27/02/2011

Emploi de jeunes, échec d’une politique

Seuls 3% des petites entreprises réussissent

«Les services tiennent la première place des activités pour lesquelles les jeunes promoteurs marquent un intérêt pour la création de leur micro-entreprise».

Au moment où le gouvernement annonce qu’il a fait et continue à faire de la politique de l’emploi son cheval de bataille, des chiffres provenant d’un responsable de l’un des dispositifs phares mis en place pour réduire le chômage, à savoir celui de l’Ansej, font ressortir que seuls 3% des entreprises créées dans ce cadre deviennent performantes. «Une récente étude a permis d’identifier environ 3% des micro-entreprises accompagnées par l’Ansej», a déclaré le directeur général de la Cnac et de l’Ansej par intérim, Ahmed Chawki Taleb, dans une interview publiée dans un blog économique. «Par entreprises performantes, nous considérons celles qui sont passées du stade de micro-entreprise à celui de PME», a-t-il expliqué. Sur le dispositif mis en place par l’Ansej, M. Taleb annonce que sur les 4 000 entreprises performantes répertoriées, trois d’entre elles emploient 400 agents chacune, dont deux activent dans les travaux forestiers, la troisième dans les activités de nettoyage et d’assainissement. Quant aux secteurs d’activité les plus sollicités, l’interviewé fait savoir que «les services tiennent la première place des activités pour lesquelles les jeunes promoteurs marquent un intérêt pour la création de leur micro-entreprise», expliquant que cette tendance remarquée même à l’échelle régionale et mondiale, est en parfaite corrélation avec le développement des villes.

Toutefois, le DG de l’Ansej a indiqué qu’«il y a un regain d’intérêt des jeunes pour les activités liées au bâtiment et travaux publics, qui s’explique, d’une part, par les aides financières supplémentaires accordées par l’État à la micro-entreprise exerçant dans ce secteur, et d’autre part, par l’ambitieux programme national de construction de logements, de routes et autres infrastructures de base, nécessitant d’importants moyens de réalisation. Ceci est de nature à favoriser l’orientation des jeunes promoteurs vers cette branche d’activité».

En 2010, 1% seulement des dossiers a été rejeté

Au sujet des difficultés que trouvent les candidats à faire aboutir leurs projets, M. Taleb a expliqué que la situation s’est nettement améliorée. «Dans un passé récent, les agences bancaires mettaient plusieurs mois à communiquer leur réponse souvent négative (près de 75% des dossiers étaient rejetés). En 2010, 1% seulement des dossiers ont été rejetés et seront réintroduits après reconfiguration des projets», a-t-il soutenu. Dans la lancée, le DG de la Cnac et de l’Ansej explique la procédure rendue, selon lui, plus souple : Après constitution du dossier, «les jeunes promoteurs sont aussitôt informés de l’agence bancaire auprès de laquelle l’accompagnateur de l’Ansej ou celui de la Cnac devra, en leur présence, déposer le dossier de financement. L’agence bancaire a ainsi deux mois pour traiter le dossier et notifier la décision de financement du projet». Depuis le lancement du dispositif Ansej en 1997, le nombre de projets financés à la fin de l’année 2010 s’élève à 140 503, générant

392 670 emplois directs, a communiqué M. Taleb. Cela, sans compter «les emplois indirects dont la création est impulsée par la croissance de la demande et donc de l’activité économique favorisée par la distribution des salaires aux travailleurs exerçant directement dans les micro-entreprises créées», a-t-il ajouté. Depuis son lancement jusqu’à l’année 2008, le dispositif a permis de créer

8 127 micro-entreprises en moyenne par an. Ce chiffre est passé à 20 848 en 2009 et 22 641 en 2010. Pour ce qui concerne la Cnac, le dispositif mis en place en 2004 a permis la création, jusqu’au 31 décembre 2010, de plus de 20 000 entreprises et quelque 50 000 emplois, selon le directeur général de la Cnac.
le jour d'Algérie 26/02/2011

386 milliards DA pour la mise à niveau des PME

 
Un montant de 386 milliards de dinars sera consacré par les pouvoirs publics à la mise à niveau des PME algériennes, à l’horizon 2014, afin de les rendre “compétitives sur le marché mondial”, a annoncé récemment à Ghardaïa le directeur général de la PME au ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Brahiti Amouri. S'exprimant lors d'une rencontre régionale d’information et de sensibilisation sur le programme de mise à niveau des PME, consacrée à huit wilayas du Sud (Ghardaïa, Illizi, Laghouat, Ouargla, Adrar, Tamanrasset, Tindouf et El-Bayadh), M. Brahiti a ajouté que l'opération touchera quelque 20 000 entreprises et permettra la prise en charge de l’investissement matériel et immatériel des entreprises éligibles à ce programme national. “Les défis majeurs pour les années à venir reposent sur la densification du tissu de PME performantes et pourvoyeuses d’emplois dans notre pays”, a précisé M. Brahiti en prévoyant, qu’à l’horizon 2014, “200 000 PME seront créées et généreront quelque 3 millions d'emplois”.
liberté du 27/02/2011

20/02/2011

Tipasa : plan de développement de proximité

Après moult tergiversations relatives à la mise en place de l’Entreprise du génie rural (EGR), la direction des forêts de la wilaya de Tipasa vient de confier son programme de l’année passée (2010, ndlr) à l’Entreprise nationale de génie rural.

Une enveloppe financière d’un montant de 200 millions de dinars aura été affectée pour concrétiser ce plan de proximité de développement rural intégré (PPDRI). Il s’agit d’une plantation fruitière d’une superficie de 1171 ha, dont une partie (60%) sera consacrée à la plantation de l’olivier, d’une part, et d’autre part, à l’affectation de 1200 chèvres et 8000 ruches aux familles rurales. Le PPDRI concernera les communes rurales des daïras de Sidi Amar, Cherchell, Hadjout et Tipasa. La circonscription de Cherchell aura pour mission également de planter de l’olivier sur une surface de 100 ha. Quelque 250 dossiers de citoyens avaient été envoyés au secteur des forêts de la wilaya de Tipasa, dans le cadre du développement de l’apiculture.
Chaque dossier bénéficiera  d’1 ha (un) de forêt. «Toutes ces demandes seront satisfaites, et je peux d’ores et déjà m’engager sur 1500 autres», affirme le directeur des forêts de Tipasa aux jeunes chômeurs. L’administration des forêts compte créer à son tour des emplois, en encourageant le greffage des oliviers sauvages au profit des citoyens des communes ciblées et les riverains des espaces forestiers ; la création des petites distilleries de production des essences aromatiques et médicinales, en raison de la disponibilité des plantes dans les massifs forestiers et enfin le lancement des travaux forestiers par le biais des CFI (contrat de formation et d’insertion). Nombreux citoyens ruraux souhaitent la concrétisation de ces promesses.
La présence du chef de l’exécutif de la wilaya de Tipasa au niveau des zones rurales, lors de ses visites de travail, aura été une opportunité pour les dizaines de familles rurales de l’interpeller et d’exprimer ouvertement leurs mécontentements, en raison justement de nombreuses promesses non tenues.
el watan du 20/02/2011

Pour faire face aux déperditions et aux faillites

La CAM organise des formations en gestion d’entreprise à Oran

N’ayant aucune notion de la gestion de leurs activités et de leurs affaires, beaucoup de jeunes porteurs de projets échouent peu de temps après le lancement de leurs activités.

Un plan d’action portant sur l’organisation d’une série de formation, au profit des jeunes porteurs de projets, a été tracé par la Chambre de l’Artisanat et des Métiers (CAM) d’Oran pour l’année en cours. Le but est de faire face aux déperditions et aux faillites des entreprises nouvellement créées. N’ayant aucune notion de la gestion de leurs activités et de leurs affaires, beaucoup de jeunes porteurs de projets échouent peu de temps après le lancement de leurs activités. La fermeture de leurs ateliers devient alors une réalité et nombreux sont qui restent redevables de crédits auprès des banques. Ces formations sont censées donner aux jeunes artisans une formation de base sur les approvisionnements, la tenue de la comptabilité, la gestion des stocks, le calcul des coûts et de la productivité, etc.
«En dépit des efforts menés par le gouvernement dans le cadre de la création des petites et moyennes entreprises, pas moins de 113 unités activant dans différents domaines y compris l’artisanat ont été radiées durant l’exercice précédent à Oran pour défaut d’accompagnement, manque d’expérience et de formation», avait déclaré dernièrement M.Hammou, directeur de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat de la wilaya d’Oran. Ce plan d’action élaboré par la CAM entre dans le cadre d’une série de mesures prise par les pouvoirs publics afin de promouvoir le secteur de l’artisanat et des métiers en voie de disparition et créer de nouveau postes d’emploi.
Parmi ces mesures figure aussi l’exonération de l’impôt forfaitaire unique, pour les artisans, activant dans les métiers traditionnels et d’art. Concernant les artisans affiliés à la Chambre de l’artisanat et des métiers d’Oran, les mesures nécessaires ont été prises pour leur permettre de bénéficier de cette mesure qui touche 75 métiers. Concernant les porteurs de projets maîtrisant des métiers mais ne possédant pas de diplômes, une commission de qualification a été installée à la CAM (Chambre de l’Artisanat et des Métiers d’Oran) pour examiner le savoir-faire des postulants à la carte d’artisan.
el watan du 20/02/2011

17/02/2011

Révélations sur la fortune du ministre de l'Environnement

Cherif Rahmani et son épouse à la tête d'un patrimoine immobilier conséquent en France



Chérif Rahmnani, ministre de l’Environnement, possède plusieurs biens immobiliers à Paris, rapporte Le Canard Enchaîné dans son édition de ce mercredi 16 février. Selon ce quotidien français, M. Rahmani « possède quelques biens dans le très chic XVIe arrondissement de Paris ». Et le Canard d’énumérer ces biens : « Rue Singer, Rahmani dispose d’un 85 m2. A deux pas de là, rue Lekain, il est propriétaire d’un studio de 20 m2. Enfin, rue des Sablons, d’un deux pièces de 31 m2 ». « La liste n’est peut être pas close », précise le Canard.
 
Selon le journal, ces biens immobiliers sont regroupés au sein d’une « société civile immobilière, la SCI Fomm, au nom de Zoubida Bentahar, l’épouse de Rahmani ». Tous ces biens ont été acquis à la fin des années 1990 « par des proches du ministre (y compris son chauffeur…), puis intégrés dans diverses SCI, dont les parts ont ensuite été recédées en plusieurs étapes à des membres de sa famille. Avant d’atterrir, in fine, dans les mains de sa femme », précise le Canard Enchaîné.
A Alger, Cherif Rahmani et son épouse possèdent également des biens. Selon le Canard Enchaîné, les noms du ministre et de son épouse apparaissent dans « trois entreprises algériennes de promotion immobilière, d’hôtellerie ou autres ». Autre révélation du journal français : « il y a une quinzaine d’années, la famille Rahmani avait réalisé une belle opération à Alger : une propriété de l’Etat, située à proximité du palais de Bouteflika et abritant jadis l’ambassade du Pakistan, avait été cédée pour une poignée de dattes (quelques milliers d’euros) à un particulier. Lequel l’avait revendue à peine plus cher à Zoubida Bentahar, qui s’en était délestée pour quelque 800 000 euros ».
tsa 16/02/2011

La protestation sociale prend de l’ampleur en Algérie

Le pouvoir semble incapable d’apporter des solutions


La protestation sociale a pris de l’ampleur ce mercredi 16 février en Algérie, avec des actions de protestation dans plusieurs régions du pays. Des milliers de chômeurs ont assiégé la wilaya d’Annaba pour réclamer les emplois promis par les autorités après les dernières émeutes. Plusieurs universités et des tribunaux paralysés par les grèves des étudiants et des greffiers. Ces derniers jours ont également été marqués par la poursuite des tentatives d’immolation par le feu et l’occupation de logements sociaux par des familles vivant dans des habitations insalubres.
 
Depuis les annonces faites lors du Conseil des ministres du 3 février sur la création d’emplois et la distribution des logements inoccupés, les Algériens veulent du concret et sembler refuser les promesses. Résultat, les autorités sont prises de court par les décisions du président Bouteflika, incapables de réagir et de les traduire sur le terrain afin d’absorber la colère grandissante de la population.
 
Les ministres, les walis et les chefs de daïras, représentants d’une administration bureaucratisée, corrompue et peu compétente, sont comme tétanisés par le réveil brutal des chômeurs, des demandeurs de logements et des habitants des quartiers et villages du pays, qui veulent leur part des richesses nationales. La majorité des responsables de l’administration ont longtemps ignoré les demandes de la population, concentrant leurs efforts sur la gestion des luttes intestines partisanes et le partage de la rente pétrolière. Au niveau local, les autorités ne disposent même pas de relais crédibles capables de les aider à instaurer un dialogue avec la population en colère. Pour un citoyen, voir un wali, un chef de daïra ou un maire –y compris ceux de l’opposition– est devenu un privilège.
Depuis des années, la majorité des ministres et des walis refusent systématiquement de parler à la population, de communiquer sur leurs projets, de s’expliquer publiquement sur les scandales de corruption. Mais ils exigent la présence de la télévision lors de leurs déplacements à l’intérieur du pays pour les besoins de leur carrière politique. Pour un responsable, passer à la télévision n’a pas pour objectif de communiquer avec la population ou de transmettre un message aux Algériens. Il s'agit uniquement de montrer au président qu’il « travaille ».
 
Pour accéder aux services de l’administration, les administrés sont souvent obligés de verser des pots‑de‑vin, de recourir à des relations personnelles ou de passer des journées entières à attendre l’aboutissement de leurs demandes. La marginalisation des élus locaux et le trucage des élections locales ont plongé l’administration dans le coma. Aujourd’hui, elle se montre incapable de prendre en charge les problèmes quotidiens posés par les citoyens.
 
Le président Bouteflika a fait de l’administration une gigantesque machine à son service au détriment de la population. Résultat, aujourd’hui, il est en panne de solutions pour résoudre les questions urgentes posées par les citoyens et surtout éviter une révolte de la rue qui emporterait tout sur son passage.
tsa du 16/02/2011

13/02/2011

Le Conseil Fédéral Suisse interpellé au sujet des "avoirs financiers des dirigeants Algériens

Des Algériens ont publié sur la toile une pétition internationale pour interpeller le Conseil Fédéral Suisse et lui demander de "geler les avoirs financiers" des dirigeants Algériens. Selon les initiateurs de cette pétition, "des caciques Algériens ont commencé à retirer leurs fonds des banques suisses, et à les virer vers des destinations qui échappent à tout contrôle digne de tout Etat de Droit". 
Ce mouvement de capitaux suspects intervient suite à la décision du "Conseil Fédéral Suisse, de geler les avoirs financiers de la famille Moubarak", expliquent les rédacteurs de "l'Appel au Conseil fédéral helvétique pour bloquer les avoirs financiers du régime algérien". 
"Ils tentent, en effet, en Suisse, en Amérique et en Europe, d’éclipser, de dissimuler leurs fortunes, et de les rendre invisibles, dont la traçabilité sera impossible à réaliser", relèvent-ils en affirmant que ces milliards de dollars "sont la propriété du peuple algérien". 
"Il serait opportun, et juste, pour le peuple algérien, de ne pas attendre que ce régime tombe, pour geler ses avoirs", souligne encore cet Appel qui tente de persuader les autorités suisses que ce gel va "préserver un patrimoine financier subtilisé au peuple, parfois au prix du sang, mais aussi, et surtout, a dissuader d’autres régimes prédateurs de piller leurs peuples". 
"Ces fonds contribueront à relancer l’économie algérienne, et à soulager les souffrances de larges couches de la société", conclut cet l'Appel adressé au Conseil fédéral helvétique. A signaler que jusqu'à l'heure, des dizaines de citoyens, des chirurgiens, des enseignants, des médecins, des journalistes, etc., ont apposé leurs signatures à ce texte qui se veut être "une action pour recouvrer les biens et les avoirs financiers pillés en Algérie".
El watan du 13/02

09/02/2011

Algérie - Près de 3 milliards de dollars pour le financement de projets des jeunes chômeurs

Près de 230 milliards de DA (près de 3 milliards de dollars) de crédits bancaires destinés au financement à hauteur de 40 à 65% de la création de PME-PMI et de micro-entreprises par les jeunes chômeurs sont actuellement dans les portefeuilles des banques, selon le Délégué général de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF). Ces crédits, octroyés dans le cadre des dispositifs ANSEJ (pour les moins de 35 ans), CNAC (pour les 35-50 ans) et ANGEM (micro-entreprises), portent sur 150.000 projets opérationnels, précise-t-il. Le nombre de ces projets, financés à concurrence de 65% par les banques, enregistre annuellement une croissance de 25% alors que le montant des crédits accordés évolue de 15 à 16% chaque année, selon le même responsable.
source: /www.maghrebemergent.inf
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Bon y a l'argent mais ce n'est pas suffisant.

1- il faut un programme, une feuille de route, on ne va pas continuer à distribuer de l'argent en attendant que des "jeunes" désemparés (heureusement pas tous) viennent vous proposer des projets ...(du genre copie-coller).

2- Il faut des études d'impacts appuyés par des consultants locaux,

3- des inventaires au niveau local (appuyés par des monographies locales actualisées) qui font ressortir les besoins et les ressources existantes génératrices de plus values d'une région,

4- il faut que les pouvoirs au niveau local aient toute l'initiative d'identifier et de débloquer des assiettes dans les zones industrielles qui abriteront des activités intéressantes (pas des locaux dans des cités dortoirs),

5- il faut cibler des porteurs de projets ayant une assise technologique, un profil entrepreneurial avéré,

6- il faut impliquer des associations qui ont pignon sur rue et qui détiennent la faculté d'identifier et les besoins et les opportunités, des associations ayant tissé un relationnel avec la cible...etc.

Cela en fin de compte s'appelle un développement local participatif générateur de richesse et... d'emploi voilà ce quil faut chez nous mais personne n'écoute... malhereusement
mouqawal

07/02/2011

La tristesse nationale des «audacieuses décisions»


le Pouvoir est à la fois dans une sorte d'affreuse solitude impuissante et de haineuse jalousie d'enfant unique : il est le pire ennemi de lui-même. Il ne peut pas grandir, partager, rencontrer, embrasser et se mettre au soleil de tous. S'il reste tel quel, il va disparaître et il le sait.
Ces quelques lignes valent toutes les caricatures du monde. Pour cela, je préfère rester impuissant et les savourer.

P our un instant, le chroniqueur y a cru. A cru que El Jazeera était regardée de la même façon par lui et par le Pouvoir, qu'il va y avoir nécessairement des changements de survie, que l'histoire l'imposait, que le régime était si rusé qu'il en est devenu intelligent, que pour éviter le pire, le meilleur allait être annoncé sur grand écran, de cœur à cœur. Pour un instant, car il ne s'agit pas de faire de l'oppositionnisme, de détester le Pouvoir pour des raisons personnelles ou d'ignorer, méchamment, l'œuvre quand un trottoir était bien fait. Un instant donc ou deux, juste après l'effet d'annonce de la levée d'état d'urgence (devenue loi antiterroriste sous un autre nom) et l'injonction faite à l'ENTV de laisser parler les autres et pas seulement le régime de lui-même et ses réalisations. Puis vint un instant de doute : et si ce n'était que de la farine après l'huile et le sucre ? Pour trancher donc, il a suffi de regarder le Journal télévisé d'avant-hier. Et là, ce fut la révélation: 1° - L'ENTV et ses 4000 employés sont encore un appareil de propagande. 2° - On ne peut pas fabriquer un Etat à partir d'un Pouvoir. 3° - Le régime est piégé par lui-même et ses faux partis, faux syndicats, faux opposants, faux candidats à la présidentielle, fausses associations, faux chiffres, faux bilans et faux partenaires. Rien à faire donc. A l'ouverture du JT, un télégramme envoyé par la Présidence à la Présidence de la Nouvelle-Zélande (info tellement stratégique qu'elle mérite la une du journal !). Puis un compte-rendu hagiographique et très maoïste sur les « décisions audacieuses » du Président selon la formule employée. Puis un tour des partis qui ont réagi aux « décisions audacieuses ». D'abord les amis : le RND, puis les autres. El Islah, Ahd 54 (sic !), le PT de Louiza Hanoune puis Moussa Touati qui continue de faire une campagne électorale dans une autre planète. Ensuite viennent les « proches » : l'UGTA qui a disparu en vérité après la mort de Benhamouda et qui réapparaît quand on la bipe. Ensuite, le JT présentera quelques « chercheurs » universitaires qui ont salué « les décisions audacieuses » (je jure qu'ils ont employé la même expression presque tous !). Puis le Président du Parlement européen qui a salué « les décisions audacieuses » et, enfin, Washington qui aurait « salué les décisions audacieuses ». Rien de ce qu'ont dit les autres partis opposés comme le RCD ou le FFS ou le MDS ou les gens des droits de l'homme ou le reste du reste qui sont vous et moi. Rien, car c'est cela « l'ouverture » selon l'ENTV, l'ouverture du Pouvoir : c'est votre bouche qui s'ouvre mais c'est sa langue qui parle. Du coup, on comprend : il y a des choses, des mentalités ou des appareils qu'on ne peut pas « ouvrir ». Ils ont leur monde, leurs univers, vision, façon de voir ou de se sentir propriétaires du pays qui ne correspond en rien au reste du pays. On ne peut que les arracher ou les détruire ou les réduire ou les dissoudre. Même si Obama lui-même est nommé PDG de l'ENTV, l'ENTV restera ce qu'elle est : un appareil de propagande et pas d'information. Une société privée qui n'obéit ni à sa tutelle ni à personne sauf à l'occulte. Les limites du Pouvoir de Bouteflika s'arrêtent au Boulevard des Martyrs, car c'est la frontière entre la « responsabilité » et la « Décision ». C'est un endroit qui a l'habitude d'incarner la nature profonde du Pouvoir : fuyant, rusé, caché, roublard, détournant tout vers sa matrice, insaisissable et tricheur et d'une méfiante prudence. C'est à l'ENTV que s'incarne la nature cachée du régime et de ceux qui décident : pas un élu, pas une personne seulement, mais un imbroglio d'intérêts, d'idéologies et de mangeoires qui à la fois servent le Pouvoir et le piègent. L'ENTV sait qui commande, quel est le langage du Pouvoir et quel est le poids de sa promesse de « libérer » l'Algérie et sa parole. C'est une entreprise qui agit selon un instinct collectif et l'incarne avec précision. 

 Et c'est en regardant ce qu'a fait l'ENTV des « audacieuses décisions » que le chroniqueur a compris brusquement que le Pouvoir est à la fois dans une sorte d'affreuse solitude impuissante et de haineuse jalousie d'enfant unique : il est le pire ennemi de lui-même. Il ne peut pas grandir, partager, rencontrer, embrasser et se mettre au soleil de tous. S'il reste tel quel, il va disparaître et il le sait. S'il veut réformer, il doit passer sur son propre corps et il le sait. Son drame est qu'il a fabriqué un immense pays falsifié qui l'a protégé mais qui maintenant lui impose une terrible angoisse : celle du faussaire qui a fabriqué 99 faux billets de banque et qui a glissé dans la liasse son seul vrai billet dont il a brusquement besoin. Comment faire pour le retrouver ? Qu'est-ce qui est vrai ? Par quoi commencer quand le commencement impose de débuter par sa propre fin ? Conclusion : si vous mettez un canon de fusil sur la tempe de l'ENTV pour l'obliger à dire la vérité, elle vous dira que ce geste « est une audacieuse décision ». Si vous demandez à un Pouvoir de changer, il vous dira qu'il a toujours eu deux prénoms. 


Raïna Raïkoum par Kamel Daoud quotiden d'Oran
Lundi 7 février 2011

L'Algérie peut réaliser une croissance économique à deux chiffres


ALGER - L'Algérie est en mesure de réaliser une croissance économique à deux chiffres pour peu qu'elle augmente sa productivité qui reste encore faible, a indiqué dimanche le secrétaire d'Etat chargé de la statistique, Ali Boukrami. "Nous pouvons réaliser une croissance à deux chiffres si nous augmentons notre productivité qui est actuellement faible", a déclaré à l'APS M. Boukrami, appelant à réorienter l'investissement public vers la production. Selon ses explications, la croissance en général est le résultat de trois facteurs clés que sont l'augmentation du travail, la hausse du capital et la progression de la productivité. 
Aps 06/02

L'Algérie au Forum social mondial de Dakar


DAKAR- La 11e édition du Forum social mondial (FSM) s'ouvre dimanche à Dakar avec la participation de l'Algérie qui sera représentée par des délégués venus d'horizons divers. La délégation algérienne prendra part à plusieurs panels de discussions inscrits à l'ordre du jour du forum dont le coup d'envoi officiel sera donné après une grande marche à travers les principales artères de la capitale sénégalaise pour s'arrêter à l'université, lieu de cette manifestation mondiale. Des communications de qualité seront présentées par le mouvement associatif et social algérien traitant notamment des alternatives à proposer pour faire face à "la crise du capitalisme et des civilisations", à la faveur des six jours que durera le FSM.
Aps 06/02

Bientôt un nouveau plan d'action pour relancer l'industrie


ALGER - Un plan d'action de mise en œuvre de la stratégie industrielle sera "bientôt" proposé au gouvernement, a indiqué dimanche à Alger un responsable du ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement. Une analyse de la stratégie industrielle, adoptée depuis plusieurs années a révélé "un manque d'opérationnalité des actions programmées et c'est pour cela que nous sommes en train d'étudier un plan d'action concret de mise en œuvre pour arriver à obtenir les résultats souhaités", a expliqué le directeur général de la veille stratégique, des études économiques et des statistiques au ministère Mohamed Bacha à la Radio nationale.
Aps 06/02

Commerce informel: prise en charge progressive pour un phénomène complexe


ALGER - Phénomène socio-économique dans le monde, l'économie informelle, parce qu'elle rogne de grandes parts de marché à l'économie officielle, est ''devenue un fléau en Algérie et qu'il s'agit de formaliser par une prise en charge progressive, durable et multidimensionnelle'', ont souligné samedi des experts à l'APS. Le président de la République Abdelaziz Bouteflika, en appelant jeudi l'Exécutif à "alléger" les procédures de transfert du "petit commerce informel'' sur la voie publique vers des sites aménagés, a en fait donné une première grande solution pour régler le problème du sous-emploi.
Il ne s'agira donc pas d'une "bataille" contre les vendeurs (à la sauvette) sur les trottoirs mais d'un traitement "en douceur" dans la perspective de les intégrer progressivement dans l'économie formelle, notamment en leur permettant d'avoir un registre de commerce.
Le président Bouteflika a ainsi demandé à l'Exécutif d'appliquer ces mesures "en concertation avec les associations et représentants des concernés". Pour Mustapha Mékidèche, vice-président du Conseil national économique et social (CNES), l'économie informelle est "une pathologie très complexe qui exige un traitement délicat et segmenté en fonction des groupes socioprofessionnels concernés."
Proposant d'engager "une vaste enquête nationale pour identifier tous les gisements de ce marché", M. Mékidèche a mis en garde contre les effets des "attitudes répressives" vis à vis de l'informel et plaidé en revanche pour sa "formalisation" à travers l'exploitation des réseaux nationaux du commerce de distribution et de stockage.
Imputant la responsabilité de la propagation du commerce informel en Algérie au programme d'ajustement structurel du FMI, qui "avait traité la sphère macroéconomique au détriment de l'organisation du marché intérieur", l'expert en économie Bachir Messaitfa a estimé que cette économie représente 40% de l'économie nationale.
"Le danger de l'informel, qui, pour échapper au fisc, n'utilise ni factures ni chèques ni aucun document comptable, c'est la concurrence déloyale qu'il exerce sur l'activité économique légale", soutient-il.
Evoquant à son tour une démarche progressive pour remédier à cette situation, Messaitfa a notamment préconisé "une ouverture complète
du commerce extérieur, l'encouragement de la production nationale, la réhabilitation du chèque pour lui permettre de remplacer le cash, le renforcement des moyens de contrôle commercial ainsi que l'augmentation des salaires des contrôleurs". Le président de la Chambre algérienne de commerce et de l'industrie (CACI), Tahar Kellil, a, de son côté, rappelé que la situation actuelle de l'informel était "l'accumulation de plusieurs décennies" et que "les solutions nécessitent une concertation avec tous les concernés".
M. Kellil a proposé, entre autres, d'impulser le dispositif Ansej, débloquer les 100 locaux/commune au profit des jeunes commerçants en contrepartie d'un loyer de 1000-2000 DA/mois et d'une exonération d'impôts pour un an et de commencer à organiser des marchés hebdomadaires. Selon lui, 200.000 commerçants activent actuellement dans l'informel en Algérie, contre 1,47 million de commerçants légaux inscrits au CNRC.
Par ailleurs, selon le ministre du commerce Mustapha Benbada, il existe 765 sites de commerces informels, qui ont été recensés à travers le territoire national par une commission interministérielle (Commerce et Intérieur) Quelque 75.000 commerçants opèrent sur ces sites, selon cette commission, chargée d'élaborer une feuille de route pour mettre un terme à ce phénomène.
Des commissions de l'urbanisme commercial ont été mises en place afin d'accompagner l'intégration des commerçants informels dans des marchés organisés, dans le cadre de l'agrandissement et la mise à niveau des anciens marchés. Entre 2005 et 2009, l'Etat a déboursé près de 6 milliards de DA dans la mise à niveau de 35 marchés de gros de fruits et légumes, et 215 marchés de détail.
Une entité publique chargée de réaliser et de gérer les espaces et les infrastructures commerciales, sera bientôt opérationnelle.
"Il s'agit de trouver une solution de rechange légale et non de priver de revenus une frange de la société", avait affirmé Benbada à propos
du mode de traitement de la question de l'informel.
[Aps   5/2/11]

L'Algérie au salon international des vacances de Bruxelles

ALGER - L'Algérie prend part jeudi à la 53e édition du salon international des vacances de Bruxelles (Belgique), indique un communiqué du ministère du Tourisme et de l'artisanat. Le salon qui durera jusqu'à lundi, est un événement majeur du tourisme en Europe. Il constitue une ...opportunité pour la promotion du produit touristique algérien, précise la même source. Il est attendu, selon les prévisions des organisateurs, la participation de 762 exposants issus de différents pays et plus de 112.213 visiteurs, relève le communiqué, précisant que le touriste belge est porté sur le produit touristique algérien de part sa richesse et ses spécificités intrinsèques et originales, qui le distinguent des autres produits offerts.
APS 04/02/2011

Tayeb Louh: L'employeur, un élément "essentiel" dans la création d'emplois

 
ALGER- Le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Tayeb Louh, a affirmé lundi que l'employeur était un élément "essentiel" dans la création d'emplois au profit des jeunes. Lors d'une réunion des membres de la Commission nationale po...ur la promotion de l'emploi, M. Louh a indiqué que la question de l'emploi au profit des jeunes reposait sur trois éléments qui sont "l'employeur, élément principal de l'équation, l'Agence nationale de l'emploi (ANEM) et les demandeurs d'emploi". 
APS 04/02

04/02/2011

Nouvelle concession du gouvernement sur l’informel

L’obligation de payer par chèque et la généralisation de la facturation reportées

L’obligation de payer par chèque pour les transactions commerciales supérieures ou égales à 500 000 DA à partir du 31 mars prochain et la généralisation de la facturation sont reportées sine‑die. La décision a été annoncée jeudi 3 février par le président Abdelaziz Bouteflika lors du conseil des ministres.
Le chef de l’État a demandé au gouvernement « d'approfondir la concertation, l'explication et la communication sur les avantages pour l'économie qui découleront du recours au paiement par chèque pour les montants égaux ou supérieurs à 500 000 DA, ainsi que de la généralisation de la facturation à toutes les transactions commerciales ».  Il a ajouté que « par conséquent, l'application des dispositifs afférents à ces deux mesures sera donc différée jusqu'à la réunion des conditions requises », selon le communiqué du Conseil des ministres.
 
L’application de ces deux mesures fin décembre par des grossistes a provoqué une hausse soudaine et importante des prix des produits de large consommation, notamment le sucre et l’huile. Ces hausses ont été suivies d’émeutes meurtrières du 5 au 10 janvier à travers le pays.
tsa du 03/02/2011