10/04/2012

Les vérités, les promesses et les messages d’Ahmed Ouyahia

Rencontre RND-FCE




Ahmed Ouyahia prône la continuité dans la politique économique de l’Algérie. Ce lundi 9 avril, le chef du RND a exposé aux patrons du FCE, les grandes lignes du programme économique de son parti. Dans le débat qui a duré près de deux heures, Ouyahia a enfilé son costume de Premier ministre pour répondre aux questions des patrons. C’était inévitable pour le premier responsable de l’Exécutif. 
Les chefs d’entreprises, venus nombreux, ont profité de l’occasion pour exposer leurs revendications et obtenir des explications sur certaines décisions du gouvernement. Le débat intense, parfois passionné, a profité à Ouyahia, très à l’aise dans sa confrontation avec les patrons, pour exposer et défendre sa vision économique, critiquer poliment les chefs d'entreprises et tirer le signal d’alarme. Flatteur, ferme, homme de dossiers, libéral et nationaliste, Ouyahia s’est également voulu réaliste en partageant avec les patrons les inquiétudes de l’après‑pétrole.
Priorité à l’entreprise algérienne pour l’accès à la commande publique
Ouyahia commence par annoncer une nouvelle : « Au RND, nous partageons 25 mesures des 50 que vous avez développées », a‑t‑il dit, pour ensuite développer le programme de son parti, tout en assumant pleinement son bilan à la tête du gouvernement. Dans son exposé, Ouyahia a voulu séduire les patrons. Libéral, mais favorable à l’entreprise algérienne, le chef du RND développe, en prenant en compte la situation régionale (partition du Mali) et les revendications patronales. « Ce programme se décompose en sept volets », a‑t‑il dit.
Le premier est « la préservation d’une Algérie unie dans son territoire et son peuple ». Le Premier ministre ajoute pour rassurer : « on ne fait pas de distinction entre les entreprises publiques et les entreprises privées ». Pour Ouyahia, l’entreprise algérienne doit se préparer à la compétition avec le monde à partir de 2020, date de l’entrée en vigueur du démantèlement tarifaire avec l’Union européenne.Le chef du RND, propose une série de mesures à mettre en œuvre durant cette période de transition pour développer l’entreprise algérienne, notamment lui permettre d’accéder à la commande publique en priorité.
Dans le programme du RND, figure la maintien de la règle 49/51 sur l’investissement étranger, la présence de l’État à hauteur de 34 % durant cinq ans dans le capital des entreprises privatisées, la création de 40 zones industrielles, le transfert des eaux de la nappe albienne du Sahara vers les Hauts Plateaux, l’allègement des charges fiscales sur les bénéfices réinvestis, le maintien des 200 milliards de dinars de soutien annuel à l’agriculture…
« Je mets 10 milliards pour que ça brûle »
M. Ouyahia a justifié le soutien que l’État accorde aux entreprises publiques par la faiblesse du secteur privé en croissance et le fait que les étrangers ont boudé l’Algérie. Dans son exposé, il a reconnu qu’il est plus facile d'importer que d’investir en Algérie. M. Ouyahia  évoqué les lobbys mafieux qui entravent la lutte contre l’informel, l’utilisation du chèque et la facture dans les transactions commerciales. Pour la première fois depuis les émeutes de janvier 2011, le Premier ministre a fait une confidence lourde de sens : « les gens disaient, je mets 10 milliards et nahrgha [pour que ça brûle !]. Vous voulez le chèque ? ».
Avant de s’adresser aux patrons sur les dangers de l’économie parallèle : « à l’allure où nous allons, vous disparaîtrez ». Il poursuit : « avez‑vous vu quelqu’un, dans aucun pays au monde, venir avec un paquet d’argent et acheter 60 voitures ? Cela s’est passé lors du salon de l’automobile ». « L’informel est la plus grande menace sur l’économie », a‑t‑il dit, appelant « à un djihad contre ce phénomène ».
Ouyahia à Rebrab : « vous êtes une fierté pour ce pays »
Le patron de Cevital Issad Rebrab a pris la parole pour dire au Premier ministre que les problèmes algéro‑algériens sont le résultat du manque de dialogue entre les gouvernés et les gouvernants. « Pourquoi les autorités ne veulent‑elles pas libérer l’entreprise algérienne ? », s’est interrogé Rebrab qui a interpellé le chef du RND sur la mesure obligeant les privés algériens à s’associer avec le public pour investir dans certains secteurs. En réponse, Ouyahia n’a pas usé de la langue de bois. « Vous êtes un grand capitaine d’industrie », a‑t‑il commencé. « Vous avez rencontré deux problèmes. Le port (projet Cap 2015) et la pétrochimie », a précisé Ouyahia, rappelant que l’investissement dans les ports n’était pas encore ouvert au privé. Pour la pétrochomie, il a dit qu’il n’y a aucun véto. Tout comme pour la sidérurgie.  
Le Premier ministre a reconnu un glissement sur l’application de la règle 49/51 relative à l’investissement étranger au privé national. « Ce glissement a duré une année et quelques mois avant de s’arrêter », a‑t‑il assuré. Le Premier ministre a recommandé à Rebrab d’être patient, courageux et de savoir naviguer comme un grand capitaine d’industrie pour éviter les obstacles. « Vous êtes la fierté de ce pays », lui a‑t‑il lancé.
Le Premier ministre s’est prononcé contre l’instauration dans l’immédiat du week‑end universel comme réclamé par le FCE. Il a demandé aux patrons de balayer devant leur porte avant de critiquer le gouvernement sur ses lacunes. Il a mis en évidence, les faiblesses du patronat algérien, plus enclin à importer qu’à produire. « Dans le médicament, il y a 200 distributeurs et moins de 10 fabricants », a‑t‑il dit. Dans l’automobile, « on avance sur un terrain [camions, NDR] qui n’est pas envahi par les commerçants algériens ». Allusion aux concessionnaires automobiles et aux difficultés d’attirer un investisseur dans la fabrication de voitures. « On a importé les marques [de voitures, NDR] les plus bizarres au monde », a‑t‑il déploré.
Le Premier ministre a demandé aux patrons de dénoncer dans la presse les comportements bureaucratiques de l’administration. « Quand l’administration vous ferme la porte, utilisez la presse », a conseillé Ouyahia qui a lancé un appel aux opérateurs privés intéressés par la création d’une entreprise de fret maritime. « Notre flotte a coulé », a‑t‑il reconnu. 
La menace est proche
À la fin du débat, M. Ouyahia a dit que le gouvernement était bien conscient de la menace qui pèse sur l’Algérie du fait de sa dépendance vis‑à‑vis des hydrocarbures. « La menace n’est pas très lointaine. Si on ne fait pas de découvertes d’hydrocarbures importantes, on sera importateur sans ressources pour importer dans 15 ans », a‑t‑il affirmé.
Le Premier ministre, qui s’est voulue alarmiste, partage l’avis des experts et du FCE sur la nécessité de construire une économie moins dépendante des hydrocarbures. « On approche d’un moment où la rupture sera brutale », a averti M. Ouyahia qui a rappelé la période difficile du milieu des années quatre‑vingt‑dix, où le prix de la baguette de pain était passé de 1 DA à 7,5 DA en une nuit ! « Je me demande parfois si cela s’est produit sur une autre planète. Si on n’avait pas vécu le terrorisme, que se serait‑il passé ? ».

08/04/2012

Il veut rendre le vote obligatoire



Farouk Ksentini propose des sanctions contre les abstentionnistes


Farouk Ksentini propose de rendre obligatoire le vote et d’infliger des sanctions aux abstentionnistes pour lutter contre l’abstention lors des joutes électorales. « Il ne s’agit pas de couper la tête des gens mais bien de trouver des sanctions appropriées à ce comportement négatif », a déclaré ce samedi 7 avril le président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH) sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Me Ksentini juge l’abstention « inadmissible » dans un pays ou plus d’un million de martyrs ont donné leur vie « pour arracher ce droit de vote ». Pour lui, « il est difficile, voire impossible, d’exiger des comptes de l’État ou d’élus "mal élus" lorsque le minimum qui nous a été demandé, celui de voter, n’est pas accompli ».
 
Comme le pouvoir, la Commission de Ksentini craint donc l’abstention lors des législatives du 10 mai et fait campagne pour le vote massif, sans toutefois donner de consignes. « Lorsque je défends le principe de vote obligatoire, je ne donne aucune consigne de vote pour un ou des partis précis. Je dis simplement que l’abstention ne profite à personne », a‑t‑il dit, suggérant aux « mécontents » de déposer un bulletin nul. En analysant les motifs pouvant favoriser le boycott, Ksentini ménage le pouvoir et critique les partis politiques. Ce qui inquiète le plus Ksentini ce n’est pas la fraude physique, exercée sur les bulletins de vote, « puisqu’elle est contrôlable ». « Les programmes des partis algériens sont des suites de mots et de promesses irréalisables », déplore‑t‑il. Voilà un domaine sur lequel il faut durement travailler,selon lui, pour intéresser les électeurs. 
 
Ksentini estime que toutes les garanties possibles et imaginables permettant la transparence des élections législatives ont étés données par les autorités : « Je ne sais pas ce qu’on peut faire de plus », a‑t‑il dit. Le président de la CNCPPDH regrette la décision prise par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de boycotter les élections législatives. « Le RCD est un parti crédible, capable d’apporter un plus aux citoyens et à ces élections qui se tiennent dans une période particulière ».
 
Me Ksentini estime que la religion doit être tenue à l’écart de la politique. « Lorsqu’il s’agit de politique, nous sommes dans le domaine terrestre auquel il faut apporter des réponses terrestres et pratiques ».  Cet avocat écarte « complètement » le risque de réédition du scenario de 1991, avec une victoire écrasante des islamistes de l’ex‑FIS aux législatives et l’annulation du processus électoral. 
 
Sur le conflit qui oppose le ministère de l’Intérieur à la Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL), Me Ksentini s’est contenté d’appeler les deux parties au dialogue. 
 
 
Ksentini critique le secteur de la santé 
 
Par ailleurs, Ksentini est revenu sur l’insuffisance de l’accès aux soins, un chapitre très longuement développé dans le dernier rapport de la CNCPPDH. Très critique, il estime ne pas comprendre la détérioration du secteur de la santé : un secteur « qui se portait mieux durant les années soixante‑dix ».
 
« Nous n’inventons rien. Ce qui a été constaté sur le terrain a été rapporté par la Commission », précise‑t‑il. Avant de poursuivre : « Nous ne ciblons personne et nous n’avons absolument aucun compte à régler avec qui que ce soit. Bien au contraire, nous avons des gens qui travaillent et nous comprenons absolument que les gens qui travaillent soient susceptibles de se tromper », conclut‑il.
tsa du 08/04/2012

04/04/2012

Une politique bien difficile à …. Diriger (pardon) digérer !!!


Un jour je me suis senti mal, je voulais vomir mais je n’y arrivais pas. Fait très bizarre, dés que je me souviens de ma9rout, mon estomac se soulève, je cours alors vers le lavabo, pensant que j’allais dégueuler mes tripes, mais rien, …. niet, ….. nada…. rien ne semble vouloir sortir pourtant je viens de terminer de manger mais rien ne sort.
Je me demande pourquoi à chaque fois que je pense a ce gâteau ou galette  ancestral (c’est selon le niveau de vie que menaient vos parents) et qui a longtemps garni les tables de nos fêtes, pousse mon estomac au bouleversement.
Je décide d’aller à l’hosto voir ce qu’il en est. Aux urgences, j’explique au jeune médecin ce qui m’arrive, il me demande de faire une fibro, ce que je fis en sa compagnie, Rien me dit-il tout est normal, même le jeune médecin ne comprenait rien à mes réactions œsophagiennes. Adossé au mur du couloir, le médecin ne savait pas quoi me dire et semblait plutôt agacé. Il songeait même à me faire une recto. Une proposition que je trouvais assez incohérente car je ne paraissais pas souffrir de colopathie. Soudain il pense à une œsophagite péristaltique, c’est comme si votre œsophage imitait le déplacement d’un serpent sauf que lui (mon œsophage) n’avançait pas d’un iota, reste qu’il ne savait toujours pas quelle en était la cause. Un Viel homme en blouse blanche passe puis s’arrête devant mon jeune toubib surement pour lui demander ce qui l’agaçait, il comprit tout de suite en m’entendant refluer derrière lui, le jeune médecin finit par lui soumettre mon cas.
Le Viel homme se retourne vers moi, me regarde et me pose une question, je dois dire assez mystérieuse, A quoi pensez vous, juste avant d’avoir cette réaction ?
Bizarrement au Ma9rout Monsieur, dis-je, sans que je n’en aie mangé aujourd’hui et d’ailleurs là vous m’excusez mais j’ai une envie pressante de …. Je n’ai pu continuer ma phrase car j’étais en pleine crise, mais là encore une fois rien ne sort.
Le Viel homme me pris alors par le bras, et me demanda la dernière fois que j’ai fais mes courses.
Sans le faire attendre, je lui dis ce matin pourquoi ?
Parce que je crois que le jeune confrère devrait vous orienter vers un psychologue. Je ne souffre pas de problème psychique que je sache Monsieur. Tout porte à croire que vous simulez une réaction psychosomatique à quelque chose ou des choses qui vous répugnent.
Je suis d’accord Monsieur, lui rétorqué-je mais avouez que j’ai du mal à vous suivre et surtout expliquer le lien entre un…m****… (ce que vous savez) …. Et mon état œsophagien.
Vous avez un Syndrome que l’on nomme chez nous…. le syndrome du ma9rout …. mais je ne peux pas m’avancer dessus, vu que le psy devra d’abord vous poser certaines questions qui devraient conclure à cet état.
Bref, je pris mon courage à deux mains et demande au jeune médecin de m’orienter.
Sur le chemin, j’essaye d’analyser ce que me disait le Viel homme en blouse blanche. Mais sa question sur les courses me turlupine à tel point que j’ai commencé à dérouler ma matinée. Là je me souviens du marché dans le quel tout les légumes sont devenus des fruits et les fruits des bijoux en or, la tomate à 120 DA, la PT à 100, l’Haricot à 350 la courgette à 130. Mon cœur se noue à nouveau parce que le Ministre de l’agriculture avait promis un rétablissement à la normale des prix au début de ce mois. Ce que je vis ce matin était tout à fait le contraire.
En m’échappant du marché, je rentre dans la première superette, histoire de voir ce que je pourrais mettre comme conserve sur la  table et là je constate enfin de compte que les prix de l’huile du sucre et de la semoule avaient plutôt augmenté depuis la fameuse décision du Ministère du commerce l’an dernier. Pourtant ils nous avaient promis que les prix des produits de première nécessité allaient se stabiliser et là je m’arrête net ….je comprenais désormais le lien du m*****…. (avec ce que vous savez) et mon situation stomacale.
Eureka me dis-je, je me comprend…. Avec de l’huile, de la semoule et du miel bon marché on fait du m*****… je finis par comprendre que nos dirigeants nous ont tellement gavé de ma9rout que inconsciemment j’en suis devenu allergique.
Messieurs les futurs député je vous conjure d’arrêter de nous bassiner ‘Rakoum Cheba3touna Ma9rout’

31/03/2012

Il garde son poste de ministre de la Justice

La désignation de Tayeb Belaïz à la présidence du Conseil constitutionnel est-elle constitutionnelle ?



Jeudi 29 mars, la Présidence de la République annonçait à travers un communiqué de quelques lignes la nomination de Tayeb Belaïz à la tête du Conseil constitutionnel (CC) en remplacement de Boualem Bessaïh, 82 ans, arrivé en fin de mandat en septembre 2011. Aucune précision n’a été avancée sur le choix de Tayeb Belaïz alors qu’il est toujours ministre de la Justice, poste qu’il occupe depuis bientôt neuf ans. A‑t‑il démissionné de son poste ? Aucune indication. Aucune explication non plus sur les raisons de la désignation de Tayeb Belaïz à ce poste sensible dans la hiérarchie de l’État.
Ancien fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, ancien magistrat, ancien président de la Cour de Sidi Bel Abbès, Tayeb Belaïz, 64 ans, originaire de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, a également été conseiller à la Cour Suprême. Il est entré au gouvernement avec la venue d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999. Dès lors, il est réputé proche de l’entourage du chef de l’État.
Un choix tactique ? Possible. Il reste que le maintien de Tayeb Belaïz à son poste de ministre de la Justice pose problème. Il est même contraire à la Constitution puisque l’article 164 précise qu’aussitôt élus ou désignés, « les membres du Conseil cessent tout autre mandat, fonction, charge ou mission »Ainsi, selon ce texte, Tayeb Belaïz doit démissionner de son poste actuel, sans quoi il serait dans la violation pure et simple de la Constitution, le comble pour un ministre de la Justice !
Le président de la République lui a‑t‑il demandé de quitter ses fonctions ? Le cas échéant, qui va le remplacer, sachant que la durée de vie du gouvernement que dirige Ahmed Ouyahia ne peut pas dépasser les deux mois dans la mesure où un nouvel Exécutif sera désigné après les élections législatives du 10 mai 2012 ?
Les observateurs se demandent aussi s’il serait normal de laisser le poste de ministre de la Justice vacant alors que ce département aura un rôle important à jouer dans le suivi de l’opération électorale. La présence des magistrats lors du prochain scrutin est présentée comme un gage de régularité et de transparence de la consultation électorale pour la désignation de la chambre basse du Parlement. Tayeb Belaïz ne peut donc pas être juge et partie, assurer le déroulement des élections, d’une manière ou d’une autre, et valider ensuite les résultats du vote. L’une des missions du Conseil constitutionnel est justement d’officialiser les résultats des urnes.
Outre le fait que cette position soit anticonstitutionnelle, le cumul de deux postes par Tayeb Belaïz peut suggérer la préparation d’une fraude par anticipation. D’où la nécessaire réaction des partis impliqués dans la course électorale. Ceux‑ci gardent curieusement un silence lourd deux jours après l’annonce présidentielle.
Sur un autre plan, la Présidence de la République n’a rien dit sur la non‑désignation à temps d’un président du Conseil constitutionnel alors que le mandat de Boualem Bessaïh prenait fin en septembre 2011. Qu’en est‑il des lois votées par les deux chambres du Parlement durant cette période ? Sont‑elles constitutionnelles ? Avec un président ayant achevé son mandat, et donc privé de toute qualité légale et morale de décider, le Conseil constitutionnel n’était plus en mesure de se prononcer sur les lois adoptées par l’APN et le Sénat. Pourtant, cela n’a pas empêché le gouvernement de mettre en application ces textes. Sommes‑nous dans une situation de totale illégalité ? Le mandat de deux autres membres du Conseil constitutionnel, Tayeb Ferahi  et Dine Bendjebara a également expiré. Rien n’a été dit officiellement sur leur situation et sur leur remplacement. Cette manière étrange de gérer les institutions de l’État algérien doit susciter le débat. Un débat urgent.
tsa 31/03/2012 

18/03/2012

Bouteflika appelle à écrire l'histoire

Sans falsification des faits ?


L’histoire de la guerre de Libération nationale n’a pas encore été écrite.

Le constat est partagé par les universitaires, chercheurs et écrivains, 50 ans après l’indépendance du pays. Même les acteurs en parlent dans des cercles privés. Les observateurs estiment que les historiens algériens n’ont pas fait leur travail comme il le faut.
Ils sont rares à s’exprimer aujourd’hui sur cette question, sur «les clauses secrètes» des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962, sur la crise du FLN de l’été 1962, sur les assassinats politiques durant la guerre de Libération et après l’indépendance du pays, sur le rôle réel joué par certains officiers de l’ALN, sur l’armée des frontières… Dans un message adressé à l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), réunie cette semaine au Club des Pins pour un congrès, le président Abdelaziz Bouteflika a appelé,  pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 1999, à écrire l’histoire du mouvement national.
Comment ? « Sur la base d’une vision pertinente et de critères objectifs de manière à répondre à l’aspiration de tous les Algériens et Algériennes, à savoir une histoire où l’on se réconcilie  avec soi sans sélection, ni exclusion, ni occultation ou falsification des faits», a-t-il écrit.
Le chef l’Etat reconnaît implicitement que tout n’a pas été dit sur la guerre de Libération nationale et que des mensonges existent. Le problème est que Bouteflika compte sur une organisation, l’ONM, qui n’a rien fait pour dire aux jeunes générations toute la vérité sur la guerre de 1954-1962. Il n’y a eu jusque-là que des discours, des promesses et des projets.
Des projets qui n’ont jamais abouti.
Au plus fort de la polémique sur «les bienfaits de la colonisation», avec la loi française du 23 février 2005, l’ONM a gardé le silence. Elle n’a rien dit aussi lorsque le débat sur la torture des nationalises algériens par l’armée française a été ouvert, plus en France qu’en Algérie. L’ONM a fermé yeux et oreilles sur les essais nucléaires français dans le Sud algérien et leurs effets néfastes ressentis jusqu’à aujourd’hui.
Comme elle a complètement ignoré la question des archives détenues par le ministère de la Défense nationale. Malgré cela, Bouteflika a dit : «Je souhaite que cette organisation soit une citadelle qui fournira à l’école algérienne de l’histoire la matière authentique aidant à assainir  notre histoire des éclaboussures des écrits irréfléchis et des souillures des campagnes de désinformation coloniales.» Pendant cinquante ans, l’ONM n’a rien fourni à l’école algérienne, où l’histoire officielle est enseignée, comment le fera-t-elle aujourd’hui ? Peut-être que la présidence de la République a une réponse…

 
Fayçal Métaoui el watan du 18 Mars 2012

11e congrès de l'ONM : protesta des maquisardes


Les anciennes maquisardes, dont Meriem Belmihoub‑Zerdani, n’ont pas caché leur colère, samedi 17 mars, à l’annonce de la composition du bureau de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) dont elles ont été exclues. Au même moment, l'Organisation a été destinatrice d'un message de Bouteflika réitérant son appel à un vote massif...

Mme Zerdani a contesté publiquement l’exclusion des anciennes combattantes de ce bureau. "Cinquante ans après l’indépendance, c’est malheureux que les femmes moudjahidate ne soient pas représentées dans ce bureau", a-t-elle déclaré à la presse, en marge des travaux de ce congrès. L’ancienne sénatrice exige la nomination d’au moins trois femmes. "Nous avons fait le maquis, lutté au même titre que les hommes. Nous demandons notre part. La Constitution a consacré l’égalité des sexes", a‑t‑elle ajouté.
D’autres anciennes maquisardes, présentes dans la salle, ont également contesté la composition exlusivement "mâle" du bureau. De plus, les femmes n’ont pas apprécié le fait qu’aucune d’entre elles n’ait été honorée par l’ONM. "Treize moudjahidine ont été honorés. Aucune femme ne l’a été. Nous sommes là juste pour la galerie", a déploré Mme Zerdani lors de ce 11e congrès de l'ONM qui s'est ouvert, rappelons-le, samedi dernier à Alger. A cette occasion, le président de la République a, dans un message adressé au secrétaire général de l'O.N.M, Saïd Abadou, dans lequel il réitère ses appels aux Algériens pour un vote "massif" au scrutin législatif du 10 mai: "Les élections législatives dont la transparence et la crédibilité sont garanties vont être un grand pas qui répond à la volonté de changement exprimé», convaincu, a-t-il dit "que les prochaines élections législatives qui interviendront à la lumière de nouvelles donnes, en termes de garanties offertes et de moyens juridiques confortés et autres exigences, constitueront une transition sûre et de qualité qui cadre avec la volonté de changement et avec notre détermination à éradiquer certains procédés résiduels qui ont entaché les structures publiques voire l’image des institutions de l’Etat et leurs missions." et ce, au moment où les Meriem Belmihoub-Zerdani s'élève contre l'exclusion des femmes moudjahida du bureau réélu de l'Organisation.
Née le 1er avril 1935 à Alger, épouse de Abdelaziz Zerdani, moudjahid et ancien ministre du Travail entre 1965 et 1967, elle rejoint, jeune, les rangs du FLN à partir de juin 1955. Arrêtée à plusieurs reprises, elle subira les affres de l’armée française. Devenue l’une des premières femmes députées de 1962 à 1964, elle quitte la politique pour le droit et devient avocate au barreau d’Alger en 1964. Ministre conseiller pour les Affaires juridiques et administratives auprès du chef du gouvernement en 1992, elle est désignée le 27 décembre 1997 dans le tiers présidentiel comme sénatrice. Après cette carrière au Conseil de la nation,Meriem Belmihoub-Zerdani a été élue comme experte au sein du Comité des Nations unies contre la discrimination à l’égard des femmes depuis janvier 2003.
R. N. lematindz.net du 18Mars 2012

Mon programme politique? El Batata à 25 Da



STOP..... Pomme de terre à 100Da.......STOP.....Pomme de terre à 100Da.......STOP... 
Tout est question d'accointances et d'arrangements. Les prix des Fruits et légumes ne cessent de grimper même avec une année généreuse en pluviométrie.

les années précédentes, on m'a toujours dit que c'est parce qu'il n'y avait pas de pluie que les prix sont aussi élevés.

Décidément, ce n'est plus une question de caprices de dame nature mais de l'humain. Dans la vie il y a des êtres humains et ... des autres humains. L'opportunisme est bien ancré chez nous, bien plus que l'on pense. Aujourd'hui, la chkara fait des heureux et plus de malheureux... Remarque c'est bien fait pour nous. Chacun n'a d'yeux que pour soit et aujourd'hui nous récoltons le fruit de notre égoïsme.

Il y a quelque années de celà, l'Etat voulu réguler la disponibilité des Fruits et Légumes (ainsi que les prix) sur toute l'année afin d'éviter tout phénomène de pénurie (rappelons nous bien récemment de la pénurie de Pomme de terre qui nous a amené à manger de la patate Canadienne destinée pour l'Elevage porcin). Ils s'en sont bien gardé puisque maintenant la pénurie, ça se règle et se commande.

En effet, pour "réguler" ce créneau , l'Etat par le biais du Ministère de l'Agriculture, avait encouragé la création de Chambres froides. Ce sont les opportunistes qui comme d'habitude flairent les bonnes affaires qui ont en bien profité puisque l'Etat ne demande jamais des justificatifs de formation dans telle ou telle discipline (cette activité aurait pu être éligible pour des personnes ayant fait des études dans le froid, dans les technologie alimentaires ...etc.) mais voila que cette frange est encore ignorée volontairement. Les investisseurs véreux affluent et l'on voit dans certaines régions du pays comme Ain Defla, Blida, Alger, fleurir des chambre froides.

Ce sont ces chambres qui doivent prendre le relais de l'exploitation une fois la récolte finie et c'est les Chambres froides qui régulent les marchés de gros. les propriétaires des chambres se sont vu octroyé l'occasion d'ouvrir et de fermer le robinet. Ainsi, C'est les prix qui sont régulé à leurs aises et non pas la disponibilité. le reste on le connait tous.
Bonne fête de l'indépendance
mouqawal