04/01/2011

L’aide à la micro-entreprise élargie à toutes les activités


Selon le ministre du Travail, plus de 500 000 emplois ont été créés en 2010. L’Algérie bénéficie de l’expérience espagnole en matière de promotion de l’emploi.

Le financement de micro-entreprises dans le cadre du dispositif Ansej est désormais ouvert à toutes les activités, sans exclusion aucune. Les jeunes chômeurs peuvent, ainsi, bénéficier de l’aide de l’Agence nationale de l’emploi (Ansej) pour concrétiser leur projet, quel que soient sa nature et le créneau choisi. Cette ouverture sur l’ensemble des secteurs d’activité est consacrée par le décret exécutif 10-157 modifiant et complétant le décret 03-290 du 6 septembre 2010 qui définit les nouvelles conditions de l’aide à la création de micro-entreprises. Cette décision ne concerne cependant pas l’élevage bovin et ovin sur les bandes frontalières.

«Nous donnons le choix aux jeunes d’investir dans le domaine qu’ils veulent. Le marché est ouvert et nos dispositifs d’aide à l’emploi de jeunes et à la création de micro-entreprises sont là pour accompagner tout projet d’investissement», a souligné le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. L’annulation de ces décisions vise également à fournir toutes les facilités nécessaires aux jeunes promoteurs et à aplanir toutes les difficultés auxquelles ils font face, a ajouté le ministre.

Plusieurs activités ont été exclues du dispositif Ansej, comme par exemple le transport, la location d’équipements ou encore la fabrication de bijoux.

Cette mesure est à même d’ouvrir le champ aux jeunes d’investir dans tous les domaines, sans restriction et contrainte, souligne-t-on dans un document du ministère du Travail. Autre mesure prise en faveur des jeunes : la suppression des frais de dossier de demande d’aide de l’Ansej, fixés à 1700 DA. Le ministre a affirmé que les dispositifs de soutien à la création de micro-entreprises seront renforcés. Selon lui, plus de 35 000 micro-entreprises ont été créées en 2010 ; un chiffre qu’il entend doubler dans les années à venir. Ces entreprises ont généré près de 76 000 emplois. «Nous avons réussi à créer plus de 530 000 emplois durant l’année 2010, grâce aux différents mécanismes mis en place», a indiqué M. Louh. Le secteur du soutien à l’insertion professionnelle a, de son côté, contribué à la création de 99 691 emplois au profit des titulaires de diplômes supérieurs, soit un taux de 36,5% de l’ensemble des postes créés.

Se référant aux derniers chiffres de l’Office national des statistiques (ONS), le ministre reconnaît que le chômage touche plus les diplômés universitaires. «Pour absorber ce type de chômage, le gouvernement est en train d’œuvrer à développer l’industrie et les services, secteurs qui demandent une main-d’œuvre de haut niveau», précise le ministre. Se félicitant du fait que le taux de chômage a été ramené de 15% en 2005 à 10% en 2010, le ministre estime qu’une telle performance n’a été rendue possible que grâce aux grands projets réalisés et ceux qui se poursuivent dans le cadre du plan quinquennal de développement. Les secteurs qui ont généré plus d’emplois sont le BTPH (45,4%), l’industrie (38,65%) et les services (15,95%).

Malgré une baisse de près de 20% par rapport à 2009, le secteur privé reste le principal générateur d’emplois avec 57,9% en 2010 ; il était de 73,8% en 2009. Evoquant une nouvelle stratégie gouvernementale contre le chômage, le ministre du Travail a beaucoup insisté sur le développement des initiatives locales de l’emploi. Intervenant à l’ouverture du séminaire sur l’emploi, hier, à Alger, Tayeb Louh a souligné l’importance du protocole signé entre l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) et l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) dans le but d’améliorer les performances locales du secteur de l’emploi. Ainsi, l’Algérie bénéficie de l’expérience espagnole en matière de développement de l’emploi au niveau local. Cette rencontre de quatre jours vise à tirer profit de l’expérience espagnole en matière d’encouragement des initiatives locales. M. Louh estime à cet effet que la politique nationale de l’emploi ne peut pas porter ses fruits s’il n’y a pas implication des acteurs locaux, à savoir les élus, les associations et les opérateurs économiques.
el watan du  04.01.11

03/01/2011

Portrait social du chômeur algérien

Selon les enquêtes de l’ONS et du Cread

Derrière les statistiques qui alimentent les débats sur l’économie algérienne, les chômeurs prennent les traits de jeunes ayant à peine la vingtaine, célibataires, cherchant un emploi depuis plus d’un an – de préférence grâce à des relations personnelles –, ayant déjà exercé des petits métiers, habitant les grandes villes et qui ont, pour certains, le moral en berne.

C’est ce qui ressort des récentes enquêtes sur l’emploi réalisées par l’Office national des statistiques (ONS) ainsi que des études faites par le Centre de recherche en économie pour le développement (Cread). Portraits.

Sans emploi depuis plus d’un an

Près de deux chômeurs sur trois ont déclaré à l’ONS chercher un emploi depuis un an ou plus (66,2% des hommes et 59,8% des femmes). Cela renvoie, selon l’organisme enquêteur, à la persistance du «chômage structurel». La période de recherche d’emploi varie selon l’âge et le niveau d’instruction. La durée de chômage des jeunes ayant la vingtaine varie de 7 à 12 mois, alors que les 20-24 ans attendent entre 25 et 36 mois. Les chômeurs sans instruction aucune trouvent un emploi au bout de six mois. Les personnes sans emploi ayant le niveau moyen le restent parfois jusqu’à 49 mois.

Fait curieux, le chômage des hommes touche particulièrement les universitaires (11,5%) et ceux qui ont atteint le cycle moyen (10,5%). Le chômage frapperait beaucoup plus les 16-19 ans alors que près de 20% des 20-24 ans et 16% des 25-29 ans sont en quête d’un emploi. Il existerait, à en croire les chiffres de l’ONS, 793 000 chômeurs dans les villes et 278 000 dans les campagnes.

Dans l’attente d’un «piston»

Pour trouver un emploi en Algérie, les chômeurs jugent primordial d’avoir de solides relations. Les chiffres de l’ONS révèlent que 72% des chômeurs en milieu urbain comptent sur les relations personnelles pour trouver du travail. Le Cread fait le même constat : «Le mode de recherche d’un emploi est un bon indicateur du fonctionnement du marché du travail. Il semble que le mode privilégié soit celui des relations personnelles. Les agences de l’emploi, bien que sollicitées, restent en dernière position», peut-on lire dans le rapport élaboré par le chercheur Mohamed Saïb Musette.

Les femmes sévèrement touchées

Chez les femmes, souligne l’ONS, le taux de chômage augmente au fur et à mesure que s’élève le niveau d’instruction. Le Cread fait observer, à ce propos, que «les tendances globales du chômage indiquent une baisse plus importante chez les hommes que chez les femmes». Si le taux de chômage des hommes accuse une baisse de plus de 10 points, celui des femmes a été réduit de seulement 7%. Même si l’effectif de femmes actives a dépassé le cap du million, le taux d’activité féminine reste encore bas. Les jeunes filles sont plus actives que les femmes plus âgées, selon les données des enquêtes main-d’œuvre. Le taux d’activité est plus élevé dans la tranche 25-29 ans, avec un maintien en activité jusqu’à l’âge de 45 ans. D’après l’enquête réalisée par l’ONS au 4e trimestre 2010, le taux de chômage s’établit à 8,1% chez les hommes et 19,1% chez les femmes. L’organisme de statistiques précise que c’est le niveau d’instruction et l’obtention de diplômes, notamment universitaires, qui semblent constituer «les éléments les plus déterminants» pour l’insertion de la femme dans le marché du travail.

Un diplôme ne suffit pas

Le diplôme universitaire n’est pas forcément le sésame permettant d’ouvrir les portes du marché du travail. Au 4e trimestre 2010, le chômage touchait davantage les universitaires, particulièrement les diplômés avec 21,4% (11,1% chez les hommes et 33,6% chez les femmes), alors que le taux parmi la population n’ayant aucun diplôme est estimé à 7,3%. Une étude réalisée par Djamel Ferroukhi, chercheur au Cread, montre que l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur atteste un parcours de plus en plus difficile, notamment pour les filières de sciences humaines. «Et lorsqu’on sait que le nombre d’inscrits auprès des universités algériennes dépasse le million d’étudiants, l’absorption des sortants serait l’une des problématiques les plus inquiétantes pour les années à venir», est-il expliqué. L’enseignement supérieur produit actuellement 120 000 universitaires chaque année. Ce chiffre atteindra, selon la projection des experts, 330 000 en 2024.

Travailleurs mis à la porte

La part des chômeurs ayant déjà occupé un emploi est constituée en majorité des 25/29 ans habitant en milieu rural. Les personnes ayant perdu leur emploi occupaient, pour la majorité, des postes non permanents ; 1,7% étaient à la tête d’une entreprise et 8% avaient le statut de salariés permanents.

Les secteurs d’activité des personnes licenciées sont le reflet de la politique économique algérienne. Les métiers les plus touchés par les pertes d’emploi sont les personnels de services directs aux particuliers : commerçants et vendeurs (21,5%), les professions élémentaires (21,8%) ainsi que les métiers qualifiés de l’industrie et de l’artisanat (16,5%). L’enquête de l’ONS révèle ainsi que 6,3% des chômeurs ont perdu un emploi dans le secteur de l’agriculture, 15,9% (à savoir 12 000 employés du secteur public) ont été licenciés de l’industrie, 21,2% se sont retrouvés chômeurs après avoir travaillé dans le bâtiment et les travaux publics et 56,6% (dont une part non négligeable de 79% du secteur public) ont été renvoyés des filières du commerce et des services.

Les employeurs et les indépendants qui se retrouvent aujourd’hui au chômage ont exercé, pour la plupart, dans le commerce et les services. Les raisons principales des pertes d’emploi ces cinq dernières années sont liées à la fin du contrat (30,2%), aux départs volontaires ou démissions (16,2%) ainsi qu’aux licenciements individuels ou collectifs (10,6%). Au total, les chômeurs ayant déjà travaillé dans le passé sont estimés à 417 000, soit 38,7% de la population au chômage (313 000 hommes et 104 000 femmes).

Il s’agit d’une frange caractérisée par son jeune âge, puisque 68,5% sont âgés de 20 à 34 ans. Quelque 80,4% travaillaient comme salariés non permanents (67,7% dans le secteur privé) et 38,5% ont perdu leur emploi depuis moins d’une année.

Un job à n’importe quel prix

L’écrasante majorité des chômeurs algériens semblent motivés et prêts à travailler quelles que soient les contraintes : 85% d’entre eux se disent prêts à retrousser les manches, y compris pour un travail inférieur à leurs aptitudes professionnelles ; 69% accepteraient un travail mal rémunéré et 71,6% consentiraient à aller dans une autre wilaya.

Chômeurs désabusés

L’infime partie des personnes «découragées» est constituée de jeunes âgés entre 16 et 34 ans ayant le niveau moyen et résidant en ville. Pas moins de 782 000 personnes en âge d’activité économique (16-59 ans) ont déclaré «ne pas avoir effectué de démarches pour chercher un emploi» car elles estiment ne pas avoir de formation adéquate ou d’expérience professionnelle et 530 000 évoquent comme raison de non-recherche effective de travail le fait de «ne pas avoir réussi à en trouver par le passé». Ainsi, ce sont 1 312 000 personnes en âge d’activité économique (382 000 hommes et 930 000 femmes) qui se situent dans ce que les chercheurs de l’ONS appellent le «halo du chômage». «Cette catégorie de population, révèle l’enquête, retirée du marché de travail, est caractérisée par sa jeunesse : 48,2% n’ont pas atteint 25 ans et 84% sont âgés de moins de 35 ans.»
el watan du 03/01/2011

Taux de chômage en ALgérie: Les chiffres officiels, entre réalité et manipulation


Le taux de chômage de 10,2% est brandi par le gouvernement comme un trophée de guerre pour appuyer ses propres bilans des différentes politiques économiques et sociales qui se sont très peu traduites sur le terrain.

Quel crédit donner à un tel taux confronté à la réalité ? L’enquête de l’ONS, qui a donné ce résultat, a été faite durant la période de décembre 2008 à décembre 2009 et a concerné, selon les standards du Bureau international du travail (BIT), la dernière semaine de décembre. Publiée en novembre 2009, elle a été menée auprès de 15 132 ménages ordinaires répartis sur tout le territoire national. En théorie, l’Office national des statistiques se serait assidûment conformé aux critères du BIT qui considère, par exemple, que si une personne en âge de travailler, soit occupée au moment de l’enquête n’est pas considérée comme chômeur.

Une autre enquête, plus récente celle-là, serait en exploitation au niveau de l’ONS. Mais essayons de confronter les statistiques données par ce dernier à quelques autres indicateurs du marché de l’emploi et du taux de chômage dans notre pays. Comparons alors le chiffre de la population occupée qui est de 9,5 millions de personnes à celui du nombre des assurés sociaux qui est de 8 millions, ces données sont officielles, c’est le ministère du Travail et de la Sécurité sociale qui les a publiées. Entre les deux, le fossé est immense, d’autant plus que parmi les 8 millions d’assurés sociaux, on compte également les retraités, les étudiants, etc. Donc, si l’on faisait la soustraction, ce serait 1,5 million de personnes, sinon plus, qui seraient soit sans emploi ou non déclarées à la sécurité sociale. A bien comprendre, certains analystes et certaines données statistiques, basées sur les standards du Bureau international du travail, l’on considère que l’informel fait partie du lot à partir du moment que si durant la période de référence – on occupe un poste de travail, on n’est pas considéré comme chômeur.

Au-delà des lectures, au demeurant favorables pour ceux qui veulent enjoliver leur bilan, garnir les statistiques de l’ONS, force est de constater que la réalité est tout autre. Ce n’est pas les chiffres de l’Office national des statistiques que l’on cherche à tout prix à contredire, un exercice presque impossible, il faut d’autres sondages pour pouvoir le faire, mais c’est l’usage politique qu’on veut en faire tout en sachant qu’aucun organisme, de la taille de l’ONS soit-il, qui plus est n’est pas un organisme indépendant, ne peut répercuter la réalité telle qu’elle est. D’autant plus que le sondage, tous les spécialistes en la matière vous le diront, est techniquement à l’état primitif dans notre pays. Alors la réalité du chômage, on ne peut la mesurer et la quantifier que par l’incapacité du gouvernement à relancer l’économie nationale. L’emploi, le véritable ne peut se créer que par la création d’entreprises, chose dont les pouvoirs publics ont été incapables jusque-là. Preuve en est, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait annoncé que le secteur industriel ne contribue au produit intérieur brut, qu’à hauteur de 5%. Ce n’est un secret pour personne aujourd’hui que les dispositifs aidés (Ansej et CNAC, entre autres) n’ont pas donné les résultats qu’on attendait d’eux. Le problème ? Les banques sollicitées à adhérer à cette opération refusent souvent de prendre le risque malgré l’existence d’un fonds de garantie. Mais pas seulement. Il y a aussi le problème de la formation des porteurs de projets, de la difficulté à accompagner ces derniers et la viabilité de leur entreprise. Ainsi, à se fier aux statistiques de l’ONS, ce sont les jeunes qui souffrent le plus du chômage.
Ils peinent à trouver de l’emploi. Le chômage touche en effet 21,3% de jeunes âgés en 16 ans et 24 ans. Un problème d’insertion, dit-on. Dans la structure du chômage présentée par l’ONS, les catégories de chômeurs par sexe et tranche d’âge, on ne nous livre pas le nombre de jeunes Algériens dont l’âge varie en 16 et 24ans. Bien que cela ne prête pas à comparaison, un coup d’œil dans les chiffres présentés par le dernier recensement de la population et on verra, puisqu’on prétend que l’enquête de l’ONS est représentative, que le nombre de jeunes dans cette catégorie est de 7,864 millions. Ceux dont la tranche d’âge se situe entre 25 et 29 ans sont 3,541 millions. Le taux de chômage est pour cette catégorie de 16%. Cela à titre indicatif, bien sûr ! Avec tous les plans de relance qu’a connus le pays depuis quelques années et tout l’argent injecté, les jeunes Algériens auraient pu être mieux servis en emplois pérennes que par la précarité ! On aurait dû aussi leur épargner la manipulation des chiffres qui est visiblement devenue un enjeu. Des spécialistes mettent d’ailleurs en garde contre la perversion des chiffres. C’est un danger pour la simple raison que sans vraies données, l’on ne peut pas élaborer de véritables politiques de développement.
el watan du 03/01/2011


Belgique: Un chercheur algérien élu 2e personnalité 2010


L’Algérien Hamid Aït Abderrahim, directeur du Centre de l’énergie nucléaire (SCK-CEN) de Mol (Belgique), a été élu deuxième personnalité parmi les dix ayant marqué l’année 2010 en Belgique, rapporte la presse belge. Choisi par les internautes du magazine Le Vif/L’Express qui draine chaque semaine près de 500 000 lecteurs, M. Aït Abderrahim est classé derrière la femme politique birmane, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991 et secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie. Il devance, dans l’ordre, la joueuse de tennis belge, Kim Antonie Lode Clijsters, détentrice de quarante tournois en simple sur le circuit WTA, dont l’US Open en 2005, 2009 et 2010 ainsi que trois Masters (2002, 2003 et 2010), le prix Nobel de la paix 2010, le Chinois Liu Xiaobo, le nationaliste flamand Bart de Wever, l’éditeur en chef et porte-parole de WikiLeaks, Julian Paul Assange, ainsi que l’ancienne candidate à la dernière présidentielle en France, Ségolène Royal. Aït Abderrahim est à l’origine d’un projet de réacteur nucléaire de 4e génération retenu par la Commission européenne (CE) parmi les cinquante projets d’infrastructures prioritaires que compte développer l’Union européenne dans les prochaines années. Professeur à l’université catholique de Louvain, M. Aït Abderrahim, dont le projet (réacteur) vise à réduire le volume des déchets nucléaires ainsi que leur charge thermique et leur dangerosité potentielle, est également président de l’Association des Algériens de Belgique et du Luxembourg Algebel.
RADAR liberté du Lundi 03 Janvier 2011

02/01/2011

Découvrez qui sont les contribuables les plus endettés de la planète

Dette publique



La Tribune a procédé à un tour d'horizon mondial de l'endettement public par habitant. Il en ressort que les Japonais sont de loin les contribuables sur lequel repose la dette la plus importante de la planète. Juste derrière figure l'Islande. Pour savoir où se situent les Français, les Allemands ou les Américains, cliquez sur notre infographie animée.

L'éclatement de la crise grecque puis irlandaise a sensibilisé les opinions publiques des pays développés au couperet que représente pour une nation un endettement trop élevé. Mais tous les contribuables ne sont pas sur un pied d'égalité à travers le monde, loin s'en faut. Selon le tour d'horizon planétaire établi par La Tribune, qui rapporte l'endettement public d'un pays à l'échelle de chaque contribuable (données 2009), les Japonais sont de loin les citoyens sur lesquels repose l'endettement le plus considérable. Ainsi, chaque Japonais était virtuellement endetté à titre personnel à hauteur de 51.779 euros !

Assommés par une crise bancaire sans précédent à la fin 2008, les Islandais sont certes peu nombreux mais la dette nationale fait peser sur chaque citoyen 32.785 euros, davantage qu'en Belgique (30.856 euros) et en Italie (29.580 euros). A l'inverse, les Grecs (26.577 euros) et les Irlandais (23.764 euros) qui subissent aujourd'hui les effets de la rigueur budgétaire sensée assainir leurs finances publiques, sont virtuellement moins endettés que les Canadiens (28185 euros) et les Américains (28.043 euros).

Et en France ?

Souvent tancée pour son endettement excessif, la France n'impose pas à ses générations futures un endettement si insoutenable que cela. La dette publique par habitant n'atteint que 23.264 euros, un niveau à peu près équivalent à celui de l'Autriche (22.248 euros), de l'Allemagne (21.413 euros) et des Pays-Bas (21.189 euros). Quant à l'Espagne, qui fait l'objet depuis plusieurs semaines d'une pression accrue sur les marchés financiers, elle reste, en termes d'endettement public par habitant, dans un étiage nettement inférieur à celui des membres du G8 : 12.380 euros par habitant.

Pas de fardeau de dette dans les pays émergents

Que ce soit en Europe de l'Est, en Afrique, en Amérique latine ou en Asie, les citoyens des pays émergents sont plus chanceux. Plus nombreux rapportés à la taille de leur Etat et de leurs économies, les Chinois et les Indiens ne supportent ainsi que 225 et 563 euros d'endettement public par tête. Du fait de la cure d'austérité drastique imposée après la chute du communisme, les pays d'Europe de l'Est disposent également d'un endettement très modéré par rapport à l'Europe occidentale. C'est le cas notamment de la Roumanie (1.287 euros) et de la République Tchèque (4.672 euros). Certains pays développés se distinguent également, comme l'Afrique du Sud (1.889 euros) et dans une moindre mesure l'Australie (8.711 euros).

Pourquoi un classement exhaustif est impossible

En visionnant notre infographie animée, on peut constater que tous les pays n'y figurent pas. Il est en effet très compliqué d'obtenir des données fiables et comparables pour certains pays. Voilà pourquoi nous nous sommes abstenus de procéder à un classement qui, ne reposant que sur une partie seulement des Etats de la planète, n'aurait pas eu grand sens.
latribune.fr - 30/12/2010

Cérémonie de remise des prix pour les meilleures inventions 2010 à Alger : l’innovation au service de l’économie nationale


Un joueur de football moyen de ligue 1 algérienne perçoit plus d’un milliard de centimes pour la signature du contrat, plus les royalties de chaque match qui s’élève à des millions par semaine. Le chercheur algérien touche la bagatelle de quelques millions pour des découvertes d’utilité économique avérée et qui peuvent rapporter, une fois industrialisées, des centaines de milliards, sans compter les grandes contributions pour la santé, pour l’environnement ou l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Cherchez l’erreur !

La cérémonie de remise des prix pour les meilleures inventions 2010 s’est déroulée dans l’après-midi d’avant-hier au Centre de presse d’El Moudjahid organisée par le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement et l’organisme sous tutelle, l’INAPI. Les deux lauréats du 1er prix de la meilleure invention 2010 ont reçu chacun 10 millions de centimes pour un long dur labeur, couronné par la découverte d’un nouveau vaccin pour les élevages bovin et ovin, etc. Il s’agit des chercheurs biologistes, Fatiha Gacem et Mounir Mohamed Amine de l’Institut Pasteur d’Alger, pour avoir mis au point un vaccin « anti-entérotoxémie» à usage vétérinaire, destiné notamment à prévenir de maladies de ruminants. D’après les lauréats, il s‘agit d’un «nouveau vaccin qui est utilisé pour la prévention contre l’entérotoxémie des bovins, ovins, caprins et lapins. On apprendra aussi que le marché algérien pour le vaccin anti entérotoxémie est de plus de 11 millions de doses par an. D’après les chercheurs de l’Institut Pasteur, il faut développer le volet industriel pour subvenir aux besoins des éleveurs algériens. «Ceci n’est possible qu’après l’acquisition d’un fermenteur semi industriel qui sera aussi utilisé pour la production des autres vaccins », selon les chercheurs, qui ajoutent que la demande d’achat a été faite depuis décembre 2002 et renouvelée plusieurs fois, sans que les responsables daignent à y répondre. Fatiha Gacem et Mounir Mohamed Amine révèleront également, sur le site Internet de l’Institut Pasteur, que «notre objectif principal était la production d’un vaccin polyvalent anti entérotoxémie avec des souches locales assurant une couverture vaccinale complète et efficace, en induisant une meilleure réponse immunitaire que celle développée par des vaccins polyvalents traditionnels importés produits avec des souches étrangères ».

Sécurité industrielle

Le deuxième prix de cette cérémonie annuelle est revenu à Saïd Samahallah, inventeur d’un interrupteur électrique de haute protection utilisable aussi bien par les ménages que dans les unités industrielles. L’auteur de cette invention, totalement sécurisée même en cas de fuite de gaz, s’est vu attribuer un chèque de 150.000 DA. Le troisième prix, toujours au titre de la meilleure invention pour l’année 2010, a été décerné à M. Harbi Abdelhamid et M. Bouzerar Ferhat de l’université Mohamed Mentouri de Constantine pour leur invention portant sur l’élaboration de membrane tubulaire pour micro et ultra filtration à partir de kaolin et Z2 et O2, avec les mêmes gratifications que les précédents lauréats et un chèque de 100.000 DA.

Selon les explications de ce chercheur, il s’agit d’un «matériau minuscule poreux à base d’argile» qui présente l’avantage d’être disponible et à bas prix en Algérie et qui devra remplacer le matériau en usage actuellement (oxyde de l’aluminium) dans le traitement et le recyclage des eaux usées. Quant au prix d’encouragement, il est revenu à Mohamed Mokrane qui a reçu un chèque de 50.000 DA pour avoir inventé un kit qui «gère complètement les flux urinaires notamment chez les personnes atteintes d’incontinence ou handicapés de façon pratique et hygiénique».

Vers un encadrement juridique des chercheurs et de leurs inventions

Intervenant en marge de cette cérémonie, durant laquelle les inventeurs primés ont exposé notamment le problème du manque de protection internationale de leurs inventions, Salem Ahmed Zaïd, chef de division des Politiques d’innovation au ministère de l’Industrie, a souligné qu’une loi visant à soutenir les inventeurs et valoriser leurs travaux serait promulguée prochainement. Ce texte, qui prend en charge les besoins de tous les secteurs, sera soumis au gouvernement, a expliqué ce responsable, ajoutant que cette loi constituera «un cadre juridique et réglementaire, et un cadrage de l’innovation et une spécialisation de notre action au profit du secteur industriel».Il s’agit, à travers ce texte, de faire en sorte que «toute l’innovation et la recherche-développement soit au service de l’entreprise», a encore indiqué M. Ahmed Zaïd qui a précisé qu’il sera procédé à la création «de l’agence nationale de l’innovation, dotée de tous les moyens, et qui aura pour mission de gérer et soutenir l’innovation».Outre l’accompagnement des résultats des projets d’invention pour les concrétiser sur le marché, cet organisme devra se charger de la promotion, la formation, l’appui ainsi que l’accompagnement et l’assistance technique à l’égard des inventeurs, a-t-il ajouté.
le financier du 29/12/2010

Soutien au développement local : La liste des communes concernées bientôt devant le CNI

La liste des communes nécessitant un soutien pour leur développement sera bientôt soumise au Conseil national de l’investissement (CNI).

C’est ce qu’a déclaré jeudi le ministre de l’Industrie, de la petite et moyenne entreprise et de la promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN).

Les communes concernées sont celles situées dans des zones géographiques difficiles, telles que le sud, les régions montagneuses ou les Hauts-Plateaux, de plus en plus de communes de la République nécessitent un coup de pouce de l’Etat pour leur développement, affirme-t-on. En l’espace de quelques années leur nombre s’est démultiplié passant de 513 en 2002 à 1.200 communes en 2009.

Pour inciter les investisseurs à soutenir le développement dans ces régions, celles-ci profitent de mécanismes qui favorisent leur présence dans ces contrées.

Conformément aux lois et décrets en vigueur et aux orientations du gouvernement, la sélection des communes concernées se fait, au préalable, en fonction notamment du site géographique des communes (steppes, montagnes, régions frontalières, désert), du nombre d’habitants, du taux de chômage et des niveaux de couverture sanitaire et de scolarisation, a expliqué M. Benmeradi.

Un groupe de travail a été installé à cet effet en 2009 par les autorités. Il est chargé d’évaluer et d’examiner les différentes listes des communes.

Enfin, une fois les décisions prises par le CNI, les communes concernées bénéficieront de subventions, financées par l’Etat.

Celui-ci accorde également des réductions fiscales au profit des promoteurs qui investissement dans ces wilayas.

Les promoteurs bénéficient en outre d’une réduction de 50% de l’impôt sur le revenu global (IRG) et de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
le financier du 01/01/2011