13/03/2011

Les nouvelles recommandations pour la PME

L’Association générale des entrepreneurs algériens (Agea) a arrêté un certain nombre de recommandations à même de permettre aux PME de s’adapter au contexte économique national qui est en mutation rapide et profonde en Algérie. L’ensemble de ces revendications vont, selon les dirigeants de cette organisation, améliorer les capacités de ces entreprises sur les plans, organisationnel, gestion, production et de productivité. En ajoutant des domaines tels que la connaissance, la maîtrise des marchés et le marketing, l’Agea identifie tous les aspects garantissant une viabilité pour toute PME. Cela n’en diminue en rien l’importance des autres paramètres, notamment les formations professionnelle et pratique, le perfectionnement à l’utilisation de techniques de production, la maîtrise des procédures de gestion et autres. Car, “les patrons recherchent des effets rapides ou quasi immédiats sur le fonctionnement de l’appareil de production et sur la gestion”, expliquera M. Kheloufi Mouloud, président de l’Agea, au cours d’une réunion du bureau national. “J’attire, cependant, votre attention et insiste sur les volets recherche, innovation et prospective qui doivent désormais faire partie intégrante de votre plan de développement”, précisera-t-il. Le président de l’association évoque également la difficulté à se procurer des ressources financières à des conditions attractives. Pour lui, les établissements financiers répondent “parcimonieusement aux sollicitations des PME qui ont besoin de capitaux d’amorçage et d’investissement en raison de coûts de transaction élevés et de garanties souvent insuffisantes”. De plus, les banques rechignent à endosser les créances des petites entreprises. Autre contrainte soulevée par M. Kheloufi concerne le manque d’informations au sein des PME. “Le difficile accès à l’information ne leur permet pas d’appréhender le marché dans sa dynamique et dans ses perspectives plus ou moins lointaines. Outre ce problème et faute d’avoir elles-mêmes développé leur propre système d’information, nos PME sont pénalisées et réduites à réagir de manière désordonnée et peu efficiente aux signaux du marché”, relèvera-t-il. C’est pourquoi il recommande à ce que les services consulaires, véritables sources d’information, soient dynamisés afin qu’ils fournissent tous les renseignements nécessaires sur les partenaires les plus crédibles à contacter et à mettre à contribution dans les transactions commerciales. Il souhaite, en outre, que les actions de contrôle douanier soient assouplies en maintenant “constantes les exigences d’entrées des produits et des services sur le territoire national”. Avec en prime, un traitement favorable pour les biens destinés à la production et à la transformation. L’Agea n’a pas négligé, par ailleurs, le volet ayant trait aux charges fiscales et parafiscales. S’intéressant à la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), l’organisation demande un allégement de cette taxe à 1% au lieu de 2% et qu’elle soit retenue à la source. L’IRG sur bénéfice/IBS demeure, pour l’Agea, assez lourde, élevée et fragilise de ce fait l’entreprise. D’où, la nécessité d’une révision à la baisse du barème actuellement mis en application. Quant aux charges parafiscales notamment la Cnas, l’association souhaite que la part patronale en vigueur, estimée à 26%, soit ramenée à 18% à savoir un abattement de 8%. Elle propose aussi, que la Cacobatph soit allégée à 10% au lieu de 12,21%.
liberté du 13/03/2011

Le nouveau dispositif est dédié aux plus nécessiteux


Les jeunes issus des milieux défavorisés sont prioritaires dans l’octroi des crédits dans le cadre de l’Ansej et la Cnac”, a déclaré, hier, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, lors d’une réunion, à Alger, avec les cadres de la wilaya chargés de la mise en œuvre, au niveau local, des nouvelles mesures décidées par le Conseil des ministres du 22 février 2011. M. Louh a indiqué que toute personne, qui ne respecte pas les nouvelles directives, devra assumer ses responsabilités.
Le premier responsable du secteur fait savoir que les nouveaux dispositifs mis en place pour booster le marché de l’emploi n’ont pas été faits de manière aléatoire. Faisant dans le détail, le ministre explique, point par point, les nouvelles orientations du gouvernement.
Citant l’exemple de la baisse de l’apport personnel du demandeur de crédit qui passe de 5% à 1%, lorsque le montant global de l’investissement est inférieur à 5 millions de dinars, M. Louh fait savoir que la première formule bénéficie aux personnes qui ont déjà un appui.  “Avec ces nouvelles mesures, nous voulons faire bénéficier les jeunes issus de familles démunies. Ces facilités que nous donnons ne doivent pas être une aubaine pour les profiteurs qui viennent, à bord de voitures de luxe, demander l’aide de l’État”, a souligné le ministre.  Il ajoute : “Vous ne devez pas octroyer des crédits de manière aléatoire, car cela ne servira à rien. Si nous donnons un grand appui qui ne profite pas aux vrais demandeurs, nous aurons, alors, dévié du but.”  Une des principales entraves qui freinait la concrétisation des projets, c’était l’attitude des banques qui exigeaient un acte de location pour débloquer le budget du projet, ce qui allongeait excessivement la procédure.
Le nouveau dispositif permet aux jeunes promoteurs de bénéficier d’un crédit de 500 000 DA dédié à la location.
Le ministre fait remarquer qu’avec la création de fonds de garantie, la bonification des crédits et la prise en charge par l’État, les banques ne peuvent plus être un obstacle.
Les nouvelles mesures s’adressent aux jeunes diplômés mais, également, aux jeunes issus de la formation professionnelle.
Concernant les universitaires désireux d’ouvrir des cabinets groupés, outre le crédit de un million de dinars, chacun d’eux peut bénéficier d’un crédit supplémentaire pour l’achat de matériel allant jusqu’à 10 millions de dinars.
Mais cette nouvelle formule profitera essentiellement aux médecins.
Par ailleurs, le ministre a souligné, en marge de la rencontre, que durant les deux derniers mois, près de 94 000 diplômés se sont inscrits dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (Daip)
liberté 13/03/2011

27/02/2011

Emploi de jeunes, échec d’une politique

Seuls 3% des petites entreprises réussissent

«Les services tiennent la première place des activités pour lesquelles les jeunes promoteurs marquent un intérêt pour la création de leur micro-entreprise».

Au moment où le gouvernement annonce qu’il a fait et continue à faire de la politique de l’emploi son cheval de bataille, des chiffres provenant d’un responsable de l’un des dispositifs phares mis en place pour réduire le chômage, à savoir celui de l’Ansej, font ressortir que seuls 3% des entreprises créées dans ce cadre deviennent performantes. «Une récente étude a permis d’identifier environ 3% des micro-entreprises accompagnées par l’Ansej», a déclaré le directeur général de la Cnac et de l’Ansej par intérim, Ahmed Chawki Taleb, dans une interview publiée dans un blog économique. «Par entreprises performantes, nous considérons celles qui sont passées du stade de micro-entreprise à celui de PME», a-t-il expliqué. Sur le dispositif mis en place par l’Ansej, M. Taleb annonce que sur les 4 000 entreprises performantes répertoriées, trois d’entre elles emploient 400 agents chacune, dont deux activent dans les travaux forestiers, la troisième dans les activités de nettoyage et d’assainissement. Quant aux secteurs d’activité les plus sollicités, l’interviewé fait savoir que «les services tiennent la première place des activités pour lesquelles les jeunes promoteurs marquent un intérêt pour la création de leur micro-entreprise», expliquant que cette tendance remarquée même à l’échelle régionale et mondiale, est en parfaite corrélation avec le développement des villes.

Toutefois, le DG de l’Ansej a indiqué qu’«il y a un regain d’intérêt des jeunes pour les activités liées au bâtiment et travaux publics, qui s’explique, d’une part, par les aides financières supplémentaires accordées par l’État à la micro-entreprise exerçant dans ce secteur, et d’autre part, par l’ambitieux programme national de construction de logements, de routes et autres infrastructures de base, nécessitant d’importants moyens de réalisation. Ceci est de nature à favoriser l’orientation des jeunes promoteurs vers cette branche d’activité».

En 2010, 1% seulement des dossiers a été rejeté

Au sujet des difficultés que trouvent les candidats à faire aboutir leurs projets, M. Taleb a expliqué que la situation s’est nettement améliorée. «Dans un passé récent, les agences bancaires mettaient plusieurs mois à communiquer leur réponse souvent négative (près de 75% des dossiers étaient rejetés). En 2010, 1% seulement des dossiers ont été rejetés et seront réintroduits après reconfiguration des projets», a-t-il soutenu. Dans la lancée, le DG de la Cnac et de l’Ansej explique la procédure rendue, selon lui, plus souple : Après constitution du dossier, «les jeunes promoteurs sont aussitôt informés de l’agence bancaire auprès de laquelle l’accompagnateur de l’Ansej ou celui de la Cnac devra, en leur présence, déposer le dossier de financement. L’agence bancaire a ainsi deux mois pour traiter le dossier et notifier la décision de financement du projet». Depuis le lancement du dispositif Ansej en 1997, le nombre de projets financés à la fin de l’année 2010 s’élève à 140 503, générant

392 670 emplois directs, a communiqué M. Taleb. Cela, sans compter «les emplois indirects dont la création est impulsée par la croissance de la demande et donc de l’activité économique favorisée par la distribution des salaires aux travailleurs exerçant directement dans les micro-entreprises créées», a-t-il ajouté. Depuis son lancement jusqu’à l’année 2008, le dispositif a permis de créer

8 127 micro-entreprises en moyenne par an. Ce chiffre est passé à 20 848 en 2009 et 22 641 en 2010. Pour ce qui concerne la Cnac, le dispositif mis en place en 2004 a permis la création, jusqu’au 31 décembre 2010, de plus de 20 000 entreprises et quelque 50 000 emplois, selon le directeur général de la Cnac.
le jour d'Algérie 26/02/2011

386 milliards DA pour la mise à niveau des PME

 
Un montant de 386 milliards de dinars sera consacré par les pouvoirs publics à la mise à niveau des PME algériennes, à l’horizon 2014, afin de les rendre “compétitives sur le marché mondial”, a annoncé récemment à Ghardaïa le directeur général de la PME au ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Brahiti Amouri. S'exprimant lors d'une rencontre régionale d’information et de sensibilisation sur le programme de mise à niveau des PME, consacrée à huit wilayas du Sud (Ghardaïa, Illizi, Laghouat, Ouargla, Adrar, Tamanrasset, Tindouf et El-Bayadh), M. Brahiti a ajouté que l'opération touchera quelque 20 000 entreprises et permettra la prise en charge de l’investissement matériel et immatériel des entreprises éligibles à ce programme national. “Les défis majeurs pour les années à venir reposent sur la densification du tissu de PME performantes et pourvoyeuses d’emplois dans notre pays”, a précisé M. Brahiti en prévoyant, qu’à l’horizon 2014, “200 000 PME seront créées et généreront quelque 3 millions d'emplois”.
liberté du 27/02/2011

20/02/2011

Tipasa : plan de développement de proximité

Après moult tergiversations relatives à la mise en place de l’Entreprise du génie rural (EGR), la direction des forêts de la wilaya de Tipasa vient de confier son programme de l’année passée (2010, ndlr) à l’Entreprise nationale de génie rural.

Une enveloppe financière d’un montant de 200 millions de dinars aura été affectée pour concrétiser ce plan de proximité de développement rural intégré (PPDRI). Il s’agit d’une plantation fruitière d’une superficie de 1171 ha, dont une partie (60%) sera consacrée à la plantation de l’olivier, d’une part, et d’autre part, à l’affectation de 1200 chèvres et 8000 ruches aux familles rurales. Le PPDRI concernera les communes rurales des daïras de Sidi Amar, Cherchell, Hadjout et Tipasa. La circonscription de Cherchell aura pour mission également de planter de l’olivier sur une surface de 100 ha. Quelque 250 dossiers de citoyens avaient été envoyés au secteur des forêts de la wilaya de Tipasa, dans le cadre du développement de l’apiculture.
Chaque dossier bénéficiera  d’1 ha (un) de forêt. «Toutes ces demandes seront satisfaites, et je peux d’ores et déjà m’engager sur 1500 autres», affirme le directeur des forêts de Tipasa aux jeunes chômeurs. L’administration des forêts compte créer à son tour des emplois, en encourageant le greffage des oliviers sauvages au profit des citoyens des communes ciblées et les riverains des espaces forestiers ; la création des petites distilleries de production des essences aromatiques et médicinales, en raison de la disponibilité des plantes dans les massifs forestiers et enfin le lancement des travaux forestiers par le biais des CFI (contrat de formation et d’insertion). Nombreux citoyens ruraux souhaitent la concrétisation de ces promesses.
La présence du chef de l’exécutif de la wilaya de Tipasa au niveau des zones rurales, lors de ses visites de travail, aura été une opportunité pour les dizaines de familles rurales de l’interpeller et d’exprimer ouvertement leurs mécontentements, en raison justement de nombreuses promesses non tenues.
el watan du 20/02/2011

Pour faire face aux déperditions et aux faillites

La CAM organise des formations en gestion d’entreprise à Oran

N’ayant aucune notion de la gestion de leurs activités et de leurs affaires, beaucoup de jeunes porteurs de projets échouent peu de temps après le lancement de leurs activités.

Un plan d’action portant sur l’organisation d’une série de formation, au profit des jeunes porteurs de projets, a été tracé par la Chambre de l’Artisanat et des Métiers (CAM) d’Oran pour l’année en cours. Le but est de faire face aux déperditions et aux faillites des entreprises nouvellement créées. N’ayant aucune notion de la gestion de leurs activités et de leurs affaires, beaucoup de jeunes porteurs de projets échouent peu de temps après le lancement de leurs activités. La fermeture de leurs ateliers devient alors une réalité et nombreux sont qui restent redevables de crédits auprès des banques. Ces formations sont censées donner aux jeunes artisans une formation de base sur les approvisionnements, la tenue de la comptabilité, la gestion des stocks, le calcul des coûts et de la productivité, etc.
«En dépit des efforts menés par le gouvernement dans le cadre de la création des petites et moyennes entreprises, pas moins de 113 unités activant dans différents domaines y compris l’artisanat ont été radiées durant l’exercice précédent à Oran pour défaut d’accompagnement, manque d’expérience et de formation», avait déclaré dernièrement M.Hammou, directeur de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat de la wilaya d’Oran. Ce plan d’action élaboré par la CAM entre dans le cadre d’une série de mesures prise par les pouvoirs publics afin de promouvoir le secteur de l’artisanat et des métiers en voie de disparition et créer de nouveau postes d’emploi.
Parmi ces mesures figure aussi l’exonération de l’impôt forfaitaire unique, pour les artisans, activant dans les métiers traditionnels et d’art. Concernant les artisans affiliés à la Chambre de l’artisanat et des métiers d’Oran, les mesures nécessaires ont été prises pour leur permettre de bénéficier de cette mesure qui touche 75 métiers. Concernant les porteurs de projets maîtrisant des métiers mais ne possédant pas de diplômes, une commission de qualification a été installée à la CAM (Chambre de l’Artisanat et des Métiers d’Oran) pour examiner le savoir-faire des postulants à la carte d’artisan.
el watan du 20/02/2011