07/02/2011

L'Algérie peut réaliser une croissance économique à deux chiffres


ALGER - L'Algérie est en mesure de réaliser une croissance économique à deux chiffres pour peu qu'elle augmente sa productivité qui reste encore faible, a indiqué dimanche le secrétaire d'Etat chargé de la statistique, Ali Boukrami. "Nous pouvons réaliser une croissance à deux chiffres si nous augmentons notre productivité qui est actuellement faible", a déclaré à l'APS M. Boukrami, appelant à réorienter l'investissement public vers la production. Selon ses explications, la croissance en général est le résultat de trois facteurs clés que sont l'augmentation du travail, la hausse du capital et la progression de la productivité. 
Aps 06/02

L'Algérie au Forum social mondial de Dakar


DAKAR- La 11e édition du Forum social mondial (FSM) s'ouvre dimanche à Dakar avec la participation de l'Algérie qui sera représentée par des délégués venus d'horizons divers. La délégation algérienne prendra part à plusieurs panels de discussions inscrits à l'ordre du jour du forum dont le coup d'envoi officiel sera donné après une grande marche à travers les principales artères de la capitale sénégalaise pour s'arrêter à l'université, lieu de cette manifestation mondiale. Des communications de qualité seront présentées par le mouvement associatif et social algérien traitant notamment des alternatives à proposer pour faire face à "la crise du capitalisme et des civilisations", à la faveur des six jours que durera le FSM.
Aps 06/02

Bientôt un nouveau plan d'action pour relancer l'industrie


ALGER - Un plan d'action de mise en œuvre de la stratégie industrielle sera "bientôt" proposé au gouvernement, a indiqué dimanche à Alger un responsable du ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement. Une analyse de la stratégie industrielle, adoptée depuis plusieurs années a révélé "un manque d'opérationnalité des actions programmées et c'est pour cela que nous sommes en train d'étudier un plan d'action concret de mise en œuvre pour arriver à obtenir les résultats souhaités", a expliqué le directeur général de la veille stratégique, des études économiques et des statistiques au ministère Mohamed Bacha à la Radio nationale.
Aps 06/02

Commerce informel: prise en charge progressive pour un phénomène complexe


ALGER - Phénomène socio-économique dans le monde, l'économie informelle, parce qu'elle rogne de grandes parts de marché à l'économie officielle, est ''devenue un fléau en Algérie et qu'il s'agit de formaliser par une prise en charge progressive, durable et multidimensionnelle'', ont souligné samedi des experts à l'APS. Le président de la République Abdelaziz Bouteflika, en appelant jeudi l'Exécutif à "alléger" les procédures de transfert du "petit commerce informel'' sur la voie publique vers des sites aménagés, a en fait donné une première grande solution pour régler le problème du sous-emploi.
Il ne s'agira donc pas d'une "bataille" contre les vendeurs (à la sauvette) sur les trottoirs mais d'un traitement "en douceur" dans la perspective de les intégrer progressivement dans l'économie formelle, notamment en leur permettant d'avoir un registre de commerce.
Le président Bouteflika a ainsi demandé à l'Exécutif d'appliquer ces mesures "en concertation avec les associations et représentants des concernés". Pour Mustapha Mékidèche, vice-président du Conseil national économique et social (CNES), l'économie informelle est "une pathologie très complexe qui exige un traitement délicat et segmenté en fonction des groupes socioprofessionnels concernés."
Proposant d'engager "une vaste enquête nationale pour identifier tous les gisements de ce marché", M. Mékidèche a mis en garde contre les effets des "attitudes répressives" vis à vis de l'informel et plaidé en revanche pour sa "formalisation" à travers l'exploitation des réseaux nationaux du commerce de distribution et de stockage.
Imputant la responsabilité de la propagation du commerce informel en Algérie au programme d'ajustement structurel du FMI, qui "avait traité la sphère macroéconomique au détriment de l'organisation du marché intérieur", l'expert en économie Bachir Messaitfa a estimé que cette économie représente 40% de l'économie nationale.
"Le danger de l'informel, qui, pour échapper au fisc, n'utilise ni factures ni chèques ni aucun document comptable, c'est la concurrence déloyale qu'il exerce sur l'activité économique légale", soutient-il.
Evoquant à son tour une démarche progressive pour remédier à cette situation, Messaitfa a notamment préconisé "une ouverture complète
du commerce extérieur, l'encouragement de la production nationale, la réhabilitation du chèque pour lui permettre de remplacer le cash, le renforcement des moyens de contrôle commercial ainsi que l'augmentation des salaires des contrôleurs". Le président de la Chambre algérienne de commerce et de l'industrie (CACI), Tahar Kellil, a, de son côté, rappelé que la situation actuelle de l'informel était "l'accumulation de plusieurs décennies" et que "les solutions nécessitent une concertation avec tous les concernés".
M. Kellil a proposé, entre autres, d'impulser le dispositif Ansej, débloquer les 100 locaux/commune au profit des jeunes commerçants en contrepartie d'un loyer de 1000-2000 DA/mois et d'une exonération d'impôts pour un an et de commencer à organiser des marchés hebdomadaires. Selon lui, 200.000 commerçants activent actuellement dans l'informel en Algérie, contre 1,47 million de commerçants légaux inscrits au CNRC.
Par ailleurs, selon le ministre du commerce Mustapha Benbada, il existe 765 sites de commerces informels, qui ont été recensés à travers le territoire national par une commission interministérielle (Commerce et Intérieur) Quelque 75.000 commerçants opèrent sur ces sites, selon cette commission, chargée d'élaborer une feuille de route pour mettre un terme à ce phénomène.
Des commissions de l'urbanisme commercial ont été mises en place afin d'accompagner l'intégration des commerçants informels dans des marchés organisés, dans le cadre de l'agrandissement et la mise à niveau des anciens marchés. Entre 2005 et 2009, l'Etat a déboursé près de 6 milliards de DA dans la mise à niveau de 35 marchés de gros de fruits et légumes, et 215 marchés de détail.
Une entité publique chargée de réaliser et de gérer les espaces et les infrastructures commerciales, sera bientôt opérationnelle.
"Il s'agit de trouver une solution de rechange légale et non de priver de revenus une frange de la société", avait affirmé Benbada à propos
du mode de traitement de la question de l'informel.
[Aps   5/2/11]

L'Algérie au salon international des vacances de Bruxelles

ALGER - L'Algérie prend part jeudi à la 53e édition du salon international des vacances de Bruxelles (Belgique), indique un communiqué du ministère du Tourisme et de l'artisanat. Le salon qui durera jusqu'à lundi, est un événement majeur du tourisme en Europe. Il constitue une ...opportunité pour la promotion du produit touristique algérien, précise la même source. Il est attendu, selon les prévisions des organisateurs, la participation de 762 exposants issus de différents pays et plus de 112.213 visiteurs, relève le communiqué, précisant que le touriste belge est porté sur le produit touristique algérien de part sa richesse et ses spécificités intrinsèques et originales, qui le distinguent des autres produits offerts.
APS 04/02/2011

Tayeb Louh: L'employeur, un élément "essentiel" dans la création d'emplois

 
ALGER- Le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Tayeb Louh, a affirmé lundi que l'employeur était un élément "essentiel" dans la création d'emplois au profit des jeunes. Lors d'une réunion des membres de la Commission nationale po...ur la promotion de l'emploi, M. Louh a indiqué que la question de l'emploi au profit des jeunes reposait sur trois éléments qui sont "l'employeur, élément principal de l'équation, l'Agence nationale de l'emploi (ANEM) et les demandeurs d'emploi". 
APS 04/02

04/02/2011

Nouvelle concession du gouvernement sur l’informel

L’obligation de payer par chèque et la généralisation de la facturation reportées

L’obligation de payer par chèque pour les transactions commerciales supérieures ou égales à 500 000 DA à partir du 31 mars prochain et la généralisation de la facturation sont reportées sine‑die. La décision a été annoncée jeudi 3 février par le président Abdelaziz Bouteflika lors du conseil des ministres.
Le chef de l’État a demandé au gouvernement « d'approfondir la concertation, l'explication et la communication sur les avantages pour l'économie qui découleront du recours au paiement par chèque pour les montants égaux ou supérieurs à 500 000 DA, ainsi que de la généralisation de la facturation à toutes les transactions commerciales ».  Il a ajouté que « par conséquent, l'application des dispositifs afférents à ces deux mesures sera donc différée jusqu'à la réunion des conditions requises », selon le communiqué du Conseil des ministres.
 
L’application de ces deux mesures fin décembre par des grossistes a provoqué une hausse soudaine et importante des prix des produits de large consommation, notamment le sucre et l’huile. Ces hausses ont été suivies d’émeutes meurtrières du 5 au 10 janvier à travers le pays.
tsa du 03/02/2011