11/10/2010

Manifestation de chômeurs de Laghouat devant la Maison de la presse à Alger


Des dizaines de sans emplois venus de Laghouat se sont rassemblés dimanche matin devant la Maison de la presse Tahar Djaout à Alger pour protester contre leur situation. Ils ont été empêchés par la police de se regrouper face à la bâtisse qui abrite plusieurs journaux privés. Les policiers ont également interdit aux photographes de prendre des clichés.
Les chômeurs de Laghouat ont déclaré aux reporters avoir frappé à toutes les portes sans être entendus. « II est anormal que les champs gaziers de Hassi Rmel soient situés dans notre région et qu’aucun de nos jeunes diplômés n’aient accès aux centaines d’entreprises d’hydrocarbures qui y activent », a protesté un manifestant. Muni d’un dossier portant des centaines de lettres envoyées aux différentes autorités, il a révélé que des chômeurs, poussés par le désespoir, se sont suicidés dans l’indifférence la plus totale. « On vient de m’appeler au téléphone pour me dire qu’on m’attend à la maison. Les responsables de Laghouat, au lieu de régler nos problèmes, nous menacent », a-t-il crié les larmes aux yeux.
En août dernier, une vingtaine de jeunes chômeurs de Hassi Rmel avaient observé une grève de la faim pour dénoncer « l’injustice » en matière de recrutement. « La pratique du clientélisme dans le secteur de l’emploi dans la région du sud en général et Laghouat en particulier est à son paroxysme », avaient-ils dénoncé.
TSA le 11/10/2010

10/10/2010

La pêche à Aïn-Temouchent

/ Pour que tous les marins-pêcheurs s’impliquent


Les professionnels du secteur de la pêche de la wilaya d’Aïn-Temouchent adhèrent entièrement à l’opération portant utilisation des caisses en plastique pour le transport et la commercialisation des poissons et produits de mer, a affirmé, jeudi dernier à Beni-Saf, le directeur de la Chambre de la pêche. Ils (les professionnels de la pêche) ont saisi l’intérêt de cette initiative quant à l’utilité et l’impact de ces dispositions sur l’hygiène. a souligné M. Bouhafs en marge d’une journée de sensibilisation sur l’utilisation de ces caisses, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2011 en application de l’arrêté interministériel impliquant les ministères de la Pêche et des Ressources halieutiques, de l’Agriculture et du Développement rural et celui de l’Investissement. Il a rappelé que les caisses en bois nuisent à la santé des consommateurs par les germes qu’elles génèrent et ne permettent pas aux professionnels de se conformer aux normes internationales. Elargie aux directeurs des services agricoles, de la santé et de la population, de l’Ansej, la Cnac et l’Angem, cette rencontre tenue à l’école de formation aux techniques de pêche de Beni- Saf, a réuni les professionnels du secteur, les mandataires, les gestionnaires des pêcheries, l’inspecteur vétérinaire et le directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya. La disponibilité en nombre de ces caisses en plastique a constitué la principale préoccupation des professionnels, qui ont demandé un échelonnement des délais d’entrée en vigueur de l’arrêté interministériel. Ces préoccupations seront transmises aux autorités concernées pour étude, a assuré le directeur de la chambre. La Chambre de la pêche de la wilaya d’Aïn-Temouchent organisera, dans une quinzaine de jours, une autre rencontre sur l’investissement et l’emploi à terre dans le secteur de la pêche, qui impliquera notamment l’Ansej, la Cnac et l’Angem et sera consacrée aux jeunes chômeurs intéressés par ce secteur.

LeCitoyen

PROGRAMME DES 100 LOCAUX PAR COMMUNE: Peu d’engouement chez les jeunes

À AÏN-TÉMOUCHENT Le programme présidentiel consistant en la réalisation de 100 locaux à usage professionnel ou artisanal par commune est encore à la traîne dans la wilaya de Aïn- Témouchent en raison du manque d’intérêt affiché par les jeunes.





Depuis le lancement de ce programme, seuls 1 734 sur les 2 800 locaux dont a bénéficié la wilaya ont été réalisés à ce jour ; alors que 1 177 ont été attribués aux jeunes porteurs de projets entrant dans le cadre des dispositifs étatiques tels que l’Ansej, la Cnac et l’ Angem. Une commission de la wilaya menée par la direction de la petite et moyenne entreprise (PME) de la wilaya de Aïn Témouchent a organisé une campagne de sensibilisation afin de drainer le maximum de jeunes. Malheureusement, l’on dénombre, selon les informations émanant de cette direction, 274 jeunes promoteurs avaient occupé leurs locaux respectifs soit un taux d’occupation théorique estimé à 23 %. Ceci ne signifie pas que tous ces locaux occupés sont entrés en activité professionnelle ou artisanale. Pour faire un état des lieux, la même commission s’étant déplacé sur le terrain au mois de mars dernier pour en connaître les raisons a constaté que beaucoup de titulaires de ces locaux ont déploré les lieux qui ne favorisent pas leur activité en raison de leur éloignement, selon eux, de la population des différentes localités, notamment celle des zones rurales. A titre indicatif, sur un ensemble de 85 locaux distribués dans la commune de Sidi-Ben-Adda, 5 seulement sont entrés en activité soit un taux d’exploitation de 5,88%. Beaucoup d’observateurs refusent que la distribution des locaux revienne aux APC car ils craignent son utilisation à des fins politiciennes. D’autres, au contraire, estiment que c’est un gain de temps et cela sert les réels demandeurs de projets créateurs d’emploi et de richesse.

S. B. lesoir d'Algerie

06/10/2010

Bouteflika instruit l’ENTV de rapporter les préoccupations des Algériens



Depuis quelques jours, le journal télévisé de l’ENTV évoque, sans censure, les vrais problèmes des Algériens. L’unique donne la parole aux autorités et laisse s’exprimer librement les citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes. Ce changement tranche radicalement avec le « tout va bien » et la langue de bois de l’Unique.
Selon une source proche de la Présidence de la République, il est le résultat d’une « instruction ferme » adressée par le président Abdelaziz Bouteflika au responsable de l’ENTV lui demandant « de rapporter les préoccupations de la population lors des magazines et journaux télévisés ». Le chef de l’Etat a également demandé à ses ministres d’effectuer des visites inopinées pour s’enquérir des conditions réelles de fonctionnement de leurs secteurs, en compagnie d’équipes de l’ENTV.
Le président Bouteflika a décidé d’effectuer ces changements dans les programmes de la télévision publique, après avoir reçu de nombreuses plaintes sur les mauvais programmes de l’ENTV. Le nouveau ministre de la Communication, Nacer Mehal, n’est pas étranger à ces nouveautés. Il a annoncé récemment des changements dans la présentation des journaux télévisés de l’ENTV.


TSA du 05/10/2010


04/10/2010

Marché de l’Emploi : Les chiffres et la réalité


L’intermédiation de l’emploi et son rôle sur les marchés du travail». Tel est le thème du séminaire sous-régional abrité depuis hier à l’hôtel El Riadh de Sidi Fredj (Alger).

Initié par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale avec la collaboration du Bureau international du travail (BIT) et de l’Organisation arabe du travail (OAT), cette rencontre, qui s’étendra jusqu’à mercredi prochain, est marquée par la participation de plusieurs pays, à savoir les pays maghrébins, l’Espagne, la France l’Italie, la Syrie et le Liban. Est programmée à cette occasion l’organisation d’un atelier de formation sur la question de «l’administration du travail et la bonne gouvernance».
Dans son allocution d’ouverture, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a indiqué que l’Algérie a engagé depuis plus d’une décennie de «vastes» programmes d’investissements publics pour développer «les infrastructures de base » et à « mettre en place les fondements d’un développement durable générateur de richesses et d’emplois». De ce fait, le taux de croissance économique hors hydrocarbures tourne ces dernières années autour de 6% en moyenne annuelle et a atteint 9,3% en 2009. La population occupée est passée, selon le même responsable, de 8,2 millions en 2008 à 9,5 en 2009, soit une hausse de 16%. Il constate que le taux de chômage est de 10% en 2009. Il était de 30% en 1999.
Dans le cadre du plan de développement 2010-2014, pour lequel l’Etat consacre 286 milliards de dollars, est prévue la création de 3 millions d’emplois. L’insertion professionnelle des jeunes s’effectue avec l’encouragement du développement de  «l’entreprenariat». Et cela à travers deux dispositifs. Il s’agit en premier lieu de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) qui s’occupe des intéressés âgés entre 18 et 35 ans. Suit la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) destinée aux chômeurs promoteurs, dont la catégorie d’âge varie entre 30 et 50 ans. De par ces dispositifs, affirme le ministre, seront créées 40 000 micro-entreprises durant la période 2010-2014.
La gestion de la promotion de l’emploi salarié est confiée à l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Il s’appuie sur une nouvelle structure, à savoir le Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). Ainsi, en 2009, l’agence en question a enregistré
924 000 demandes d’emploi.Dans le cadre de l’ouverture du champ de placement de travailleurs, l’Etat autorise les organismes privés à contribuer au  «rapprochement de l’offre et de la demande d’emploi». Jusque-là, une dizaine  d’agences privées sont opérationnelles et participent aux «prestations d’intermédiation».
Quotidien el watan du 04/10/2010

03/10/2010

25e session des Journées de l'entreprise de Tunis

(*):http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2505p063-065.xml2/Videos_65_Freres-obscurs-extraits.html

"L'entreprise et les défis de la compétitivité", tel est le thème phare retenu parmi les cinq autres pour la vingt-cinquième session des Journées de l'Entreprise 2010, qui se tiendra en Tunisie les 10 et 11 décembre 2010, sur l'initiative de l'Institut arabe des chefs d'entreprise (IACE). L'invité d'honneur de la rencontre sera l'ancien président du Conseil algérien des privatisations et l'expert international, le professeur Abderrahmane Mebtoul. Le forum, qui constitue un espace de rapprochement entre les chefs d'entreprise arabes et leurs homologues des quatre coins du monde, œuvre aussi à établir des liens entre les universitaires, décideurs économiques, politiciens et hommes d'affaires. En plus du docteur Mebtoul, l'Algérie sera représentée également par M. Issad Rebrab, président du groupe Cevital, M. Salah Othmani P-DG de Rouiba et Yacine Ferfara, directeur général du centre de recherche Cread. Les quatre autres thèmes concernent l'Entreprise et les défis de l'internationalisation, l'entreprise et les défis de la compétitivité, l'entreprise et les défis de l'innovation, l'entreprise et les défis de la gouvernance, et enfin l'entreprise et les défis de l'avenir. Ces thèmes feront l'objet d'étude et d'analyse de la part des participants, car la conjoncture actuelle de l'économie internationale est de plus en plus complexe, dynamique et imprévisible. Les entreprises en quête de progrès et de développement sont confrontées à plusieurs défis : Comment conforter leurs positions concurrentielles actuelles ? Comment pérenniser leurs activités ? Comment conquérir de nouveaux marchés ? Ces questions se posent avec plus d'acuité aujourd'hui qu'auparavant, au vu du changement des paradigmes de gestion suscités par la dernière crise mondiale. Les stratégies anticipatives et réactives ont encore une fois montré leurs limites, laissant place aux stratégies proactives qui puisent plutôt dans la création de compétences de l'entreprise et le développement de sa richesse matérielle aussi bien qu'immatérielle. Un regard plus profond est porté, d'ores et déjà, aux problématiques de gestion interne (gouvernance d'entreprise, leadership, potentiel stratégique de croissance, innovation, etc.), beaucoup plus qu'à celles d'adaptation et d'ajustement à un environnement chaotique et insaisissable. La rencontre sera ouverte par le Premier ministre tunisien qui verra les interventions des ministres tunisiens de l'Enseignement supérieur, des Finances, de l'Industrie, et du développement et de la Coopération internationale. Les discours de Monsieur Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, de Monsieur Romani Prodi ancien Premier ministre italien, du Prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud et de Monsieur Seif el Islam Kadhafi, clôtureront ce séminaire international. En plus de nombreux universitaires et experts donneront des conférences en présence des opérateurs, dont les professeurs algériens Yacine Ferfara et Abderrahmane Mebtoul. La qualité des intervenants et les politiciens qui seront présents, sera élargie vers d'autres personnalités du monde du business à l'instar de M. Carlos Ghosn, président du groupe Renault, M. Saïd Aidi, directeur exécutif Moyen-Orient (AfriqueHR Access), M. Mario Moretti Pelgato, président-directeur général GEOXM, M. Philippe de Fontaine Vive, vice-président BEI, M. François Drouin président-directeur général d'OSEO et des représentants de la Commission européenne et de la Banque mondiale M. Dov Zerah, directeur général (AFD France). Ledit forum organisé annuellement permet aux entreprises arabes d'échanger les expertises et les expériences avec leurs homologues de l'autre rive.

S. Aidli quotidien le maghreb économique du 03/10/2010

Le ministère de l'Industrie recense les bureaux d'études nationaux

Freiner les déséquilibres de la balance des services

Le ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements élabore actuellement un catalogue signalétique regroupant l'ensemble des bureaux d'études de consulting et de conseils exerçant en Algérie.
Selon un communiqué du ministère, rendu public hier, le catalogue sera édité à la fin du mois d'octobre en cours. Le département de Benmeradi a invité, à travers ce communiqué, les bureaux d'études exerçant en Algérie à se rapprocher de ses services pour figurer sur le catalogue.
La démarche pourrait être des plus utiles, du moment qu'elle permettra aux pouvoirs publics de collecter des informations détaillées sur ces prestataires de services. Le catalogue en question est de nature, en effet, à aider le gouvernement à réduire son recours au savoir-faire étranger. Un recours dû à la multiplication des projets d'infrastructures stratégiques à réaliser dans le pays.
Sans parler de tous les programmes de réformes publics ayant pour objectif une restructuration totale du tissu industriel national. La situation a d'ailleurs un lourd impact sur la balance des services. Dans ce sens, le ministre des Finances avait à plusieurs reprises indiqué que le déficit de la balance des services a atteint 11 milliards de dollars.
Un déficit qui grève de fait les finances extérieures de l'Algérie. D'où la nécessité de limiter un tant soit peu le recours systématique aux bureaux d'études étrangers. Une nécessité qui a d'ailleurs accompagné un retour en force du patriotisme économique et du renforcement de la préférence nationale.
Il est utile de rappeler, dans ce contexte, l'amendement du code des marchés publics qui porté le taux de préférence national de 15% à 25 %. Aussi, la loi de finances complémentaire pour 2010 resserre l'accès aux marchés publics en imposant aux opérateurs désirant obtenir un contrat public d'investir en Algérie et de fait, selon la règle des 51/49 s'associer à un partenaire algérien.
Une obligation en mesure d'aider les bureaux d'études nationaux à hisser le niveau de leur savoir technique. Le transfert du savoir-faire pourrait devenir une réalité dans cette conjoncture où les compagnies étrangères se bousculent pour décrocher des marchés dans le juteux programme d'investissements publics 2010-2014.
Il faut dire que les bureaux d'études nationaux n'ont eu de cesse de se plaindre de la marginalisation dont ils font l'objet. Les marchés publics importants sont le plus souvent confiés à des bureaux étrangers qui, plus tard, sous-traitent avec les bureaux d'études locaux.

Un état de fait qui témoigne d'un manque de confiance en les compétences nationales, qui met les compétences algériennes sur le banc de touche. Pendant longtemps on a avancé que les bureaux d'études locaux ne disposent pas d'assez d'expérience et de maîtrise pour réaliser les études des grands projets. Néanmoins, les choses semblent changer. Désormais les bureaux d'études nationaux devront bénéficier d'une certaine préférence. Dans ce sens, le gouvernement semble engagé, plus que jamais, à renforcer l'expertise nationale. Ainsi, l'Agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), qui compte revoir son mode de gestion, fait appel, exclusivement, aux institutions et bureaux d'études nationaux, ayant l'expérience et l'aptitude requises dans le domaine de l'organisation et de la gestion des entreprises. il est vrai aussi qu'à l'aube d'un nouveau programme quinquennal sur lequel reposent tous les espoirs de reprise de l'économie nationale et plus spécialement des entreprises nationales, les craintes de voir nos entreprises démarrer la course avec un handicap concurrentiel sont bel est bien présentes, ce qui expliquerait la récente note que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a adressée aux P-DG et responsables d'entreprises et d'organismes publics, où il met l'accent sur la préservation de la confidentialité des données de l'économie nationale. Il n'est secret pour personne, d'ailleurs, que des bureaux d'études étrangers ont eu accès à des informations économiques de haute importance dans le cadre de leur travail en Algérie. A en croire des sources au fait de ce dossier, nombre de ces bureaux n'ont même pas donné de garanties de confidentialité. La réalisation de ce catalogue est de nature, en outre, à faciliter le travail des entreprises locales et étrangères en quête d'études fiables avant le lancement de leurs projets en Algérie, tout en sécurisant les données. Une carte des bureaux d'études serait un atout de plus pour les opérateurs économiques.

Farouk D. quotidien Maghreb économique du 03/10/2010