30/09/2010

Le procureur de la République se saisit du dossier des dépassements concernant la CNAC de l’Oranie



La brigade économique territorialement compétente avait lancé des investigations en ce sens depuis plusieurs mois, et les résultats obtenus, tenus secrets à ce jour, mais qui ne laissent aucun doute sur les combines qui avaient secoué la Caisse local. L’un des indices les plus importants de ces prévarications, est la convocation du directeur-général de la Caisse d’assurance sur le chômage en personne, pendant le mois d’aout, lequel avait répondu aux questions des enquêteurs, qui ont tout de suite ficelé le dossier avant de le remettre au procureur de la République territorialement compétent.

Le dossier des dépassements constatés au niveau de la Caisse d’assurance sur le chômage vient de choir sur le bureau du procureur de la République auprès du tribunal de Sidi Bel Abbes. En fait, la direction régionale de Sidi Bel Abbes gère plusieurs wilayas de l’ouest, et administre des sommes d’argent très importantes. Les mêmes malversations ont été constatées au niveau de la Caisse d’assurance sur le chômage de Timouchent.



La brigade économique territorialement compétente avait lancé des investigations en ce sens depuis plusieurs mois, et les résultats obtenus, tenus secrets à ce jour, mais qui ne laissent aucun doute sur les combines qui avaient secoué la Caisse local. L’un des indices les plus importants de ces prévarications, est la convocation du directeur-général de la Caisse d’assurance sur le chômage en personne, pendant le mois d’aout, lequel avait répondu aux questions des enquêteurs, qui ont tout de suite ficelé le dossier avant de le remettre au procureur de la République territorialement compétent.



Selon des fuites, les premières constations ont déterminé des exagérations sur les factures, la remise de sommes d’argent à des individus qui n’ont aucun lien avec les chômeurs, le faux et usage de faux, pour ne citer que les chefs les plus importants, et ce concernant les deux Caisses, de Sidi Bel Abbes et de Timouchent.



Selon des sources proches du dossier, le directeur-général sera au moins accusé de non-dénonciation de crime économique, après la découverte il y a quelques mois, de l’exclusion de près de 2500 jeunes qui avaient bel et bien le droit de bénéficier des mensualités de la Caisse, mais qui avaient été injustement exclus, alors qu’à Timouchent, des harragas –immigrés clandestins vers l’Europe- avaient été inscrits sur les listes des chômeurs et de l’argent quittait la Caisse frauduleusement en leur nom.



Evidemment, la quasi-totalité des personnes impliquées dans ces malversations occupent des postes de responsabilité dans la Caisse d’assurance sur le chômage et seront principalement poursuivis par le chef de dilapidation de deniers publics.



La brigade économique, qui a travaillé sur le dossier depuis près d’une année, semble avoir réuni tous les indices et toutes les preuves pour opérer un véritable raz-de-marée dans la Caisse...
Echouroukonline.com



La Cnac lance un contrôle rigoureux pour l'amélioration de la qualité d'accueil des demandeurs d'emploi

 

Le directeur général de la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac), M. Ahmed Chawki Taleb, a indiqué, hier dans un communiqué de presse, que plusieurs visites inopinées seront prochainement effectuées au niveau de chaque agence Cnac des différentes wilayas, et ce afin d'assurer un contrôle rigoureux, notamment sur la qualité d'accueil des demandeurs d'emploi. Sur ce, il a déclaré qu'au niveau interne, "un contrôle sur la qualité d'accueil des demandeurs d'emploi sera prochainement introduit au niveau des agences de la Cnac". En insistant sur le fait que l'accueil doit jouer un rôle prépondérant dans la lutte contre le chômage et que le citoyen demandeur d'emploi doit être bien pris en charge. Pour rappel, le Directeur de la Cnac a attesté, dans un communiqué de presse du mois dernier, que la CNAC avait mis en place, en 2004, dans le cadre de la politique de lutte contre le chômage et de la promotion d'activités créatrices de richesses ciblant les personnes âgées de 35 à 50 ans, un dispositif de création d'activité qui est géré par ses services et qui a été adopté il y a quelques mois par le Conseil de gouvernement, auquel les jeunes chômeurs âgés respectivement de 30 ans au plus peuvent accéder ainsi qu'aux promoteurs qui veulent lancer des entreprises.

Aussi, il y a lieu de souligner qu'un autre changement qui a été effectué dans ce dispositif c'est le droit de s'inscrire auprès des services de l'Agence nationale de l'emploi (Anem) pour demander un emploi et surtout celui qui est intéressé, toutefois, par l'entrepreneuriat, qui est considéré, selon son point de vue, comme étant une mesure de taille. Par ailleurs, M. Taleb a affirmé qu'un programme de formation sur les techniques d'accueil a été lancé à Alger au profit de 49 agents d'accueil de la Cnac représentant les 48 wilayas. Néanmoins, il a tenu à préciser qu'à travers l'amélioration de la qualité d'accueil au sein de ces agences, ceci permet d'accorder davantage d'importance à la présentation du personnel chargé de l'accueil, autrement dit, leur aspect extérieur, cela permet aussi de gérer de manière effective et appropriée les relations avec les visiteurs ainsi que les demandeurs d'emploi.

D'autre part, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, avait insisté auparavant auprès des responsables du secteur de l'emploi au niveau local, sur l'importance d'apporter un intérêt particulier à l'amélioration de la qualité d'accueil des demandeurs d'emploi et de programmer des cycles de formation des agents chargés de cette mission au niveau local. Cependant, M. Taleb a tenu à expliquer que le rôle des agent d'accueil consistait plus particulièrement à diriger les visiteurs de la Cnac et à répondre ainsi à leurs préoccupations, soulignant, par la suite, que des conseillers animateurs ont pour mission orienter et d'accompagner les demandeurs d'emploi.

Fadhila B Lemaghreb 22-06-2010





29/09/2010

60% des Algériens préfèrent travailler dans une multinationale

Selon un sondage du site emploitic.com



Les multinationales sont la première préférence des demandeurs d’emploi algériens. C’est le résultat obtenu par le sondage effectué par le site algérien emploitic.com durant la période allant du 12 au 26 septembre. Pas moins de 60% des sondés ont ainsi affirmé vouloir travailler dans des multinationales “de par les avantages qu’elles offrent en matière de rémunération, de formation et de carrière”, comme indiqué par les rédacteurs du communiqué publié sur le site hier. Une préférence qui devance de loin les autres choix qui sont les administrations ou entreprises publiques et les grandes entreprises privées algériennes (15%) et les PME/PMI (5%). Les trois principaux critères des candidats concernant leurs choix sont les salaires élevés (64%), l’offre des formations de qualité (59%), et “emplois intéressants” (57%). Pour les secteurs les plus attractifs, les plus cités étaient “l’énergie, mines, matière première” (21%), l’“informatique, télécom, Internet” (19%) et l’industrie (14%). L’une des questions posées par les responsables du site concernait la sécurité de l’emploi et les résultats obtenus ont été édifiants, comme précisé sur le site “la sécurité de l’emploi est plus importante chez les femmes chez lesquelles ce critère est sélectionné par 51% des sondées contre 40% chez les hommes”. Il y est également précisé que “chez les universitaires, leur diplôme leur offrant une certaine garantie, l’aspect “sécurité de l’emploi” est légèrement moins déterminant dans leurs choix avec 55% des répondants”, alors que pour ceux n’ayant pas fait d’études supérieures “ce critère ressort chez plus de 58% d’entre eux”. Vomme l’a confirmé à Liberté, Djaffar Louai, co-fondateur du site emploitic.com, “les statistiques que nous avons présentées sont basées sur les données et audience du site qui sont plus de 15 000 visiteurs par jour, plus de 200 000 candidats inscrits, plus de 2 500 entreprises membres et plus de 7 000 postes d’emploi offerts en 2009”.
Quotidien liberté du Mercredi 29 Septembre 2010

Le Prix National 2010 de l'Innovation pour les PME


C'est parce que innovation rîme avec stratégie et pérénité, que les entreprises, en avance, investissent dans la recherche.

En Algérie, plusieurs experts s'accordent à dire que le potentiel du marché algérien est important " Il y a beaucoup de diplômés, beaucoup d’idées d’entreprises [...]" et pour celà, l'Algérie constitue un vivier potentiel en opportunités novatrices.

C'est à l'effet d'inculquer à nos managers, l'investissement dans la recherhce, que le Ministère de la PME//PMI, lance, pour la seconde année consécutive, un concours national de l'innovation en direction des PME Algérienne.

Conscient de l’importance capitale de l’appui à l’innovation dans nos PME, le Ministère de Petite et Moyenne Entreprise et de l’Artisanat a lancé la première édition du Prix National de l’Innovation pour les PME en 2009.

Ce Prix consiste en un concours ouvert aux entreprises de type PME opérant en Algérie. La gestion de ce prix est assurée par le Ministère de la Petite et Moyenne Entreprise et de l’Artisanat.
pour plus de détails sur l'organisation de ce concours, vous pouvez télécharger le manuel de candidature ici (document PDF)

L’Algérie face au problème des jeunes entrepreneurs


Intitulé The Day After Tomorrow: A Handbook on the Future of Economic Policy in the Developing World (Le monde de demain : Guide sur les orientations futures des politiques économiques dans les pays en développement), cet ouvrage révèle que près de la moitié de la croissance mondiale est aujourd’hui à mettre au compte des pays en développement. Et selon les projections actuelles, ceux-ci sont appelés à dépasser les pays développés en termes de poids économique à l’horizon 2015.



L’etude fait valoir que les pays en développement devraient tirer parti de la situation relativement plus saine de leurs finances publiques pour promouvoir une croissance qui profite à tous. Cela veut dire qu’ils assurent un meilleur ciblage de leurs programmes sociaux, qu’ils s’attachent plus à assurer l’égalité des chances pour leurs citoyens, et qu’ils établissent un climat des affaires propice à la création d’emplois dans le secteur formel de leurs économies.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, la crise économique se traduira probablement par 2,6 millions de pauvres de plus à l’horizon 2011, et par une aggravation du problème du chômage.

Pour que l’ensemble de la région puisse concrétiser l’énorme potentiel qui est le sien, il lui faut absolument ouvrir la porte à une nouvelle génération d’entrepreneurs privés et permettre aux femmes de jouer un rôle à part entière sur le plan économique.

Source : Communiqué de presse n°:2011/096/PREM
Contacts:
Washington : Alejandra Viveros + 1 (202) 473-4306, Aviveros@worldbank.org
Page source : http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:22714162~menuPK:51200699~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:1074931,00.html


Le nouveau code de la commune


Le pouvoir de l’administration renforcé



Les espoirs suscités par l’élaboration d’un nouveau code de la commune s’effilochent à la lecture du projet de loi.



Réclamant plus de prérogatives pour assurer une meilleure gestion de la collectivité locale, les élus se voient réduits à de simples agents communaux, sans un réel pouvoir leur permettant d’entreprendre et d’agir dans l’intérêt de la population locale.



Le P/APC ne verra pas ainsi son pouvoir réhabilité à la faveur de ce nouveau texte. Au contraire, il sera supplanté par un tout puissant secrétaire général qui sera nommé dans les grandes communes de plus de 100 000 habitants par décret présidentiel et dans les petites communes par un arrêté ministériel. Le P/APC ne sera donc pas le maître de sa commune, comme c’est le cas dans les Républiques démocratiques.



Outre le poids du SG dans la gestion des affaires de la commune, le P/APC sera, en vertu du nouveau code, placé sous l’autorité directe du wali qui a le pouvoir de le démettre de ses fonctions sans l’aval de l’APC. L’article 116 souligne que lorsque le président d’APC refuse d’accomplir un des actes qui lui sont prescrits par les lois et règlements, il est mis en demeure par le wali. En cas de refus du président d’obtempérer à la mise en demeure, le wali procède à sa destitution d’office après avoir prononcé la suspension du président défaillant pour une durée n’excédant pas trente jours sans préjudice des sanctions prévues par la loi. Ce nouveau texte apporte un palliatif aux récurrentes dissidences au sein des assemblées communales qui se répercutent négativement sur le fonctionnement de la commune.



Ainsi, si dans l’actuel code, deux tiers des membres de l’assemblée locale peuvent retirer leur confiance au P/APC, le nouveau projet de loi exige pour ce faire le vote des quatre cinquièmes des membres de l’assemblée. En effet, l’article 85 stipule que pour des motifs graves, le président d’APC peut faire l’objet de retrait de confiance de la part des membres de l’assemblée. Dans ce cas, deux tiers des élus peuvent demander au P/APC de convoquer une session extraordinaire à cette fin. En cas de refus, le wali peut convoquer l’APC en session extraordinaire. Si la motion de défiance est consacrée par les quatre cinquièmes des voix, le P/APC est démis de ses fonctions sans préjudices de sa qualité d’élu. Le P/APC risque aussi d’être délogé s’il s’absente une semaine. Le wali a également le pouvoir d’adopter et d’exécuter le budget de la commune dans le cas de dysfonctionnement de l’Assemblée communale. Pour que la session de l’Assemblée communale se tienne en dehors des locaux de l’APC, il faut au préalable l’autorisation du wali. Une autorisation indispensable également pour la tenue des assemblées extraordinaires.



Autrement dit, le wali, nommé par décret présidentiel, sera le véritable dirigeant de la commune. Les élus ne seront que l’instrument. Le nouveau code communal est donc loin de réhabiliter l’élu et donner un sens à l’acte électoral. Pourtant, plusieurs partis politiques n’ont cessé de revendiquer le renforcement des prérogatives des élus. Lors de la publication de la première mouture de ce projet de loi en 2009, plusieurs responsables politiques avaient dénoncé un recul sur des acquis démocratiques durement arrachés. En effet, ils estimaient que donner plus de pouvoirs à l’administration au détriment des élus n’est pas le meilleur moyen pour consacrer la pratique démocratique.



Ils considéraient que l’administration, comme partout dans le monde, doit se contenter de jouer le rôle d’accompagnateur du processus de développement, de facilitateur, de régulateur, laissant aux élus de s’occuper du reste. Le nouveau texte organisant la commune n’apporte rien de nouveau en termes d’amélioration de la finance locale, dont l’insuffisance constitue un réel problème pour le développement des communes. celles-ci croulent sous le poids de la dette. En mars 2008, l’Etat avait pris la décision d’éponger les dettes des communes contractées entre 2000 et 2003. Le montant dégagé pour ce faire était de 22 milliards de dinars. En dépit de cet effort, près de 1300 communes sur 1541 souffrent toujours de déficits financiers et n’arrivent même pas à régler les salaires de leurs employés.



Ainsi, en 2007, la dette des communes s’élevait, selon les estimations du ministère de l’Intérieur, à 116 milliards de dinars. Les facteurs favorisant ces carences sont, entre autres, le faible apport des finances locales et de la fiscalité locale aux finances publiques. Selon de récentes statistiques, la fiscalité locale représente 230 milliards de dinars, soit 24% du montant global de la fiscalité ordinaire annuelle, qui est estimée à 955 milliards de dinars. Ces déficits financiers, dont souffrent la plupart des communes, sont, aux yeux de nombreux spécialistes, la conséquence directe de la politique de gestion budgétaire qui demeure centralisée. Le nouveau code de la commune n’apporte pas de remède à cette situation symptomatique de la mauvaise santé économique du pays. Une économie qui souffre encore de la centralisation de la décision.



El watan le 29.09.10



27/09/2010

Les vendeurs informels sèment la pagaille

Marché Taâni à Larbaâ à Blida
Les 200 habitants de la rue des frères Bouaichoum, située dans la périphérie immédiate du centre-ville de Larbaâ, ne savent plus à quel saint se vouer pour que soit mis un terme aux désagréments causés par le marché informel qui a pris des proportions alarmantes.

Les vendeurs à la sauvette ont squatté la quasi-totalité des accès menant aux habitations jouxtant le marché en question. Quotidiennement, de 7h à 13h, le marché Taâni se transforme, comme nous l’affirme les habitants de cette rue, en un lieu où le bon sens n’est pas de mise : drague, bagarres, insultes, drogue, vol à la sauvette... «Une grande partie de la rue principale est occupée par les charrettes des vendeurs informels, alors que le reste du passage est squatté par la cohorte de vendeurs occasionnels qui n’hésitent pas à vous coller en plein visage leurs babioles, histoire de vous inciter à les acheter», nous confie un habitant de la rue des frères Bouaichoum, l’air coléreux. Un autre habitant enchaîne : «C’est toujours avec beaucoup de difficultés que nous parvenons à accéder à nos habitations ou à stationner nos véhicules. On doit éviter toutes les bravades de ces vendeurs qui occupent tous les passages. Plusieurs fois, il y a eu des accrochages entre des habitants du quartier et des vendeurs, surtout en cas d’évacuation en urgence de malades graves, de blessés ou de femmes s’apprêtant à accoucher.»

«L’hygiène n’existe plus», déplore un autre habitant qui affirme que le décor de ces lieux, après le départ des vendeurs-squatteurs, est plus que désolant. «Les détritus et la saleté laissés en fin de journée rendent cette rue d’une insalubrité inquiétante, ce qui est à l’origine de la prolifération des insectes, des chiens et des rats qui rodent partout. Et dire que toutes les requêtes faites aux autorités locales sont restées sans réponse à ce jour, alors que les services de police donnent l’impression de ne pas vouloir de confrontation avec ces marchands», déclare avec colère un autre riverain. Les citoyens concernés font état d’une lettre ouverte adressée au wali de Blida et depuis, ils ne cessent d’attendre des mesures concrètes en leur faveur.
El watan du 21.09.10