant à plus de 3.400 tonnes, contre seulement 56 tonnes à la même période de 2009, selon un rapport du ministère de l'Agriculture et du Développement rural dont une copie a été obtenue par l'APS.
[Aps 25/10/10]

L’Algérie, comme à la télévision


Le ministre du Commerce trouve que le niveau national d’inflation est “acceptable”. Qu’est-ce qu’un taux d’inflation “acceptable” ? Celui qui vient de doubler, passant de 3% en 2006 à 5,4 actuellement ? À quel niveau deviendra-t-il alors “inacceptable” ?



C’est comme si le ministre ne parlait pas du même taux d’inflation que celui qui pèse sur le budget des ménages qui fait que la pomme passe subitement de 25 à 70 DA le kilogramme ou de celui, officiel, précis mais désincarné, de 5,40%.


En matière de produits de large consommation, les prix avant l’inflation constituent déjà un handicap à tout espoir de vie décente pour l’écrasante majorité de ceux qui vivent et font vivre leur famille du seul fruit de leur labeur. Un Smig, c’est quinze kilos de viande par mois ; l’élément le moins cher, la pomme de terre est à plus de 70 DA.


Il n’est pas certain que les chefs de famille “acceptent”, avec la même aisance que le ministre, le niveau de vie auquel les contraint le marché national.


On peut d’ailleurs se demander si un taux d’inflation qui gravite autour de 5% peut rendre compte d’une réalité où les tarifs passent allègrement du simple au double. Et pas seulement dans le marché de l’alimentaire ; les dernières augmentations des tarifs de transport urbain dans la capitale illustrent ces excès qu’on observe dans les variations tarifaires.


Rien ne vaut un tour au marché pour constater qu’un smicard ne peut acheter que soixante kilos de raisin… de Mostaganem ! Si les produits de bourse, comme “l’huile et le sucre”, ont relativement augmenté, c’est surtout les produits de l’agriculture locale — qu’on dit en surproductivité — qui sont en nette élévation.


On use des statistiques, faites pour maîtriser l’évolution de la situation socioéconomique, comme d’un instrument de brouillage de cette réalité. Il en va de même pour la plupart des indices sociaux, comme le taux de chômage de 10% qui intègre — on se demande comment on a fait pour les recenser — les emplois non déclarés ou les données sur l’exécution du programme de logements qui incorporent, y compris les modestes “aides” au logement rural comme autant d’unités réalisées.


En nous comparant à des pays méditerranéens, dont certains connaissent une inflation minime (2,1 en Espagne, 1,6 en Italie) et au pays du Golfe à économie rentière parfaite, Benbada prend des contre-exemples pour des arguments. Nos dirigeants ignorent-ils aussi bien notre propre contexte que la nature et la réalité du monde qui nous entoure ?


Ces indicateurs sociaux améliorés, destinés à alimenter le discours d’autosatisfaction, ne peuvent pas compenser la difficile réalité endurée par le citoyen commun. Les décideurs finissent par prendre leur tableau de bord fictif pour l’état réel de la nation. C’est pour cela que leurs discours parlent d’une Algérie virtuelle, où la paix et la sécurité règnent, l’emploi bat son plein, le métro et le tramway arrivent, les logements se construisent par million.


Un Ramadhan, un boucher à qui une cliente demandait où l’on trouvait la viande fraîche importée et tarifée à 400 DA, eut cette réplique à son adresse : “À la télévision.”
M. H. liberté du 25/10/2010