14/06/2011

L'argent de l'ANSEJ aux mains de la mafia

 

Pour récupérer des registres du commerce, alimenter la mafia du sable ou financer la harga… L’argent injecté par l’Etat dans les dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes attise les convoitises. Le milieu informel a déployé toute une stratégie pour aborder les candidats et récupérer l’argent public. En toute impunité. Enquête à Alger, Boumerdès, Mostaganem et Oran.

«J’attends avec impatience l’accord de l’Ansej pour réaliser mon rêve : quitter ce pays !» Mourad*, 22 ans, de Dar El Beïda, a déposé une demande auprès de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes pour ouvrir une pâtisserie. Son but inavoué : récupérer l’argent et «acheter un visa pour partir d’ici. Je veux faire mon avenir à l’étranger». Et de l’argent, il y en a, surtout depuis que le président Bouteflika a ordonné que plusieurs mesures doivent être prises pour faciliter les micro-investissements : plafond du crédit sans intérêt revu à la hausse, extension des exonérations fiscales ou encore rééchelonnement dans le remboursement de crédit. Selon le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, 15 000 crédits au profit des jeunes auraient été octroyés depuis janvier dernier dans le cadre de l’Ansej.
Ce dispositif a-t-il permis pour autant de créer des emplois ? C’est là toute la question. «Vous savez, les jeunes profitent des dernières mesures d’apaisement prises par l’Etat pour se remplir les poches, avoue un haut responsable de l’Ansej. Rares sont les projets qui vont aboutir. La seule motivation des jeunes, c’est de décrocher le crédit bancaire et partir à l’étranger.» Dans les couloirs de l’Agence, nous avons croisé Sofiane, 27 ans, de Chéraga. «Je veux m’acheter une voiture et me payer un voyage en Turquie cette année. Je vais bientôt récupérer mon argent…» Les crédits octroyés dans le cadre de l’Ansej chaque année sont estimés à plus de 2400 milliards de dinars pour «ne rien créer», estiment de nombreux experts que nous avons sollicités.
Projets fictifs
«Lorsqu’elle était semi-autonome, l’Ansej était beaucoup plus performante et opérationnelle, actuellement elle est un instrument du DRS, affiliée au département Education et régentée par Boughazi, le conseiller du président Bouteflika», nous renseigne une source militaire. L’Ansej se résumerait donc à une caisse d’enregistrement dépourvue d’organe de contrôle, son rôle consistant à donner un accord à des projets fictifs. Comment s’opère alors le trafic ? Avant l’implication de gros barons de l’informel, les candidats de l’Ansej négociaient directement avec les fournisseurs qui leur signaient les factures pro forma nécessaires pour constituer leur dossier. Ces fournisseurs étaient généralement des petits commerçants. Une fois le chèque encaissé par le fournisseur – car la banque paye le fournisseur et non le candidat – une partie du matériel commandé est livrée pendant que le reste est restitué sous forme d’espèces.
Par exemple, un candidat établit dans sa liste d’achat pour le lancement de sa pâtisserie, un frigo, des appareils électroménagers, un four, etc. Une fois la transaction effectuée, il récupère chez son fournisseur les appareils électroménagers et le frigo, des marchandises qu’il peut facilement écouler sur le marché, pendant que le prix du four sera récupéré en espèces. Le fournisseur, lui, prend le soin de majorer les prix. Depuis janvier dernier, d’importants commerçants versés dans l’informel, flairant les bonnes affaires, se sont mêlés à ce très juteux business.
10% de la transaction
Leur méthode d’infiltration ? Ils engagent des intermédiaires et les envoient dans les agences Ansej pour proposer aux jeunes leurs services. «Quel type de dossier voulez-vous déposer ?», nous lance un jeune à l’entrée de l’annexe de l’Ansej de Dar El Beïda. Issam a 31 ans, il travaille au noir pour un gros commerçant d’El Hamiz. «Moi, je vous propose de monter un dossier pour ouvrir une boulangerie. Je m’occupe des factures pro-forma, du local…», nous explique-t-il en nous garantissant l’octroi d’un prêt au plus tard dans un mois. En contrepartie, Issam pose ses conditions. «Une fois le chèque encaissé, nous prenons 10% du montant global de la transaction et nous récupérons aussi les registres du commerce», tranche-t-il.
Mahmoud fait partie des clients de Issam. Il a bénéficié de son crédit Ansej il y a un mois. «Issam m’a beaucoup aidé et en un temps record j’ai récupéré mon argent, j’ai acheté ma voiture et je compte passer mes vacances en Turquie», nous révèle-t-il. A en croire les témoignages, ils sont nombreux à avoir eu recours aux services d’Issam. Mais que font-il ensuite des registres du commerce ? Il ne nous en dira pas plus. La réponse se trouve chez cet autre intermédiaire de Hussein Dey. «Ces registres serviront à obtenir des marchés publics, la restauration dans les écoles, les casernes, les grandes sociétés. C’est une couverture que mon patron utilise pour ne pas être identifié et ça marche pour lui», nous informe-t-il.
Faux bons de livraison
Via ce trafic, l’argent de l’informel se retrouve ainsi dans le circuit du transfert illicite de devises à l’étranger. Car le trafic ne s’arrête pas uniquement aux transactions fictives de vente et d’achat. Ces mêmes barons profiteraient de ce business pour masquer des transactions douteuses dans les affaires d’import. Et blanchir de l’argent. Ainsi, l’importateur peut justifier devant les impôts de son business. «La plupart de ces personnes importent des conteneurs vides qui leur permettent de transférer de l’argent. Puis ils profitent des candidats de l’Ansej en leur établissant de fausses factures de produits importés. Une fois le chèque de la banque encaissé, ils fournissent à leurs clients de faux bons de livraison», nous explique un douanier.
Un membre d’une commission de l’Ansej confirme ces informations. «J’ai établi une liste d’entreprises douteuses et je révoque les dossiers systématiquement, nous assure-t-il. D’autant que ces mêmes candidats ne connaissent pas l’objet de leur projet ni les spécificités du commerce qu’ils veulent exercer. Ils mettent sur la fiche technique la facture pro forma du matériel qui coûte le plus cher et aux caractéristiques techniques compliquées. Quand vous leur demandez à quoi servent ces machines, les candidats commencent à raconter des histoires. En vérité, ils ne sont là que pour l’argent !»
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Mosta : Comment  l’Ansej finance la harga
A Mostaganem, le business se fait discrètement et à petite échelle. Ici officiellement, certains jeunes sollicitent l’Ansej pour s’adonner à leur activité préférée : la pêche. Pour la plupart, ce sont des passeurs qui ont trouvé en l’Ansej un moyen pour réduire les coûts. Mohamed a récupéré son crédit pour l’achat de chalutiers mais… il n’en fait rien. «Je préfère passer commande pour m’acheter de petites barques et envoyer un maximum de jeunes en Espagne», confie-t-il, sûr de lui. «J’ai beaucoup de réservations en ce moment et je n’avais pas les moyens de les satisfaire. Grâce à mon crédit Ansej, j’ai passé commande pour la construction de 10 boti (barques)», raconte le jeune passeur. Il n’est pas le seul.
«Vous n’allez pas nous dénoncer aux autorités ! Allah ghaleb, nous n’avons pas d’autres moyens pour gagner notre vie», nous supplie Djilali, 32 ans, balafre à la joue et bras mutilé, avant de nous menacer. «Si je lis quoi que ce soit concernant cette affaire dans le journal, vous le paierez très cher», nous prévient-il. Kader est l’un de ses futurs clients, il vient de bénéficier d’un crédit de l’Ansej. Il récupérera son argent de chez son fournisseur fictif la semaine prochaine. La date de la traversée n’est pas encore précisée. «J’embarquerai avec mes deux frères. Le reste de l’argent, nous l’avons changé en euros. On va enfin quitter ce pays !, nous confie ce jeune de 21 ans. Le jour où la banque me convoquera pour le paiement des créances, je serai déjà loin !». Pour d’autres, «L’Etat finira par effacer nos dettes comme elle l’avait fait pour les fellahs…»

Boumerdès : Entreprises fantômes et mafia du sable

Les demandes introduites dans le cadre de ce dispositif d’aide à la création d’entreprises au profit des jeunes varient selon les wilayas et le business local. A Boumerdès, c’est la mafia du sable qui a mis la main sur le dispositif. Vu le caractère rural de la wilaya, les principales demandes vont dans le sens de la création d’entreprises relatives au bâtiment (fabriques de parpaings, etc.), à l’agriculture (fermes, laiteries, etc.). Mais rares sont les projets qui aboutissent, selon des sources locales. «Vous savez, les candidats profitent du matériel mis à leur disposition dans le cadre de l’Ansej pour le louer ou le revendre à de tierces personnes. La nature de l’activité nécessite du matériel lourd, tels que les camions, tracteurs, tractopelles pour extraire le sable des oueds», révèle une source sécuritaire locale. Nous avons alors décidé, grâce à la collaboration d’un cadre de l’Ansej qui nous a fourni une liste de bénéficiaires, d’aller à la recherche des entreprises dont les adresses étaient indiquées sur la liste. En vain : que des locaux vides !
Devant le siège officiel d’une entreprise – qui s’avère fictive – à Corso, nous rencontrons Mustapha, 22 ans. Nous demandons après le gérant. «Il n’est pas là, il ne vient jamais. Vous le trouverez sûrement sur son chantier», nous dit-il sans préciser l’adresse. Suite à notre insistance, Mustapha décide de parler : «Il fait dans l’extraction de sable des oueds et de la plage. Il a beaucoup de clients. D’ailleurs, il lui arrive de donner des rendez-vous ici. Je suis chargé de le mettre au courant de leur arrivée», confie-t-il. Un gros trafic auquel se livreraient de nombreux jeunes parrainés par les barons locaux. En 2007, le colonel Barour Sahraoui, chef du groupement de la gendarmerie de Boumerdès, a établi le lien entre la mafia du sable et les groupes terroristes du GSPC. «Il existe une complicité entre les groupes terroristes du GSPC et la mafia du sable», et de préciser que «cette alliance a été confirmée, notamment à l’est de la wilaya de Boumerdès».

Oran : La frime en berline

A Oran, 90% des demandes enregistrées au niveau de l’Ansej concerneraient… la création d’entreprises de location de voitures ! Les succursales sont prises d’assaut au quotidien avec des scènes de bousculades. Parfois, des bagarres éclatent dès l’ouverture des bureaux, devant les guichets de l’agence à Canastel. Nous nous sommes rapprochés de Hamid, Sofiane et Rédha. Même dossier, mêmes motivations : la création d’une agence de location de voitures. «Je veux mon agence comme tout le monde. Presque tous mes amis ont bénéficié des crédits de l’Ansej pour lancer leur business», avoue Sofiane. La mode n’est donc plus à l’ouverture des taxiphones et de kiosques multiservices. «Les jeunes d’aujourd’hui veulent frimer. D’une pierre deux coups, ils ouvrent une agence et friment avec une berline, le tout avec l’aide de l’Etat», commente un haut responsable à la wilaya d’Oran.
«Des responsables en charge de l’Ansej se plaignent de cette situation, mais ils ne peuvent rien faire ! Les consignes sont claires : laissez-faire et donnez aux jeunes ce qu’ils veulent ! Au nom de quoi ? La paix sociale et l’apaisement des esprits !», dénonce-t-il. Par ailleurs, le business ne s’arrête pas là, puisque, suite à la prolifération de ces agences, le marché informel de l’automobile connaît une effervescence jamais enregistrée. «Certains n’hésitent pas à mettre en vente les voitures acquises dans le cadre de l’Ansej sur le marché noir. Des voitures qui coûtent chez les concessionnaires 1 million de dinars sont revendues à plus de 1,2 millions, notamment les Clio Campus et les Seat Léon, très demandées par les jeunes», révèle une source sécuritaire. Pour en savoir plus, nous nous sommes rendus dans l’une des agences de location de voitures «Désolé, nous n’avons aucune voiture de disponible, revenez dans une semaine», nous répond Halim, la trentaine, gérant d’une agence au centre-ville.
Selon ses voisins, «Halim ne possède aucune voiture, il a tout revendu, il n’en a gardé que deux, une pour lui et l’autre pour sa copine. Il m’a proposé une voiture, mais a exigé une somme qui dépasse de loin le prix réel ! Ces jeunes profitent de l’indisponibilité qui dure des mois chez les concessionnaires pour réguler le marché à leur guise. Je pense que les concessionnaires sont pour quelque chose dans cette histoire», accuse-t-il. Pour l’anecdote, le neveu d’un propriétaire d’hôtel à Oran aurait sollicité l’Ansej pour l’ouverture d’une agence de location de voitures au service de l’hôtel. Il n’est pas le seul, à en croire les rumeurs confirmées par la rue oranaise, puisque d’autres fils de hauts fonctionnaires auraient fait de même.
«Effectivement, nous avons enregistré des demandes provenant de fils de hauts responsables locaux, militaires ou civils, pour la création de leur entreprise. Ils ciblent des domaines fort rémunérateurs pour profiter des marchés publics, surtout que la nouvelle loi privilégie les entreprises créées localement pour l’octroi des marchés de l’Etat», nous renseigne un cadre local de l’Ansej. Nous avons tenté de joindre le directeur de la direction régionale de l’Ansej. En vain. «Le directeur est en réunion, rappelez plus tard», nous a répondu une secrétaire au téléphone.

Rappel : L’Ansej garante des crédits

Le Fonds de caution mutuelle de garantie risques/crédits jeunes promoteurs a été créé pour conforter davantage les banques dans la prise des risques inhérents au financement des microentreprises créées dans le cadre du dispositif Ansej. La garantie du fonds complète celles déjà prévues par le dispositif, à savoir le nantissement des équipements ou le gage du matériel roulant au profit des banques au 1er rang et au profit de l’Ansej au 2e rang ainsi que l’assurance multirisque subrogée au profit de la banque. Le Trésor public versera le taux d’intérêt de 1%, et ce, dans le but d’encourager l’investissement et le renforcement de l’économie nationale.

Comprendre : Dernières mesures prises par le gouvernement au lendemain des émeutes de janvier

Les candidats bénéficieront désormais de nouvelles mesures d’encouragement. Chaque postulant contribue au financement de son projet à hauteur de 1%, au lieu des 5%, pour les investissements ne dépassant pas 5 millions de dinars, et de 2%, au lieu des 10%, pour les investissements allant jusqu’à 10 millions de dinars. Le gouvernement a décidé d’élargir le seuil maximal de bonification des taux d’intérêt sur le crédit bancaire, l’extension des périodes de différés à une année sur le remboursement des intérêts et de 5 à 8 années sur le paiement du principal crédit bancaire.
Par ailleurs il a été arrêté la défiscalisation des véhicules de tourisme (lorsque le véhicule de tourisme constitue l’outil principal de l’activité) et la franchise de TVA sur les services et les équipements ainsi que l’aménagement des locaux commerciaux. L’exonération d’imports concerne aussi les intérêts des crédits bancaires, l’assurance multirisques.
En plus de ces mesures, trois autres nouvelles ont été arrêtées, afin de faciliter davantage l’installation et l’extension des activités des bénéficiaires de l’Ansej, un crédit de 500 000 DA, sans intérêt, est accordé pour supporter les charges locatives pour une durée moyennes de deux années ; un crédit de 500 000 DA, sans intérêt, est accordé aux candidats désireux d’opter pour un véhicule atelier ; à l’exemple de plomberie, électricité bâtiment, chauffage, climatisation, peinture, mécanique auto… ; et un crédit de 1 000 000 DA est accordé pour louer d’un local en faveur des promoteurs désireux de s’installer dans le cadre des cabinets regroupés, à l’exemple des médecins, avocats, notaires et architectes.
Zouheir Aït Mouhoub, el watan du 10/06/2011
 

05/05/2011

Investissement dans les zones déshéritées à EL-TARF

ALBAV, une bouffée d’oxygène pour la population de Chbaïta-Mokhtar

 
La situation économique de la commune de Chbaïta-Mokhtar, dans la wilaya d’El-Tarf, une localité rurale des plus démunies, s’améliore avec l'installation de différentes entreprises spécialisées dans les productions de l'agroalimentaire, de la transformation ou encore celles ayant trait au développement du secteur parapharmaceutique. Seul à même de générer des postes de travail et d’absorber un chômage pesant, l’investissement direct économique dans cette commune démunie a été encore renforcé par l’installation d’ALBAV du groupe Castel, spécialisé dans les boissons.

Ainsi, elles sont pas moins de 341 personnes à avoir décroché un emploi stable. Elles activent dans deux équipes dans les différents services de l'usine implantée à quelques kilomètres de la petite ville de Chbaïta. Mieux encore, la gestion de cette entreprise a été confiée à une équipe jeune et dynamique qui veille à son bon fonctionnement et à sa rentabilité en introduisant les techniques modernes de management et en procédant périodiquement au renouvellement des installations pour un rendement meilleur et de qualité. Le système Cleaning in Place (CIP), basé sur l'automatisation des installations, a réduit sensiblement le nombre d'accidents de travail ainsi que celui de jours d'arrêt de travail. Ainsi, en 2009, il a été enregistré 5 accidents avec 107 jours d'arrêt de travail, contre 6 en 2010 avec seulement 38 jours d'arrêt et pour le premier trimestre 2011, trois accidents mineurs avec 19 jours d'arrêt. “Cette réduction du nombre d'accidents est le fruit des investissements consentis par la direction pour renforcer la sécurité des travailleurs et des installations, la formation sur site des travailleurs par des spécialistes et l'automatisation sont le fer de lance de la politique de l'entreprise en matière de sécurité”, nous a déclaré le responsable de l'hygiène, de la sécurité et de l'environnement.

Concernant la qualité du produit, on nous dit que le processus de fabrication exécuté par des équipements homologués ne peut en aucun cas dépasser les normes admises, le tout étant contrôlé par ordinateur à toutes les étapes de fabrication, avec, à la fin, des tests en laboratoire au sein de l'usine. Pour plus de sécurité, des échantillons sont envoyés à un autre laboratoire à Louvain en Belgique pour y être analysé avant la mise en vente du produit sur le marché.

Dernièrement, la commission ministérielle qui avait été dépêchée pour contrôle sur site par le ministère de l’Environnement, pour s'assurer du respect des normes en matière de protection de l'environnement, a jugé très satisfaisantes les mesures prises par l'entreprise. Sur un autre plan et en dehors des emplois directs, ALBAV fait aussi travailler indirectement 3 autres entreprises, l'une d'elles assure la sécurité du site 24 heures sur 24 avec 50 personnes employées à plein temps, une autre spécialisée dans le transport fait travailler 10 salariés et la dernière chargée de l'entretien emploie 6 personnes.

ALBAV qui est à jour avec les services du fisc est considérée comme étant l'un des plus gros contribuables de la wilaya d'El-Tarf.
Liberté du 05/05/2011

Le directeur général de l’Ansej nommé à..... l’Anem

Il a été installé lundi dernier

 
Après avoir dirigé l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), dont il a été auparavant secrétaire général, Mohamed Tahar Chaâlal a été nommé à la tête de l’Agence nationale de l’emploi (Anem). Ce jeune cadre, qui s’est fait remarquer lors de son passage au sein de l’Ansej, où il avait apporté un savoir-faire indéniable, se voit aujourd’hui propulsé à la tête de l’importante Anem.

Il a été installé à son poste, selon nos sources, lundi dernier.
liberté du 05/05/2011

Les jeunes pour suppléer les communes

Oran

La rencontre débat sur le thème de la création d’entreprises en gestion urbaine, organisée par Belux, a suscité un débat riche et instructif où les intervenants de divers horizons ont exprimé leurs avis et expériences. Avec la nouvelle politique économique de l’État qui encourage la création d’entreprises, surtout les petites entreprises économiques, le moment est favorable pour des projets fiables, créateurs d’emplois et de richesses. Tous les participants ont mis l’accent sur la nécessité d’orienter les jeunes, de les conseiller et surtout de les former. En effet, la formation a été la clé de tout le débat. “Même les éboueurs et les balayeurs ont besoin de formation”, déclare le Dr Briksi, un élu très proche du mouvement associatif. Cependant, certains ont suggéré la délégation de certaines tâches des communes aux jeunes créateurs d’entreprises pour remplir leur plan de charges, tels la collecte des ordures ménagères, l’hygiène, l’entretien des espaces verts, la gestion des parkings de voitures, l’éclairage public… d’une pierre, deux coups. D’un côté, créer de l’emploi et, d’un autre, prendre en charge les besoins de la ville, car il s’agit d’imaginer l’avenir pour mieux vivre la ville. Plusieurs orateurs ont rappelé les défis futurs, car 70% de la population vit dans les villes. “Il faut fixer les ruraux en créant les solutions aux causes qui les poussent à s’installer en ville”, précise une participante. Quant aux architectes présents, leur déception est grande. “La ville d’Oran est devenue moche avec des conceptions urbanistiques pas assez réfléchies. Aucune création avec l’environnement. L’extension de l’est de la ville d’Oran est considérée comme un crime urbanistique”, se désole une architecte. Aux jeunes talents de s’investir dans ce créneau pour une ville agréable à vivre. Les idées ont fusé de partout pour la création de l’emploi au service de la ville. Toutefois, il faut rappeler l’effort colossal des pouvoirs publics dans la réalisation de logements, toutefois mal conçus. “L’Algérie à construit en 50 ans ce que le colonialisme a construit en 150 ans”, affirme un gestionnaire. “Si, financièrement, la conjoncture est favorable, la formation reste un vœux pieux”, conclut le modérateur du débat, un cadre de Belux. À noter la présence de trois P/APC, deux de la wilaya de Mascara et un de la commune de Sidi Benyebka de la wilaya d’Oran.
liberté du 05/05/2011