18/03/2012

Si l'Algérie m'était contée



L'oeuf à ... 15 Da, on aura tout vu décidément à l'occasion du cinquantenaire de ce cher pays qui nous fait payer chèrement notre indépendance.

Mais comment peut-on en arriver à cela?

La réponse est simple, c'est encore une histoire d'opportunistes véreux, qui croient dur comme fer, qu'il est possible de gagner de l'argent sans trop d'efforts et peu importe la manière... du moment qu'on ne vole pas car spolier n'est pas voler.

Ce sont en tout Trois personnes qui détiennent le marché de l'oeuf ... en Algérie. Pour les voir, il faut aller faire un tour du coté du marché des Eucalyptus (l'unique marché à l'échelle national) de l'oeuf, là ou atterrit toute notre omelette.

Quand il rentrent à trois, ils scrutent d'abord l'affluence, se rendent compte de la disponibilité ou non du produit puis décident.

quand le marché est bien pourvu en oeuf, il font entrer leurs marchandises et cassent les prix, bien plus bas que ce que proposent les producteurs. Abasourdi par le cours (car la bourse est aux Eucalyptus pas à la rue Amirouche) ils ne peuvent vendre à perte. Les 03 lascars, proposent alors un prix légèrement au dessus de ce qu'ils ont fixé au départ. Dépourvus les producteurs revendent la totalité de leurs produits. La suite tout le monde la connait, l'oeuf que vous achèterez vous coûtera 09 Da l'unité. 

Si le marché n'est pas bien achalandé, ils rachètent le tout avec un prix qui intéresse les producteurs.Ensuite ils fixent un prix à leur aise. Ce jour là vous achèterez partout votre oeuf à 15 Da (pour le moment).

Mais dites, l'Etat elle est ou dans tout cela?
Bonne fête de l'indépendance surtout
mouqawal 

30/01/2012

Louh veut voir ses cadres sur le terrain



Dans son exposé relatif au premier bilan de son département sur le chapitre de la lutte contre le chômage et de la promotion de l’emploi, il a estimé qu’il y a “une amélioration remarquée” des résultats.

“Nous ne devons plus rester dans nos bureaux et nous contenter de la routine. Le travail d’évaluation exige du mouvement et des initiatives locales.” C’est ce qu’a déclaré, hier, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, lors de la rencontre nationale des directeurs de l’emploi de wilaya (DEW) et des directeurs régionaux de l’emploi (Drem), qui s’est tenue à Alger, au siège de son département. Tayeb Louh a ainsi plaidé pour l’émergence d’une nouvelle “culture”, qui engloberait la recherche de “la vision complémentaire”, mais aussi “la transparence et l’honnêteté”, d’autant que celles-ci sont habilitées à “créer la crédibilité pour l’administration”. Sur un autre plan, le ministre n’a pas été avare en compliments. Dans son exposé relatif au premier bilan de son département sur le chapitre de la lutte contre le chômage et de la promotion de l’emploi, il a estimé qu’il y a “une amélioration remarquée” des résultats. Pour preuve, a-t-il indiqué, le nombre de projets réalisés dans le cadre de l’agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et de la caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) est passé de 30 106 en 2010 à 61 111 l’année suivante. Le ministre a, en outre, révélé que près de 75 000 postes de travail directs ont été créés en 2010, dans le cadre des dispositifs Ansej et Cnac, contre plus de 128 000 postes de travail en 2011, soit une augmentation de 70%.  Plus précis, Tayeb Louh a signalé qu’au 31 décembre 2011, 222 453 petites entreprises exercent à l’échelle nationale, des entreprises créées depuis la constitution des deux organismes (Ansej et Cnac), et qui ont engendré 570 406 postes de travail directs. Concernant l’autre dispositif, celui de l’aide à l’insertion professionnelle (Daip), le ministre du Travail a expliqué que celui-ci a connu “des améliorations” et permis l’insertion de 666 810 jeunes diplômés en 2011, contre 273 141 jeunes diplômés en 2010. Pour ce qui est du contrat de travail aidé (CTA), il a affirmé qu’environ 50 000 jeunes ont été recrutés dans ce cadre. “Aujourd’hui, j’insiste sur la partie relative à la formation des jeunes. Vous devez orienter les jeunes, car le monde du travail souffre d’insuffisances en matière de spécialités”, a-t-il dit à l’adresse des cadres régionaux et de wilaya. Et, pour souligner davantage l’importance de l’apport de “la main-d’œuvre qualifiée” sur le marché national du travail, ainsi que l’intérêt porté par son département à ce volet, le ministre s’est référé à l’accord conclu avec le ministère de la Formation professionnelle sur les demandeurs d’emploi âgés entre 16 et 20 ans. Par ailleurs, il rappellera que 9 716 jeunes ont bénéficié d’un cycle de formation dans le cadre de cet accord, dont 1 430 jeunes au cours de l’année 2011. Enfin, s’agissant de la relation entre l’agence nationale de l’emploi (Anem) et les entreprises économiques, en matière de placement et de “médiation”, le ministre a là aussi constaté une nette amélioration, puisque plus de 100 000 postes de travail/an sont créés dans le secteur économique par le biais de l’Anem, et ce, depuis “la réforme” de cette agence. “Il faut poursuivre la modernisation de l’agence pour parvenir à une plus grande transparence pour tous. La création de postes de travail dans le secteur économique exige une formation et une spécialité”, a signalé Tayeb Louh, invitant les directions et les agences à fixer comme “priorités” : le suivi de la main-d’œuvre nationale et celui des métiers de manufacture (électricien, plombier…). “Aujourd’hui, nous devons poursuivre le chemin avec un plus grand rythme”, a soutenu le ministre, en invitant les directeurs de l’emploi à prendre “les libertés” nécessaires pour tenir “l’opinion publique” informée et à “utiliser les moyens de communication les plus rapides”, à l’exemple du téléphone pour mettre fin aux lenteurs administratives. “Je vous encourage sur cette voie et vous assure de ma protection, dans le cadre de la loi”, a conclu M. Louh. En marge de la rencontre, ce dernier a annoncé que les secteurs pourvoyeurs d’emplois sont les services, le BTP et l’industrie.

Liberté du 30/12/2012

26/01/2012

Algerie: les ordinateurs du ministère de l’intérieur seraient truqués


Le quotidien El-watan du 12/01/2012 rapporte le témoignage d'un électeur algérien : Azzedine est originaire d’un quartier populaire situé; sur les hauteurs d’Alger.
Lors de la présidentielle de 2009, il avait opté; pour l’abstention. Ce geste est pour lui un acte politique exprimant sa désapprobation. Son père a, en revanche, voté. Inscrit sur la liste électorale de la commune d’El Biar, le patriarche de la famille était le seul à avoir donné une voix à n candidat en lice. Sauf que le père de Azzedine est décédé bien avant le jour du scrutin.

« Un voisin, agent dans un bureau de vote, m’a appelé pour me dire que mon père a déposé un bulletin dans l’urne », assure-t-il. C’est un cas parmi tant d’autres, qui illustre que le fichier électoral n’est pas fiable, comme le prétendent les responsables du ministère de l’Intérieur.
Mais enfin, le fichier électoral, point de départ de la fraude, peut-il lister quatre millions de nouveaux électeurs?

Le nombre d’Algériens nés entre 1991 et 1994 dépasse seulement, en 2012, les 2 millions à raison d’une moyenne de 700 000 naissances au cours de ces années. D’où; vient le chiffre de 4 millions avancé par le ministère de l’Intérieur ?
Les différentes commissions de contrôle des élections n’ont jamais eu droit de regard sur la confection du fichier électoral. Confirme le quotidien.
Et nous voilà; donc avec un Président de la république qui crie à celui qui veut l'entendre, que les prochaines élections du printemps 2012 seraient transparentes et en présence des observateurs étrangers, notamment, de la communauté européenne, de l'union africaine, de la ligue arabe, du conseil islamique... Mais pourquoi faire, Monsieur le Président, quand les jeux sont pipés dés le départ et que ces observateurs n'ont pas de droit de regard sur les listes électorales ?
De même, comme il existe un point de départ de la fraude à l'amont des élections, il existe aussi une fraude, plus importante, à l'aval du processus : peut-on faire confiance à Ould Kablia, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales ?

Celui-là; qui, du haut de sa mainmise sur le processus et les moyens, et qui, à la place d'afficher sa neutralité du fait de la mission publique à sa charge, il assure à travers les médias d'Etat qui devraient être ouverts à tous, que «le triomphe des islamistes en Afrique du Nord ne verra pas le jour en Algérie. La victoire des islamistes aux prochaines élections législatives est écartée».

Et ce ne sont pas là des propos d'un simple analyste politique, mais bien de la conviction d'un baron du pouvoir et qui sait de quoi il parle. Mais aussi des propos plus offensants ont été « promulgué » par le premier ministre Ahmed Ouyahia. 
«Il faut l'apport d'un miracle pour que les islamistes triomphent» aurait-il dit. 
Nenni, quand transparence il y a, c'est sur la supervision du déroulement et le contrôle des moyens, comme par exemple, le contrôle du circuit des flux informatiques qui produisent les résultats des élections.
Comme l’informatique permet à l’amont de nettoyer les bases de données en supprimant les doublons, les décédés, ceux qui ont déménagé, ceux qui ont quitté; le territoire national et ceux qui n’existent pas ou n’ont pas l’âge pour voter…et ainsi, mettre à la disposition des électeurs des listes épurées, claires et honnêtes, l’informatique, à l’image de nos administrateurs, permet aussi qu’on le corrompt en altérant ses programmes pour la fraude numérique et la manipulation des chiffres.

Les ordinateurs sont des instruments qu'on peut régler facilement pour la triche.
L'exemple le plus simple, très utilisé par les comptables au moment de la saisie, c'est celui qui consiste à renverser l'ordre des chiffres.
En 1988, Chadli Bendjedid a été élu par 18 % des suffrages exprimés, la commission chargée de superviser ces élections avait annoncé; alors le taux de 81% ! Sans doute avait-elle lu ce résultat sur l'écran d'un PC sans plus, et peut-être même en présence des observateurs sans qu’aucun ne s'est aperçu du renversement de l'ordre des chiffres.

Comment peut-on expliquer le rejet par le peuple du système du fait des émeutes de 1988, de la rafle des sièges des assemblées des APC et des wilayas par le FIS... et paradoxalement, un vote à 81 % pour le candidat de ce système ?

Mais quoi de plus simple, quand tous les logiciels de comptabilité sont dotés d'une matrice Excel, connue pour être facilement falsifiable.
Il s'agit tout simplement d’insérer une fonction dans le tableur ou de l'introduire comme macro dans le processus. Il n'y a pas magie que d’écrire en langage informatique la formule qui sépare les chiffres d'une cellule, les compare et les permute du plus grand au plus petit.
Rien ne nous indique que les ordinateurs du ministère de l'intérieur et des collectivités locales ne soient pas truqués.
Avant d'amener ces observateurs étrangers et s'acquitter des coûts de leur « recrutement »; pour l’événement, l'opposition en Algérie devrait exiger un droit de regard sur tout le processus électoral, du début jusqu'à la fin, on s'aidant des experts en la matière.
En 1991, lors des élections législatives que le FIS avait gagnées et puis annulées du fait du coup d'Etat des militaires, l'outil informatique du ministère de l'intérieur ne pouvait jouer aucun rôle déterminant sur les résultats. Le comptage des voix issues des urnes s'est fait manuellement sur place dans le bureau de vote. Ainsi, aucune alternative pour la fraude post-élection n'était possible. Faut-il revenir à la loi électorale de 1988 ?
Il importe peu que nous ayons une opposition en Algérie, car comment peut-on se dire « opposition » et qu'on ne s'oppose pas ?
Des acteurs payés pour jouer le rôle d'opposants dans un système fabriqué ?
Le rôle des observateurs étrangers est celui qui consiste à appuyer l'approbation des élections sans plus. Ils n'ont pas le droit de regard sur le processus, ni à l'amont, ni à l'aval.
Et même une abstention visible à l’œil nu, est falsifiable.
Merci à Alilou http://www.toutlemaghreb.com/

07/12/2011

L’insoutenable précarité de l’emploi

Un rapport de la Banque mondiale fait le diagnostic du monde du travail en Algérie



L’emploi non permanent domine le salariat. Le CDD est devenu la règle d’or pour le secteur privé. La fragilité de la politique algérienne de l’emploi résiderait dans son incapacité à conserver les postes de travail créés.

Si le gouvernement algérien se vante d’avoir relevé le pari de ramener le chômage à la barre des 10%, il ne peut pas en dire autant sur la stabilité de ces postes de travail. Un rapport de la Banque mondiale, réalisé par le sociologue et chercheur Mohamed Saïb Musette avec la collaboration de Mohammed Meziani, met en garde contre la précarité de l’emploi qui tend à se généraliser en Algérie.Le rapport en question relève notamment le fait que le niveau de l’emploi a progressé : ils étaient 6,7 millions de travailleurs en 2003, ils sont estimés à 9,7 millions en 2010, soit un gain de 3 millions d’emplois nouveaux. La création d’emplois est surtout à l’avantage du secteur privé.
Des emplois, certes, mais à condition de pouvoir les conserver. C’est là que réside la fragilité de la politique algérienne de l’emploi. «La notion de flexibilité a été introduite dans la loi 90-11 sur les relations du travail», peut-on lire sur le document. Cette brèche ouverte à la flexibilité de l’emploi (le CDD par exemple), qui devait être une exception, est devenue la règle pour le secteur privé. Elle est aussi appliquée, de manière exceptionnelle, par le secteur public et même la Fonction publique, avec le recrutement de «vacataires» et de «contractuels» qui ne sont pas des «fonctionnaires».Les travailleurs se retrouvent ainsi coincés dans des situations précaires qui durent.
Les chiffres repris dans le rapport de la Banque mondiale montrent que la part de l’emploi «permanent» est passée de 65% en 2003 à 49,7% en 2010. Celle du non permanent, estimée à 35%, a grimpé à 50,3%. «L’événement tant appréhendé s’est finalement réalisé en 2010 : l’emploi non permanent domine le salariat», tranchent les rédacteurs du rapport. Ils expliquent cet état de fait par l’ouverture des services – notamment du secteur de l’éducation et la formation – au secteur privé reste à achever. Puis le CDD est devenu la règle d’or pour le secteur privé. Ce processus de libéralisation de l’économie algérienne est encore au stade primaire de capitalisme.L’une des solutions résiderait dans une stratégie qui flexibilise l’emploi sans pour autant mettre en danger la sécurité, ce qui conduirait à la précarité.
Le défi de l’accès à l’emploi
L’accès à l’emploi «permanent» reste, d’après les termes des experts, «un défi, sinon un privilège pour une minorité». La percée du secteur privé, qu’on sait peu soucieux de l’octroi de postes stables, accroîtrait cette tendance.
A en croire le rapport de la Banque mondiale, le secteur privé en Algérie a connu un essor fulgurant ces dernières années ; il domine actuellement le secteur public dans l’ensemble des branches d’activité, à l’exception des services. L’emploi salarié a connu un gain de près de 2 millions de postes entre 2003 et 2009 avec une contribution de 70% du secteur privé et de 30% du secteur public.
L’agriculture est passée, depuis les réformes, du public au privé, avec une part de 97% des emplois en 2009. Les entreprises dites «stratégiques», comme celles activant dans les hydrocarbures ou l’énergie, s’ouvrent partiellement au privé. La part des emplois du secteur privé est estimée à 99% dans le commerce, 95% dans le BTP et 69% dans l’industrie.
Les entreprises privées sont pour la plupart de petite taille, avec une moyenne globale de 4 emplois/unité et elles utilisent encore une main-d’œuvre d’aide familiale, ce qui induit une faible syndicalisation des travailleurs.
Et comme la plupart des salariés du secteur privé exercent dans l’informel, ils ne peuvent bénéficier du droit à une représentation syndicale. Selon un ancien directeur général de la CNAC, cité dans l’étude, «des entreprises qui multiplient les formes atypiques de contrats de travail (il est observé un taux baissier de recours aux CDI et un recours de plus en plus important aux CDD, même si pour cela le libellé de l’article 12 de la loi n°90-11 sur les relations de travail soit violé), un recours de plus en plus poussé du recrutement informel, un abandon des outils censés jouer le rôle d’amortisseur social en cas de perte d’emploi dont les moyens sont détournés pour faire face à des dépenses qui relèvent des obligations de l’Etat plutôt que des cotisations sociales».

La fiabilité des chiffres, un frein à la régulation du marché du travail

Le rapport de la Banque mondiale sur le marché du travail en Algérie plaide pour l’amélioration de la qualité des données statistiques, arguant du fait que le maintien de l’opacité autour de la question de l’emploi et des salaires ne contribue en aucune façon à la paix sociale. «Pour une plus grande transparence dans la régulation du marché du travail, une diffusion régulière des informations sur l’emploi et les salaires contribuerait, à sa manière, à réduire les tensions sociales», est-il souligné, dans le rapport.
 
Amel Blidi El watan 20.11.11

Ansej : les fournisseurs refusent de jouer le jeu

Après la nouvelle instruction du dg visant à éviter les malversations

Des milliers de jeunes entrepreneurs, qui ont créé des entreprises dans le cadre du dispositif de l’Ansej, n’arrivent plus à se faire délivrer des matériels et des équipements de production commandés chez leurs fournisseurs respectifs. Cette situation, qui embarrasse les jeunes entrepreneurs, est la résultante d’une instruction datée du 22 octobre 2011 qui instruit les directeurs de wilaya de ne plus délivrer les chèques de banque libellés au nom des fournisseurs représentant les 70% du reste de la commande jusqu’à la livraison de la totalité du matériel et équipement commandés.
Cette décision aurait été prise, selon une source de l’Ansej, pour éviter les transactions douteuses de certains fournisseurs qui “encaissent de l’argent et mettent plusieurs mois pour délivrer le matériel aux jeunes”. Seulement voilà, cette instruction qui, paradoxalement, ne concerne que les équipements de production, puisque le matériel roulant (véhicules, camions) est exempté, a carrément mis, ces derniers jours, un frein à une grande partie du dispositif comme elle a envenimé davantage les relations commerciales entre les jeunes investisseurs avec leurs fournisseurs. Et pour cause, les rares fournisseurs de certaines catégories de matériels et qui sont connus pour leur sérieux refusent de satisfaire la commande suivant cette nouvelle formule.
“Je ne peux pas livrer 8 millions de dinars  d’équipements sans aucune garantie de recevoir les 70% du montant”, affirme un fournisseur installé à Alger et connu pour avoir alimenté l’essentiel des entreprises Ansej existantes sur le territoire national en matériels de nettoyage et de mécanique. Notre interlocuteur trouve “absurde cette décision qui ne s’applique qu’aux fournisseurs des équipements de production et qui est prise sans nous donner des garanties suffisantes pour le paiement de la totalité de notre marchandise”, précise-t-il. Même son de cloche chez un fournisseur de matériels de plomberie basée à El-Harrach et Constantine et qui refuse, lui aussi, de livrer les équipements aux jeunes avec cette nouvelle formule.
“Cette décision nous met mal à l’aise avec les jeunes entrepreneurs qui sont, par centaines, à avoir commandé du matériel auprès de nos succursales puisqu’on ne va pas leur livrer leurs équipements”, indique-t-il. Et d’ajouter : “Il n’existe aucune entreprise au monde qui accepte cela.” Un fournisseur spécialisé dans la vente du matériel de jardinage trouve, lui aussi, “anormale” cette décision. “On ne doit pas nous faire payer les erreurs des autres  en mettant tout le monde dans le même sac”, dira-t-il, avant de souligner que ses magasins ouverts dans quatre wilayas du pays ont toujours satisfait les besoins des jeunes entrepreneurs de l’Ansej et de la Cnac. “On est prêt à délivrer des attestations garantissant la disponibilité du matériel et prêt à accueillir un huissier de justice dans nos magasins, mais il est hors de question de livrer le matériel sans aucune garantie bancaire”, dira-t-il.
Du côté des jeunes, c’est l’embarras le plus total. Saïd, un jeune entrepreneur de Réghaïa, qui a cru au dispositif, a mis deux années pour créer son entreprise. Mais il voit ses espoirs s’envoler après que trois de ses fournisseurs lui eurent signifié de ne pas lui délivrer ses équipements. “Ils ont encaissé le chèque de 30% lié à la commande, mais ils ont refusé de me délivrer le matériel et le bon de livraison jusqu’à paiement des 70% du montant”, dit-il. Saïd affirme aussi que ses fournisseurs lui ont proposé de lui fournir “une attestation de disponibilité du matériel et pas plus”. L’un d’eux lui a demandé “une attestation d’engagement de la banque” à payer les 70% représentant le montant de la facture pour pouvoir l’approvisionner. “Lorsque je me suis plaint aux responsables de l’Ansej, on m’a demandé de changer de fournisseurs, or deux de ses fournisseurs sont les seuls en Algérie à commercialiser ce genre d’équipements”, souligne-t-il. Une source proche de la direction de l’Ansej d’Alger admet ces difficultés et dit que les responsables réfléchissent pour trouver une solution avec les banques. “Une réunion avec les banques doit normalement intervenir incessamment pour permettre de trouver une solution de nature à protéger ces jeunes entrepreneurs et qui permet de donner des garanties aux fournisseurs.”  Notre interlocuteur a justifié la décision du nouveau DG de l’Ansej par les multiples plaintes d’escroquerie émanant des jeunes entrepreneurs qui courent toujours derrière leurs équipements alors que leurs fournisseurs ont encaissé la totalité des chèques libellés à leur nom, dira-t-il.

Madjid T.Liberté 06 Décembre 2011

25/10/2011

LE TESTAMENT DU COLONEL MOUAMMAR KADHAFI



LE TESTAMENT DU COLONEL MOUAMMAR KADHAFI, GUIDE DE LA JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE DEMOCRATIQUE ET SOCIALISTE 
Cela fait deux mois que la Libye subit l’agression de quelques pays occidentaux revanchards qui veulent se débarrasser du colonel Kadhafi et faire main basse sur les fonds souverains de la Libye estimés aujourd’hui à près de 175 milliards de dollars.
Mesurant la taille, l’état d’esprit et la férocité des agresseurs, le guide de la Jamahiriya arabe libyenne démocratique et socialiste sait que tout peut arriver y compris pour lui-même le sacrifice suprême. C’est pourquoi, dans une lettre émouvante, il a décidé de saisir ses frères africains pour donner sa version des faits devant le tribunal de l’opinion, avant de continuer le combat jusqu’au dernier souffle comme il le dit lui-même.
Demain, lorsqu’il sera exécuté ou capturé et humilié comme le président Laurent Gbagbo, ces mots seront déjà là pour interpeller notre conscience d’Africain sur ce que nous voulons pour notre continent.

Traduit de l’arabe en anglais par le professeur Sam Hamod.
Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux…
Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait
tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des
écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi,
j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux
attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline.
Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente.
Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour
l’Union africaine.
J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept
de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays.
Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui
possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs,
n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient
toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils
avaient besoin de « liberté » de « démocratie » et n’ont jamais réalisé
qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les
autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais
qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits,
ni de logement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture
gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps
la queue pour avoir de la soupe.
Non, peu importe ce que j’ai réalisé ! Pour certains ce n’était jamais
assez. Mais les autres savaient que j’étais le fils de Gamal Abdel Nasser,
le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din.
Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son
peuple, tout comme j’ai réclamé la Libye pour mon peuple. J’ai essayé de
l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des
voleurs qui nous détroussent.
Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire
militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays
de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine,
éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne
appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que
cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays,
dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas
d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions. Et si Allah le
veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en
terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis
d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler
ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.
Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette
terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants,
alors qu’il en soit ainsi.
Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression
des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me
suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes
frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme
un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais
dans une maison modeste et dans
une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas
stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre
grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris
pour moi-même…
En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de «fou» de
«bizarre», ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est
indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma
conduite, est et a été sincère et pour
mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder
notre liberté. Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et
libres.
oct 23 2011

19/10/2011

Jeannette Bougrab veut transposer le système Ansej en France


Le dispositif Ansej bientôt copié par la France ? Selon nos informations, Jeannette Bougrab, secrétaire d’État française à la Jeunesse, vient de transmettre une note à son gouvernement sur l’intérêt d’instaurer en France un système similaire qui permettrait de financer des projets de micro‑entreprises lancées par des jeunes avec l’aide de l’État.
Lors de sa visite à Alger, Mme Bougrab a été particulièrement séduite par le dispositif algérien qui lui a été présenté. Elle souhaite le copier en France où les jeunes, notamment dans les quartiers touchés par le chômage, trouvent de nombreuses difficultés dans l’accès à des prêts bancaires pour lancer leurs projets. A Alger, Mme Bougrab a également découvert que le budget consacré par le gouvernement aux jeunes est 3 à 4 fois supérieur à celui de la France. Une nouvelle rencontre est d'ailleurs prévue entre hachemi Djiar, le ministre de la Jeunesse et des sports, et la secrétaire d'État en janvier prochain à Alger pour aborder cette question plus en détail.

Jeannette Bougrab souhaite proposer un dispositif similaire à l’Ansej algérien, avec quelques améliorations. En Algérie, le dispositif est en effet excessivement centralisé. Par exemple, les maires ne sont pas associés aux choix des projets financés dans le cadre de ce dispositif. Résultat, dans de nombreuses communes, l’Ansej a accordé plusieurs crédits à des projets similaires alors que les besoins en matière d’investissement sont variés. Du coup, les taux d’échecs sont élevés.

Plus globalement, les dispositifs Ansej sont mis en place sans stratégie réelle. En janvier dernier, le gouvernement avait décidé de relancer le projet pour répondre à une urgence : calmer la contestation sociale. Du coup, la majorité des projets concernent les transports (achats de minibus et de fourgons) ou des métiers comme la menuiserie ou la boulangerie. Avec une meilleure régulation et un suivi des projets, le dispositif aurait un impact plus positif à la fois sur les jeunes chômeurs et pour l’économie nationale.
tsa-algerie 18/10/2011