20/12/2010

“le privé national doit s’engager davantage dans l’investissement” selon Ouyahia


“Le gouvernement appelle le capital privé national à s’engager davantage dans l’investissement productif, la création de richesses et d’emplois et la participation à la croissance.” Cet appel a été lancé, hier, par le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, à l’occasion de sa présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement au Conseil de la nation.

Le Premier ministre établira un constat de la situation économique nationale dans ses forces et ses faiblesses, relevant en premier lieu la nécessité de “démultiplier” la participation de la sphère économique pour relancer la croissance, dans la mesure où la dépense publique d’investissements “ne sera pas toujours récurrente”. Le Premier ministre a soutenu que le devenir économique de l’Algérie “ne saurait se construire dans le secteur des services seulement”, affirmant que l’investissement étranger “n'a pas encore été au rendez-vous sensiblement hors du secteur des hydrocarbures”. “La détermination de l’Algérie à insérer son économie dans la mondialisation ne saurait servir de passage pour transformer notre pays en comptoir commercial”, précisera Ouyahia. Le Premier ministre estime que “le développement économique national doit d’abord compter sur les potentialités locales, publiques et privées”. Même s’il reconnaît que “nos potentialités, qui, nous le disons sans complexe, demeurent dans le besoin d’un apport qualitatif de l'étranger”. Dans cette optique, “l’entreprise algérienne, publique ou privée, doit savoir qu’elle pourra compter sur les pouvoirs publics pour accompagner son essor sur son propre marché et pour tirer prioritairement profit de la commande publique”, note le Premier ministre, qui s’appuiera sur la mesure prise par l’État permettant aux entreprises locales publiques, privées ou mixtes, d’être éligibles à une marge préférentielle pouvant aller jusqu'à 25% sur la commande publique. Aussi, Ouyahia notera : “l’Algérie dispose d’atouts importants pour réaliser elle-même son développement économique.” “L'Algérie, dit-il, n'a pas besoin de privatiser pour assurer les équilibres de ses finances publiques”. Sur cette question de privatisation, le Premier ministre dira qu’elle concerne “les entreprises privées nationales”. Ce faisant, Ouyahia ne manquera pas d’évoquer les trois objectifs majeurs du gouvernement : il s’agit de l’augmentation de la croissance du secteur agricole à 8% annuellement de manière stable et continue, de relever de 5 à 10% la part de l’industrie dans la valeur ajoutée globale qui se crée annuellement, ainsi que la réduction du taux de chômage bien en deçà de 10% durant les cinq prochaines années. Plus précis, le Premier ministre parlera des trois principaux repères devant aboutir à la promotion du développement économique. Le premier porte sur le secteur de l’agriculture qui bénéficiera d’un important appui pour un montant annuel de 200 milliards de DA. Les subventions publiques à l’agriculture “pourraient évoluer à la hausse”, mais le Premier ministre l’a conditionnée ”au rythme avec lequel augmenteront les productions agricoles, notamment celles stratégiques” et au rythme de la réduction de la facture des importations alimentaires, et celui avec lequel l’économie agricole contribuera à la sauvegarde du pouvoir d’achat des consommateurs.

L’appui apporté par l’État à l’ensemble des entreprises du pays constitue le second repère. Les entreprises nationales “seront accompagnées et encouragées dans leur développement”. Ahmed Ouyahia précisera que “près de 200 entreprises publiques ont déjà bénéficié de la mise en route de leur processus de modernisation pour un total de plus de 600 milliards de DA dont, notamment près de 500 milliards DA de crédits bancaires sur le long terme et fortement bonifiés”. S’agissant des petites et moyennes entreprises, le Premier ministre a noté que l’État a mis en place un important programme de soutien et un arsenal de dispositions pour garantir leurs crédits bancaires et d'alléger leurs charges fiscales et parafiscales. Le premier ministre indiquera que “les entreprises des pays frères et amis, qui activent sur notre marché, sont appelées à concourir au développement de l’Algérie et à la modernisation de son économie en contrepartie de nombreux avantages qui leur sont accordés par l’État tels qu’une quasi-défiscalisation durant la phase de maturation des investissements, l’accès aux commandes publiques aux conditions préférentielles reconnues aux entreprises nationales”. S’exprimant à propos de la croissance économique hors hydrocarbures, Ouyahia dira qu’“elle demeure fragile, car elle est alimentée par une forte dépense publique d’investissements qui ne sera pas toujours récurrente. Aussi et en évoquant la protection de l’économie nationale, Ouyahia dira que “c’est une bataille d’arrière-garde que nous sommes en train de mener s’agissant des procédures visant la protection de l’économie”.
Liberté Lundi 20 Décembre 2010

19/12/2010

Le taux de chômage à 10%!!!!


C’est une nouvelle statistique qui risque d’être contestée. Selon l’Office national des statistiques (ONS), le taux de chômage s’établit actuellement à 10% de la population active. Ce taux officiel est légèrement inférieur à celui de 2009 (10,2%) et en recul par rapport à 2008 (11,3 %). Officiellement, l’Algérie compte 1,07 million de chômeurs pour une population active de près de 11 millions de personnes, a indiqué dimanche 19 décembre l’ONS.

Les chiffres de l’ONS sur le chômage semblent contredire la situation économique et sociale que vit le pays depuis plusieurs années. Avec un taux de 10%, l’Algérie fait officiellement mieux que plusieurs pays de l’Union Européenne. Elle fait presque aussi bien que la France (9,5%), l’un des pays qui résistent le mieux avec l’Allemagne à la crise économique mondiale. Pourtant, tout le monde le sait, l’Algérie, malgré les derniers plans de relance, reste en proie à une crise durable qui affecte sérieusement le marché de l’emploi.

En novembre dernier, en visite à Alger, Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, avait délivré un satisfecit quasi-total au gouvernement. A l’exception d’un domaine : l’emploi. M. Strauss-Kahn avait évoqué un niveau élevé de chômage. Il n’a pas fourni de statistique précise, sans doute pour ne pas gêner le gouvernement. Mais une indication qui illustre l’ampleur du problème : « quand on regarde dans le détail, on constate qu'il est bien plus élevé, au-delà de 20% pour les jeunes », avait-il dit.
Extrait tsa du 19/12/2010

11/12/2010

La microentreprise peine à se développer en Algérie


Les banques publiques, partie prenante dans le financement des projets de microentreprises, ignorent-elles l'existence d'un fonds de garantie des crédits accordés aux promoteurs des projets ? A voir les difficultés que rencontrent les porteurs de projets pour obtenir des crédits, tout porte à le croire puisque les banques s'en tiennent au strict respect des règles prudentielles d'usage dans les établissements financiers.

Le directeur général de la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac), Ahmed Chawki Taleb, s'est d'ailleurs posé cette même question lors de son dernier passage au centre de presse d'El Moudjahid au début du mois. Et la question attend réponse dans la mesure où les dispositifs Ansej et Cnac possèdent leurs propres mécanismes de garantie de crédits d'investissements.

On peut croire que les banques publiques ne font pas trop confiance au fonds en question et essayent ainsi de l'éviter avec comme prétexte qu'il met trop de temps àprendre en charge le défaut de remboursement de certains bénéficiaires de crédit. Et les établissements financiers ne peuvent tolérer trop longtemps ces lenteurs.

«Pourtant, les banques impliquées dans le dispositif essayent de ne pas être trop exigeantes», nous a indiqué un cadre de la Banque algérienne de développement rural (BADR) que nous avons joint par téléphone.

«Sans la mise en place du fonds de garantie réservé aux promoteurs de projets, rares seraient ceux qui pourraient répondre aux conditions de crédits de financement de leurs projets respectifs, c'est pourquoi les pouvoirs publics ont pensé à sa création», ajoutera notre interlocuteur.

Dans le même ordre d'idées, un participant à la conférence-débat au centre d'El Moudjahid, ancien cadre dans une banque publique, dira : «Quand bien même la formule micro-entreprise disposerait d'un mécanisme de garantie des crédits, cela reste insuffisant dans la mesure où les établissements financiers ont affaire à une catégorie de postulants aux crédits très jeunes sans qualifications pour la plupart et donc le risque de voir leurs projets ne pas perdurer dans le temps devient majeur. Et par voie de conséquence, le fonds pourrait ne pas assurer son rôle tant les cas de non-remboursement seraient nombreux.»

Cet intervenant a aussi appelé les responsables de la Cnac et de l'Ansej présents à revoir un peu les mécanismes du nouveau dispositif puisque «malgré les correctifs apportés, il reste encore quelques points sur lesquels il faudra se pencher dans le but de rendre, d'une part, plus accessible le microcrédit et, d'autre part, le traitement des dossiers plus rapide», dira-t-il.
 
D'autant plus que cela devient une urgence si l'on se réfère au taux de chômage dans la tranche d'âge des 16-30 ans qui atteint, selon le Fonds monétaire international, les 20%.

Un pourcentage considéré par cette institution comme alarmant. Le dispositif microentreprise une fois plus développé pourrait réduire ce taux. Vu notre croissance démographique, un tel dispositif doit être encore plus soutenu si l'on ne veut pas se retrouver avec un taux de chômage plus important que celui mentionné ci-dessus.
Ziad Abdelhadi La Tribune

10/12/2010

250 000 jeunes en quête d’emploi à Oran

LEUR NOMBRE SERAIT QUATRE FOIS SUPÉRIEUR AU TAUX OFFICIEL

Avec l’apport de 6 laboratoires, 250 chercheurs universitaires et la présence de plus de 700 ha de technopôles, la wilaya d’Oran pourrait développer une stratégie économique basée sur une coopération accrue entre les jeunes investisseurs, l’université et les organismes de soutien à l’emploi. Officiellement, un nombre de 60 000 jeunes chômeurs a été enregistré dans la wilaya d’Oran (cumul 2009-2010), alors que les statistiques officieuses font état de quelque 250 000 jeunes sans travail, selon le représentant d’une association sociale. “Le chiffre que nous avançons est en deçà de la réalité du terrain, si l’on tient compte des milliers de jeunes chômeurs essaimés à travers les communes déshéritées et les zones semi-rurales”, indique notre interlocuteur. Vaille que vaille, on laissera entendre que les portes de l’emploi sont grandes ouvertes dans une wilaya qui compte plus de deux millions d’habitants. Pour prendre le train de la compétitivité de l’économie oranaise et son adaptation aux activités des PME/PMI, les responsables doivent renforcer les axes de développement en ayant recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), indique-t-on. En 2009, les services de l’Agence nationale de l’emploi (Anem) ont comptabilisé 79 686 demandes d’emploi qui se sont soldées par 7 559 placements. C’est peu par rapport à une batterie de mesures visant à assouplir les conditions d’obtention des micro-crédits. Pour les responsables de l’Ansej, 3 847 emplois ont été créés sur 1 233 dossiers déposés. Sur ce plan, il a été délivré 800 attestations d’éligibilité et de confirmation avec, au final, la création de 2 543 postes de travail. “Les financements triangulaires ont constitué 723 opérations d’investissement, 38 financements mixtes pour un total de plus de 238 milliards de centimes en 2009”, affirme-t-on. Parmi les problèmes liés aux lenteurs administratives, il est important de citer le parcours du combattant du jeune chômeur en quête de débouchés. Les tracasseries tatillonnes de l’administration et la réticence des banquiers qui ne jouent pas franc jeu découragent les jeunes investisseurs porteurs de projets. Cet état de fait est notamment expliqué par l’absence de confortement des pôles de recherche universitaire. La mise en place de parcs technologiques et d’incubateurs (ou pépinières) innovants constitue la pierre angulaire des microentreprises. Considérée comme un pôle économique régional important, la wilaya d’Oran compte plus de 17 000 PME, soit 1 PME pour 70 habitants et 11 200 microentreprises, dont 47% tournent avec moins de 10 employés. Dans un autre ordre de préoccupation, la commission de sélection et de validation (CSV) qui regroupe cinq banques et quatre Chambres (pêche, agriculture…), ainsi que la Caisse nationale d’assurance-chômage (Cnac), compte désormais se réunir deux fois par mois au lieu d’une séance mensuelle, apprend-on par ailleurs. Cette mesure vise à atténuer les conditions de faisabilité des dossiers déposés par les jeunes chômeurs en quête de débouchés. Une moyenne de 60 à 100 dossiers sont traités tous les mois par cette commission de facilitation. Outre la levée des contraintes bancaires et la réduction de l’inscription des demandeurs (Anem) à seulement un mois, l’accès aux documents est ainsi allégé. L’introduction de ces mesures d’assouplissement a été bien accueillie par les jeunes créateurs de microentreprises, souligne-t-on. Un constat chiffré renseigne sur le nombre de demandes examinées par la CSV qui a eu à traiter 2 245 dossiers déposés, dont 1 760 ont été certifiés éligibles. Une enveloppe budgétaire de l’ordre de 104 milliards de centimes a été dégagée par les cinq banques participantes. Une prévalence est relevée chez les jeunes ayant opté pour le secteur des services (37%), suivie par les entreprises industrielles (22%) et les transports (20%). Dans un autre contexte, la Chambre de l’artisanat et des métiers, en collaboration avec le Bureau international du travail, la GTZ (Allemagne), offre un espace au profit des entrepreneurs qui pourront se constituer en Nucleus (groupe non formel d’entreprises). Cette initiative prévoit dans ses projets l’appui, l’information, la formation ainsi que les aides dans les domaines d’intérêt commun. Un fonds de promotion de l’artisanat traditionnel a été créé au ministère de tutelle pour apporter aide et assistance financières aux projets susceptibles de promouvoir l’artisanat et les métiers y afférents. En 2009, la wilaya d’Oran a enregistré quelque 1 500 PME qui ont été créées dans le cadre des nouvelles mesures d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi au profit des jeunes chômeurs porteurs de projet de microentreprise.
liberté du 09/12/2010

06/12/2010

Cevital envisage de lancer un fonds d’investissement pour les jeunes

Le patron du groupe Cevital envisage de lancer un fonds d’investissements destiné aux jeunes et doté de 30 millions de dollars. «Mais, c’est un fonds que nous envisageons de porter à au moins 100 millions de dollars », a déclaré Issad Rebrab, en marge de la première conférence sur l'entreprenariat Maghreb-USA qui s’est tenue du 1er au 3 décembre à Alger. Il a annoncé que le fonds sera confié à une expertise nationale et internationale. « Il faut mettre à contribution des spécialistes qui ont déjà géré des fonds d’investissement. Des experts que nous comptons rémunérer en fonction des résultats. Le projet est réalisable. Nous allons faire le nécessaire auprès des pouvoirs publics pour avoir l’autorisation. Une fois fait, il ne sera pas difficile de trouver l’expertise aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne. Des algériens qui travaillent dans ces places financières seront prêts à gérer ce fonds », a-t-il indiqué.


Selon lui, beaucoup de jeunes algériens veulent lancer des projets dans le secteur industriel. « Ils ont besoin d’un accompagnement. Nous avons donc décidé de prendre l’initiative de créer avec d’autres partenaires ce fonds. Les financements seront faits au fur et à mesure que les projets seront identifiés », a-t-il dit, indiquant que d’autres opérateurs, publics ou privés, sont invités à rejoindre ce projet.
tsa 04/12/2010

30/11/2010

Et si wikileaks était orchestré par les Américains


Posons nous une question dans cette épisode wikileaks qui semble bousculer tout le monde diplomatique.
Avec quel regard, les arabes, devront-ils apréhender l'épisode wikileaks?

Hormis les petits adjectifs transparaissant ça et là au sujet de certains chefs d'Etats Européens, on se rend compte que le vrai message, que devrait retenir tout remplisseur de bouteille que nous sommes, est que c'est "l'Arabie Saoudite qui pousse les USA" à "couper la tête du serpent Iranien", que "l'Iran avait acquis 19 missiles à tête nucléaire de... la Corée du Nord", capable d'atteindre n'importe quelle capitale Européenne et donc Tel Aviv, Riadh ou ... Tizi Ouzou.

En somme,Tout pour montrer que c'est "les States, messager de paix, qui résonnent les arabes" et "c'est ceux-là même" (ndlr les arabes) qui "font le tout pour embraser la région".

Un scénario digne d'un spielberg au sommet de sa frénésie fictive.

Dans la réalité des choses, à ce jour, les States, n'ont pas encore mis la main sur les armes nucléaires Irakiennes tant promise par l'administration Bush. Ils n'ont pas, non plus, pu mettre la main sur Oussama Ben laden.

Deux raisons, valables à nos yeux de gnoux, pour que les USA restent en Irak et en Afghanistan.

L'épisode wikileaks n'est qu'un prélude à la préparation des "gentils U.S.A" à l'attaque du "méchant iranien" sous pretexte que "c'est les arabes qui y ont insisté".

Sinon, ... comment expliquer qu'un jeunot de ...23 berges, puisse faire sortir du bunker américain, une bibliothèque de documents ultra-secrets?

Et surtout,

Comment expliquer, la vidéo conférence du fondateur de wikileaks qui semble, selon certaines sources, se cacher en ... Jordanie (???)

Maman c'est quoi le prochain  11 ?
Décembre?
Maman, j'ai peur!!!

29/11/2010

Bientôt de nouvelles révélations de Wikileaks sur l'Algérie!!!


Après, la mise en ligne de quelques 250.000 télégrammes diplomatiques américains échangés entre le département d'Etat à Washington et ses ambassades durant la période 2004-2010, voilà que le site Wikileaks promet des révélations de la diplomatie américaine sur l'Algérie.
C'est, néanmoins, ce qu'a indiqué  le quotidien El Khabar dans son édition du 28/11/2010. Il poursuit, au travers de son entretien avec le Directeur du site à scandale, que l'Algérie retrouvera (dans les memos de l'ambassade Américaine en Algerie) les noms de hauts responsables américains qui détiennent des actions et des prises de participation dans des investissements US en Algérie ».