31/03/2012

Il garde son poste de ministre de la Justice

La désignation de Tayeb Belaïz à la présidence du Conseil constitutionnel est-elle constitutionnelle ?



Jeudi 29 mars, la Présidence de la République annonçait à travers un communiqué de quelques lignes la nomination de Tayeb Belaïz à la tête du Conseil constitutionnel (CC) en remplacement de Boualem Bessaïh, 82 ans, arrivé en fin de mandat en septembre 2011. Aucune précision n’a été avancée sur le choix de Tayeb Belaïz alors qu’il est toujours ministre de la Justice, poste qu’il occupe depuis bientôt neuf ans. A‑t‑il démissionné de son poste ? Aucune indication. Aucune explication non plus sur les raisons de la désignation de Tayeb Belaïz à ce poste sensible dans la hiérarchie de l’État.
Ancien fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, ancien magistrat, ancien président de la Cour de Sidi Bel Abbès, Tayeb Belaïz, 64 ans, originaire de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, a également été conseiller à la Cour Suprême. Il est entré au gouvernement avec la venue d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999. Dès lors, il est réputé proche de l’entourage du chef de l’État.
Un choix tactique ? Possible. Il reste que le maintien de Tayeb Belaïz à son poste de ministre de la Justice pose problème. Il est même contraire à la Constitution puisque l’article 164 précise qu’aussitôt élus ou désignés, « les membres du Conseil cessent tout autre mandat, fonction, charge ou mission »Ainsi, selon ce texte, Tayeb Belaïz doit démissionner de son poste actuel, sans quoi il serait dans la violation pure et simple de la Constitution, le comble pour un ministre de la Justice !
Le président de la République lui a‑t‑il demandé de quitter ses fonctions ? Le cas échéant, qui va le remplacer, sachant que la durée de vie du gouvernement que dirige Ahmed Ouyahia ne peut pas dépasser les deux mois dans la mesure où un nouvel Exécutif sera désigné après les élections législatives du 10 mai 2012 ?
Les observateurs se demandent aussi s’il serait normal de laisser le poste de ministre de la Justice vacant alors que ce département aura un rôle important à jouer dans le suivi de l’opération électorale. La présence des magistrats lors du prochain scrutin est présentée comme un gage de régularité et de transparence de la consultation électorale pour la désignation de la chambre basse du Parlement. Tayeb Belaïz ne peut donc pas être juge et partie, assurer le déroulement des élections, d’une manière ou d’une autre, et valider ensuite les résultats du vote. L’une des missions du Conseil constitutionnel est justement d’officialiser les résultats des urnes.
Outre le fait que cette position soit anticonstitutionnelle, le cumul de deux postes par Tayeb Belaïz peut suggérer la préparation d’une fraude par anticipation. D’où la nécessaire réaction des partis impliqués dans la course électorale. Ceux‑ci gardent curieusement un silence lourd deux jours après l’annonce présidentielle.
Sur un autre plan, la Présidence de la République n’a rien dit sur la non‑désignation à temps d’un président du Conseil constitutionnel alors que le mandat de Boualem Bessaïh prenait fin en septembre 2011. Qu’en est‑il des lois votées par les deux chambres du Parlement durant cette période ? Sont‑elles constitutionnelles ? Avec un président ayant achevé son mandat, et donc privé de toute qualité légale et morale de décider, le Conseil constitutionnel n’était plus en mesure de se prononcer sur les lois adoptées par l’APN et le Sénat. Pourtant, cela n’a pas empêché le gouvernement de mettre en application ces textes. Sommes‑nous dans une situation de totale illégalité ? Le mandat de deux autres membres du Conseil constitutionnel, Tayeb Ferahi  et Dine Bendjebara a également expiré. Rien n’a été dit officiellement sur leur situation et sur leur remplacement. Cette manière étrange de gérer les institutions de l’État algérien doit susciter le débat. Un débat urgent.
tsa 31/03/2012 

18/03/2012

Bouteflika appelle à écrire l'histoire

Sans falsification des faits ?


L’histoire de la guerre de Libération nationale n’a pas encore été écrite.

Le constat est partagé par les universitaires, chercheurs et écrivains, 50 ans après l’indépendance du pays. Même les acteurs en parlent dans des cercles privés. Les observateurs estiment que les historiens algériens n’ont pas fait leur travail comme il le faut.
Ils sont rares à s’exprimer aujourd’hui sur cette question, sur «les clauses secrètes» des Accords d’Evian signés le 18 mars 1962, sur la crise du FLN de l’été 1962, sur les assassinats politiques durant la guerre de Libération et après l’indépendance du pays, sur le rôle réel joué par certains officiers de l’ALN, sur l’armée des frontières… Dans un message adressé à l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), réunie cette semaine au Club des Pins pour un congrès, le président Abdelaziz Bouteflika a appelé,  pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 1999, à écrire l’histoire du mouvement national.
Comment ? « Sur la base d’une vision pertinente et de critères objectifs de manière à répondre à l’aspiration de tous les Algériens et Algériennes, à savoir une histoire où l’on se réconcilie  avec soi sans sélection, ni exclusion, ni occultation ou falsification des faits», a-t-il écrit.
Le chef l’Etat reconnaît implicitement que tout n’a pas été dit sur la guerre de Libération nationale et que des mensonges existent. Le problème est que Bouteflika compte sur une organisation, l’ONM, qui n’a rien fait pour dire aux jeunes générations toute la vérité sur la guerre de 1954-1962. Il n’y a eu jusque-là que des discours, des promesses et des projets.
Des projets qui n’ont jamais abouti.
Au plus fort de la polémique sur «les bienfaits de la colonisation», avec la loi française du 23 février 2005, l’ONM a gardé le silence. Elle n’a rien dit aussi lorsque le débat sur la torture des nationalises algériens par l’armée française a été ouvert, plus en France qu’en Algérie. L’ONM a fermé yeux et oreilles sur les essais nucléaires français dans le Sud algérien et leurs effets néfastes ressentis jusqu’à aujourd’hui.
Comme elle a complètement ignoré la question des archives détenues par le ministère de la Défense nationale. Malgré cela, Bouteflika a dit : «Je souhaite que cette organisation soit une citadelle qui fournira à l’école algérienne de l’histoire la matière authentique aidant à assainir  notre histoire des éclaboussures des écrits irréfléchis et des souillures des campagnes de désinformation coloniales.» Pendant cinquante ans, l’ONM n’a rien fourni à l’école algérienne, où l’histoire officielle est enseignée, comment le fera-t-elle aujourd’hui ? Peut-être que la présidence de la République a une réponse…

 
Fayçal Métaoui el watan du 18 Mars 2012

11e congrès de l'ONM : protesta des maquisardes


Les anciennes maquisardes, dont Meriem Belmihoub‑Zerdani, n’ont pas caché leur colère, samedi 17 mars, à l’annonce de la composition du bureau de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) dont elles ont été exclues. Au même moment, l'Organisation a été destinatrice d'un message de Bouteflika réitérant son appel à un vote massif...

Mme Zerdani a contesté publiquement l’exclusion des anciennes combattantes de ce bureau. "Cinquante ans après l’indépendance, c’est malheureux que les femmes moudjahidate ne soient pas représentées dans ce bureau", a-t-elle déclaré à la presse, en marge des travaux de ce congrès. L’ancienne sénatrice exige la nomination d’au moins trois femmes. "Nous avons fait le maquis, lutté au même titre que les hommes. Nous demandons notre part. La Constitution a consacré l’égalité des sexes", a‑t‑elle ajouté.
D’autres anciennes maquisardes, présentes dans la salle, ont également contesté la composition exlusivement "mâle" du bureau. De plus, les femmes n’ont pas apprécié le fait qu’aucune d’entre elles n’ait été honorée par l’ONM. "Treize moudjahidine ont été honorés. Aucune femme ne l’a été. Nous sommes là juste pour la galerie", a déploré Mme Zerdani lors de ce 11e congrès de l'ONM qui s'est ouvert, rappelons-le, samedi dernier à Alger. A cette occasion, le président de la République a, dans un message adressé au secrétaire général de l'O.N.M, Saïd Abadou, dans lequel il réitère ses appels aux Algériens pour un vote "massif" au scrutin législatif du 10 mai: "Les élections législatives dont la transparence et la crédibilité sont garanties vont être un grand pas qui répond à la volonté de changement exprimé», convaincu, a-t-il dit "que les prochaines élections législatives qui interviendront à la lumière de nouvelles donnes, en termes de garanties offertes et de moyens juridiques confortés et autres exigences, constitueront une transition sûre et de qualité qui cadre avec la volonté de changement et avec notre détermination à éradiquer certains procédés résiduels qui ont entaché les structures publiques voire l’image des institutions de l’Etat et leurs missions." et ce, au moment où les Meriem Belmihoub-Zerdani s'élève contre l'exclusion des femmes moudjahida du bureau réélu de l'Organisation.
Née le 1er avril 1935 à Alger, épouse de Abdelaziz Zerdani, moudjahid et ancien ministre du Travail entre 1965 et 1967, elle rejoint, jeune, les rangs du FLN à partir de juin 1955. Arrêtée à plusieurs reprises, elle subira les affres de l’armée française. Devenue l’une des premières femmes députées de 1962 à 1964, elle quitte la politique pour le droit et devient avocate au barreau d’Alger en 1964. Ministre conseiller pour les Affaires juridiques et administratives auprès du chef du gouvernement en 1992, elle est désignée le 27 décembre 1997 dans le tiers présidentiel comme sénatrice. Après cette carrière au Conseil de la nation,Meriem Belmihoub-Zerdani a été élue comme experte au sein du Comité des Nations unies contre la discrimination à l’égard des femmes depuis janvier 2003.
R. N. lematindz.net du 18Mars 2012

Mon programme politique? El Batata à 25 Da



STOP..... Pomme de terre à 100Da.......STOP.....Pomme de terre à 100Da.......STOP... 
Tout est question d'accointances et d'arrangements. Les prix des Fruits et légumes ne cessent de grimper même avec une année généreuse en pluviométrie.

les années précédentes, on m'a toujours dit que c'est parce qu'il n'y avait pas de pluie que les prix sont aussi élevés.

Décidément, ce n'est plus une question de caprices de dame nature mais de l'humain. Dans la vie il y a des êtres humains et ... des autres humains. L'opportunisme est bien ancré chez nous, bien plus que l'on pense. Aujourd'hui, la chkara fait des heureux et plus de malheureux... Remarque c'est bien fait pour nous. Chacun n'a d'yeux que pour soit et aujourd'hui nous récoltons le fruit de notre égoïsme.

Il y a quelque années de celà, l'Etat voulu réguler la disponibilité des Fruits et Légumes (ainsi que les prix) sur toute l'année afin d'éviter tout phénomène de pénurie (rappelons nous bien récemment de la pénurie de Pomme de terre qui nous a amené à manger de la patate Canadienne destinée pour l'Elevage porcin). Ils s'en sont bien gardé puisque maintenant la pénurie, ça se règle et se commande.

En effet, pour "réguler" ce créneau , l'Etat par le biais du Ministère de l'Agriculture, avait encouragé la création de Chambres froides. Ce sont les opportunistes qui comme d'habitude flairent les bonnes affaires qui ont en bien profité puisque l'Etat ne demande jamais des justificatifs de formation dans telle ou telle discipline (cette activité aurait pu être éligible pour des personnes ayant fait des études dans le froid, dans les technologie alimentaires ...etc.) mais voila que cette frange est encore ignorée volontairement. Les investisseurs véreux affluent et l'on voit dans certaines régions du pays comme Ain Defla, Blida, Alger, fleurir des chambre froides.

Ce sont ces chambres qui doivent prendre le relais de l'exploitation une fois la récolte finie et c'est les Chambres froides qui régulent les marchés de gros. les propriétaires des chambres se sont vu octroyé l'occasion d'ouvrir et de fermer le robinet. Ainsi, C'est les prix qui sont régulé à leurs aises et non pas la disponibilité. le reste on le connait tous.
Bonne fête de l'indépendance
mouqawal 

Si l'Algérie m'était contée



L'oeuf à ... 15 Da, on aura tout vu décidément à l'occasion du cinquantenaire de ce cher pays qui nous fait payer chèrement notre indépendance.

Mais comment peut-on en arriver à cela?

La réponse est simple, c'est encore une histoire d'opportunistes véreux, qui croient dur comme fer, qu'il est possible de gagner de l'argent sans trop d'efforts et peu importe la manière... du moment qu'on ne vole pas car spolier n'est pas voler.

Ce sont en tout Trois personnes qui détiennent le marché de l'oeuf ... en Algérie. Pour les voir, il faut aller faire un tour du coté du marché des Eucalyptus (l'unique marché à l'échelle national) de l'oeuf, là ou atterrit toute notre omelette.

Quand il rentrent à trois, ils scrutent d'abord l'affluence, se rendent compte de la disponibilité ou non du produit puis décident.

quand le marché est bien pourvu en oeuf, il font entrer leurs marchandises et cassent les prix, bien plus bas que ce que proposent les producteurs. Abasourdi par le cours (car la bourse est aux Eucalyptus pas à la rue Amirouche) ils ne peuvent vendre à perte. Les 03 lascars, proposent alors un prix légèrement au dessus de ce qu'ils ont fixé au départ. Dépourvus les producteurs revendent la totalité de leurs produits. La suite tout le monde la connait, l'oeuf que vous achèterez vous coûtera 09 Da l'unité. 

Si le marché n'est pas bien achalandé, ils rachètent le tout avec un prix qui intéresse les producteurs.Ensuite ils fixent un prix à leur aise. Ce jour là vous achèterez partout votre oeuf à 15 Da (pour le moment).

Mais dites, l'Etat elle est ou dans tout cela?
Bonne fête de l'indépendance surtout
mouqawal 

30/01/2012

Louh veut voir ses cadres sur le terrain



Dans son exposé relatif au premier bilan de son département sur le chapitre de la lutte contre le chômage et de la promotion de l’emploi, il a estimé qu’il y a “une amélioration remarquée” des résultats.

“Nous ne devons plus rester dans nos bureaux et nous contenter de la routine. Le travail d’évaluation exige du mouvement et des initiatives locales.” C’est ce qu’a déclaré, hier, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, lors de la rencontre nationale des directeurs de l’emploi de wilaya (DEW) et des directeurs régionaux de l’emploi (Drem), qui s’est tenue à Alger, au siège de son département. Tayeb Louh a ainsi plaidé pour l’émergence d’une nouvelle “culture”, qui engloberait la recherche de “la vision complémentaire”, mais aussi “la transparence et l’honnêteté”, d’autant que celles-ci sont habilitées à “créer la crédibilité pour l’administration”. Sur un autre plan, le ministre n’a pas été avare en compliments. Dans son exposé relatif au premier bilan de son département sur le chapitre de la lutte contre le chômage et de la promotion de l’emploi, il a estimé qu’il y a “une amélioration remarquée” des résultats. Pour preuve, a-t-il indiqué, le nombre de projets réalisés dans le cadre de l’agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et de la caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) est passé de 30 106 en 2010 à 61 111 l’année suivante. Le ministre a, en outre, révélé que près de 75 000 postes de travail directs ont été créés en 2010, dans le cadre des dispositifs Ansej et Cnac, contre plus de 128 000 postes de travail en 2011, soit une augmentation de 70%.  Plus précis, Tayeb Louh a signalé qu’au 31 décembre 2011, 222 453 petites entreprises exercent à l’échelle nationale, des entreprises créées depuis la constitution des deux organismes (Ansej et Cnac), et qui ont engendré 570 406 postes de travail directs. Concernant l’autre dispositif, celui de l’aide à l’insertion professionnelle (Daip), le ministre du Travail a expliqué que celui-ci a connu “des améliorations” et permis l’insertion de 666 810 jeunes diplômés en 2011, contre 273 141 jeunes diplômés en 2010. Pour ce qui est du contrat de travail aidé (CTA), il a affirmé qu’environ 50 000 jeunes ont été recrutés dans ce cadre. “Aujourd’hui, j’insiste sur la partie relative à la formation des jeunes. Vous devez orienter les jeunes, car le monde du travail souffre d’insuffisances en matière de spécialités”, a-t-il dit à l’adresse des cadres régionaux et de wilaya. Et, pour souligner davantage l’importance de l’apport de “la main-d’œuvre qualifiée” sur le marché national du travail, ainsi que l’intérêt porté par son département à ce volet, le ministre s’est référé à l’accord conclu avec le ministère de la Formation professionnelle sur les demandeurs d’emploi âgés entre 16 et 20 ans. Par ailleurs, il rappellera que 9 716 jeunes ont bénéficié d’un cycle de formation dans le cadre de cet accord, dont 1 430 jeunes au cours de l’année 2011. Enfin, s’agissant de la relation entre l’agence nationale de l’emploi (Anem) et les entreprises économiques, en matière de placement et de “médiation”, le ministre a là aussi constaté une nette amélioration, puisque plus de 100 000 postes de travail/an sont créés dans le secteur économique par le biais de l’Anem, et ce, depuis “la réforme” de cette agence. “Il faut poursuivre la modernisation de l’agence pour parvenir à une plus grande transparence pour tous. La création de postes de travail dans le secteur économique exige une formation et une spécialité”, a signalé Tayeb Louh, invitant les directions et les agences à fixer comme “priorités” : le suivi de la main-d’œuvre nationale et celui des métiers de manufacture (électricien, plombier…). “Aujourd’hui, nous devons poursuivre le chemin avec un plus grand rythme”, a soutenu le ministre, en invitant les directeurs de l’emploi à prendre “les libertés” nécessaires pour tenir “l’opinion publique” informée et à “utiliser les moyens de communication les plus rapides”, à l’exemple du téléphone pour mettre fin aux lenteurs administratives. “Je vous encourage sur cette voie et vous assure de ma protection, dans le cadre de la loi”, a conclu M. Louh. En marge de la rencontre, ce dernier a annoncé que les secteurs pourvoyeurs d’emplois sont les services, le BTP et l’industrie.

Liberté du 30/12/2012

26/01/2012

Algerie: les ordinateurs du ministère de l’intérieur seraient truqués


Le quotidien El-watan du 12/01/2012 rapporte le témoignage d'un électeur algérien : Azzedine est originaire d’un quartier populaire situé; sur les hauteurs d’Alger.
Lors de la présidentielle de 2009, il avait opté; pour l’abstention. Ce geste est pour lui un acte politique exprimant sa désapprobation. Son père a, en revanche, voté. Inscrit sur la liste électorale de la commune d’El Biar, le patriarche de la famille était le seul à avoir donné une voix à n candidat en lice. Sauf que le père de Azzedine est décédé bien avant le jour du scrutin.

« Un voisin, agent dans un bureau de vote, m’a appelé pour me dire que mon père a déposé un bulletin dans l’urne », assure-t-il. C’est un cas parmi tant d’autres, qui illustre que le fichier électoral n’est pas fiable, comme le prétendent les responsables du ministère de l’Intérieur.
Mais enfin, le fichier électoral, point de départ de la fraude, peut-il lister quatre millions de nouveaux électeurs?

Le nombre d’Algériens nés entre 1991 et 1994 dépasse seulement, en 2012, les 2 millions à raison d’une moyenne de 700 000 naissances au cours de ces années. D’où; vient le chiffre de 4 millions avancé par le ministère de l’Intérieur ?
Les différentes commissions de contrôle des élections n’ont jamais eu droit de regard sur la confection du fichier électoral. Confirme le quotidien.
Et nous voilà; donc avec un Président de la république qui crie à celui qui veut l'entendre, que les prochaines élections du printemps 2012 seraient transparentes et en présence des observateurs étrangers, notamment, de la communauté européenne, de l'union africaine, de la ligue arabe, du conseil islamique... Mais pourquoi faire, Monsieur le Président, quand les jeux sont pipés dés le départ et que ces observateurs n'ont pas de droit de regard sur les listes électorales ?
De même, comme il existe un point de départ de la fraude à l'amont des élections, il existe aussi une fraude, plus importante, à l'aval du processus : peut-on faire confiance à Ould Kablia, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales ?

Celui-là; qui, du haut de sa mainmise sur le processus et les moyens, et qui, à la place d'afficher sa neutralité du fait de la mission publique à sa charge, il assure à travers les médias d'Etat qui devraient être ouverts à tous, que «le triomphe des islamistes en Afrique du Nord ne verra pas le jour en Algérie. La victoire des islamistes aux prochaines élections législatives est écartée».

Et ce ne sont pas là des propos d'un simple analyste politique, mais bien de la conviction d'un baron du pouvoir et qui sait de quoi il parle. Mais aussi des propos plus offensants ont été « promulgué » par le premier ministre Ahmed Ouyahia. 
«Il faut l'apport d'un miracle pour que les islamistes triomphent» aurait-il dit. 
Nenni, quand transparence il y a, c'est sur la supervision du déroulement et le contrôle des moyens, comme par exemple, le contrôle du circuit des flux informatiques qui produisent les résultats des élections.
Comme l’informatique permet à l’amont de nettoyer les bases de données en supprimant les doublons, les décédés, ceux qui ont déménagé, ceux qui ont quitté; le territoire national et ceux qui n’existent pas ou n’ont pas l’âge pour voter…et ainsi, mettre à la disposition des électeurs des listes épurées, claires et honnêtes, l’informatique, à l’image de nos administrateurs, permet aussi qu’on le corrompt en altérant ses programmes pour la fraude numérique et la manipulation des chiffres.

Les ordinateurs sont des instruments qu'on peut régler facilement pour la triche.
L'exemple le plus simple, très utilisé par les comptables au moment de la saisie, c'est celui qui consiste à renverser l'ordre des chiffres.
En 1988, Chadli Bendjedid a été élu par 18 % des suffrages exprimés, la commission chargée de superviser ces élections avait annoncé; alors le taux de 81% ! Sans doute avait-elle lu ce résultat sur l'écran d'un PC sans plus, et peut-être même en présence des observateurs sans qu’aucun ne s'est aperçu du renversement de l'ordre des chiffres.

Comment peut-on expliquer le rejet par le peuple du système du fait des émeutes de 1988, de la rafle des sièges des assemblées des APC et des wilayas par le FIS... et paradoxalement, un vote à 81 % pour le candidat de ce système ?

Mais quoi de plus simple, quand tous les logiciels de comptabilité sont dotés d'une matrice Excel, connue pour être facilement falsifiable.
Il s'agit tout simplement d’insérer une fonction dans le tableur ou de l'introduire comme macro dans le processus. Il n'y a pas magie que d’écrire en langage informatique la formule qui sépare les chiffres d'une cellule, les compare et les permute du plus grand au plus petit.
Rien ne nous indique que les ordinateurs du ministère de l'intérieur et des collectivités locales ne soient pas truqués.
Avant d'amener ces observateurs étrangers et s'acquitter des coûts de leur « recrutement »; pour l’événement, l'opposition en Algérie devrait exiger un droit de regard sur tout le processus électoral, du début jusqu'à la fin, on s'aidant des experts en la matière.
En 1991, lors des élections législatives que le FIS avait gagnées et puis annulées du fait du coup d'Etat des militaires, l'outil informatique du ministère de l'intérieur ne pouvait jouer aucun rôle déterminant sur les résultats. Le comptage des voix issues des urnes s'est fait manuellement sur place dans le bureau de vote. Ainsi, aucune alternative pour la fraude post-élection n'était possible. Faut-il revenir à la loi électorale de 1988 ?
Il importe peu que nous ayons une opposition en Algérie, car comment peut-on se dire « opposition » et qu'on ne s'oppose pas ?
Des acteurs payés pour jouer le rôle d'opposants dans un système fabriqué ?
Le rôle des observateurs étrangers est celui qui consiste à appuyer l'approbation des élections sans plus. Ils n'ont pas le droit de regard sur le processus, ni à l'amont, ni à l'aval.
Et même une abstention visible à l’œil nu, est falsifiable.
Merci à Alilou http://www.toutlemaghreb.com/