27/09/2010

Nouvelles mesures pour booster l'emploi


Dispositif Cnac à Blida
La direction régionale de la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) de Blida a organisé, lundi dernier, une journée d'information sur les derniers amendements des textes réglementaires régissant le dispositif de prise en charge des chômeurs promoteurs.



Dans une rencontre avec la presse, le directeur régional de la Cnac, Hadid Noureddine, a expliqué en détail les nouvelles mesures induites par ces amendements, dont celle touchant la tranche d'âge des chômeurs éligibles à ce dispositif, désormais rabaissée de cinq ans. Elle est ainsi fixée entre 30 et 50 ans, au lieu de 35 à 50 ans auparavant. Le même responsable a expliqué cet amendement par la nécessité d'adapter les critères d'âge à l'évolution de la situation économique et aux besoins des demandeurs en vue de faire bénéficier du dispositif CNAC les jeunes cadres, dont les jeunes universitaires en chômage. Parmi les autres conditions, le postulant doit avoir la nationalité algérienne et être inscrit au moins un mois auprès des services de l'ANEM. Concernant les conditions de financement, le montant maximum de l'investissement est toujours fixé à 10 millions de dinars.



La nouveauté est qu'il y a deux niveaux : le premier prévoit, pour un montant inférieur à 5 millions de dinars, un apport personnel de 5%. 25% sont accordés par la CNAC et les 70% qui restent sont financés par la banque. Le deuxième prévoit, pour un montant supérieur à 5 millions de dinars, un apport personnel de 10 %, la Cnac offre 20% et la banque 70% du montant représentant le coût du projet. Parmi les avantages supplémentaires accordés, il y a la formation des chômeurs. Autre nouveauté à signaler, l'implication des cinq banques publiques au sein du comité de sélection, de validation et de financement en vue d'accélérer l'examen des dossiers et de lever les obstacles bureaucratiques. Ce comité doit se réunir tous les 15 jours. Les dossiers de projets retenus sont sanctionnés par une attestation d'éligibilité et de financement. Il est à noter que depuis le lancement de ce dispositif d'emploi, l'agence de Blida a permis, selon ses responsables, la création de 935 entreprises, dont 263 durant les huit mois de l'année en cours, soit 28% de l'ensemble des entreprises créées.
el watan du 09 septembre 2010



Les Journées emploi-formation-création d’entreprises prévues à Oran


L’Institut de développement des ressources humaines (IDRH), une école de management, organise en son siège à Canastel (Oran), les 28, 29 et 30 septembre 2010, les Journées de l’emploi-formation-création d’entreprises au profit des jeunes diplômés et des créateurs d’entreprises, a indiqué L’IDRH dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

La finalité de ces rencontres, ajoutent les organisateurs, est «d’offrir aux jeunes diplômés l’opportunité de découvrir les conditions et parcours de création de son entreprise ou de recherche d’emploi dans le contexte algérien». A ce titre, un riche programme d’animation a été élaboré. «Le panel d’experts formateurs, tous des professionnels, dédiés à l’animation de ces journées, insistera en particulier sur la formation des jeunes à l’élaboration des stratégies d’entrée dans le marché de l’emploi ou de démarches de création de son entreprise, en s’appuyant sur les incitations et facilités offertes par les différents dispositifs d’aides publiques (ANSEJ, CNAC, etc.) Les dimensions pratiques et l’adaptation de ces stratégies aux contexte et contraintes de l’environnement national seront particulièrement mises en relief «, précise le communiqué de l’IDRH.

En outre, une exposition sur le panorama des emplois dans les filières de gestion où l’on recrute le plus est au programme. Le premier jour, le fondateur et président-directeur général du groupe Cevital, Issad Rebrab, «clôturera les actes de ces journées en partageant son parcours de créateur d’entreprises lors d’une conférence-débat ouverte au public intéressé sur le thème Entreprendre en Algérie : l’expérience d’un leader» à la salle des conférences Mahmoud Darwich de l’Institut, situé au 18A, rue Zighout Youcef- Canastel (Oran), selon les organisateurs. La seconde journée sera consacrée à «la présentation en faveur aux chefs et cadres d’entreprises publiques et privées le programme des cycles de formation continue destiné aux entreprises et aux administrations de l’année 2010/2011.

Le troisième et dernier jour sera l’occasion du lancement du cycle de conférences «Entreprendre en Algérie : l’expérience d’un leader» animée par le patron de Cevital. Enfin, l’opportunité sera offerte aux jeunes diplômés de «déposer leur candidature pour une éventuelle sélection-recrutement par les entreprises qui sollicitent l’IDRH chaque année dans ce domaine», conclut le communiqué de l’IDRH.
el watan le 27.09.10 par CCI/SA

Faillite du dispositif Ansej : 50% des entreprises ont disparu


Malgré un dispositif légal et réglementaire jugé très favorable à la création de micro-entreprises en tant que moyen d’aide aux chômeurs, le manque de suivi et d’accompagnement des bénéficiaires induit, dans la majorité des cas, une mort certaine des entreprises.



Ainsi, selon M. Djerrad, commissaire aux comptes et président de l’Union des experts-comptables d’Algérie, « plus de 50% des entreprises créées dans le cadre des dispositifs du micro-crédit finissent par disparaître ». C’est une évaluation qui reste « mesurée » et « en deçà de la réalité », nous confie par ailleurs M. Djerrad. Ce dernier a laissé entendre que le chiffre réel de mortalité des entreprises relevant des mécanismes de soutien à la création d’emploi est beaucoup plus important. Outre le manque d’accompagnement des jeunes promoteurs, il existe également, selon l’orateur, un autre facteur qui induit le manque d’efficacité de ces dispositifs.



Il s’agit, selon M. Djerrad, de l’absence de contrôle des institutions en charge d’appliquer les dispositifs de création de micro-entreprises. « Les dispositifs sont extraordinaires sur le plan réglementaire, mais en pratique, il n’y a ni suivi ni contrôle de ces dispositifs et des entités qui les gèrent », a-t-il affirmé. « Celles-ci n’ont aucun compte à rendre, ce qui rend impossible toute évaluation crédible », insiste le commissaire aux comptes, qui pose aussi le problème « des taux dérisoires de remboursement des crédits alloués aux chômeurs et du manque flagrant de transparence ». M. Djerrad en veut pour preuve l’absence de bilans d’évaluation des dispositifs existants.



Il faut dire, en effet, que lors de la table ronde, 19 Octobre dernier, consacrée à la micro-finance et  organisée dans le cadre du forum d’El Moudjahid, les intervenants étaient dans l’incapacité de fournir les bilans récents des dispositifs de micro-crédit. Ainsi, le représentant de l’Ansej s’est contenté de renvoyer la presse au seul bilan publié par son organisme et datant de 2005 ! Un bilan qui faisait ressortir alors un taux de mortalité de 20 à 25% des entreprises créées dans le cadre de l’Ansej.



Une évaluation qui est de toute façon dépassée et qui, de surcroît, ne semble pas du tout en phase avec la réalité. Sur le terrain, beaucoup d’entrepreneurs aidés par l’Ansej – ou par les autres dispositifs de micro-financement – échouent en cours de route, restent dans l’informel ou refusent de rembourser le crédit. « Le problème des crédits impayés est difficile à résoudre », nous dit M. Djerrad, soulignant que les bénéficiaires ont en général le sentiment que le crédit est « un droit », voire « un don de l’Etat ».



Les organismes se voient donc démunis face au faible taux de recouvrement, les procédures judiciaires sont longues et coûteuses par rapport au faible taux d’intérêt du micro-financement et les résultats des procédures incertains. Lors de la table ronde sur la micro-finance, les participants ont relevé également le problème de l’absence d’une institution spécialisée dans la gestion du micro-crédit (IMF).



Cette institution devrait pourtant permettre à l’Etat, selon les spécialistes, de se charger uniquement de la politique du micro-crédit en tant qu’outil de développement économique des populations défavorisées et du contrôle de l’activité de micro-finance pour éviter les abus et la corruption, laissant à l’IMF – qui travaille avec les ONG, les associations et des bureaux d’études spécialisés – le soin d’accorder et de rentabiliser les crédits en vue de créer une véritable dynamique de micro-finance.

source: el watan du 20/10/2009

Scandale à l’Ansej d’Oran 70 milliards de centimes dans la nature


Les faits sont gravissimes et jettent le discrédit sur le système de soutien à l’emploi de jeunes, de plus en plus décrié par ceux qu’il est censé aider. Une quarantaine de jeunes promoteurs porteurs de projets soutenus par l’Ansej sont dans le désarroi. Ces derniers qui avaient rempli toutes les formalités pour l’acquisition de bateaux de pêche en 2005, sont à ce jour au point mort.



Les embarcations qu’ils avaient commandées auprès d’un constructeur, qui en a pourtant encaissé le prix fort, n’ont pas encore vu le jour.


Et pour ajouter au drame de ces jeunes, les banques ont commencé aujourd’hui à réclamer le remboursement des crédits contractés.


Ces derniers ont bénéficié de l’aide de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes dans le cadre du programme présidentiel.


Conformément à la réglementation en vigueur, ils se sont acquittés des 10% représentant l’apport personnel du promoteur (un montant de 1 million de dinars, ndlr), ce qui leur ouvrait droit, après fourniture du dossier, à un soutien à hauteur de 20% de l’Ansej, le reste étant financé par le biais de crédits bancaires, Badr et CPA.


«Après avoir rempli toutes les conditions, il ne nous restait que la réception de nos petits métiers de pêche pour lancer notre activité. Mais depuis 2005, le constructeur, payé à l’avance à raison de 20 à 30 millions de dinars pour chaque bateau, n’a livré aucune unité», diront des promoteurs qui ont déposé une plainte contre lui le 1er février auprès du procureur de la république près le tribunal d’Aïn El turck.


Et pour ajouter au malheur de ces derniers qui ont été gavés de promesses depuis la finalisation de leurs dossiers, le délai accordé par les banques pour le remboursement des crédits qu’elles ont octroyés est arrivé à échéance.


«Nous sommes des promoteurs, chômeurs et redevables de grosses sommes, quelle ironie du sort», écriront les plaignants dans la requête adressée au représentant du parquet. De plus, les banques menacent de retirer les avantages accordés dans le cadre de l’Ansej, estimant que les délais réglementaires sont largement dépassés. Elles menacent même de revoir à la hausse les taux d’intérêt des crédits», affirme la même source.


Ni service fait ni retenue de réserve


L’entrepreneur qui devait livrer ces embarcations a encaissé la totalité du montant de la commande qui comptait près d’une quarantaine d’unités de pêche.


La question que se posent les promoteurs est comment le constructeur a pu bénéficier de cette manne financière sans avoir satisfait à une procédure de «service fait». «L’usage veut qu’une commande ne soit honorée qu’une fois le service fait ou la marchandise livrée.


Et même dans certains cas, il existe des retenues de réserve qui oscillent entre 20 et 30% du montant du marché et qui ne sont levées qu’une fois le marché clôturé», affirme notre source, précisant que leurs nombreuses tentatives de pousser le constructeur à honorer ses engagements ont buté sur une indifférence totale. «L’entrepreneur a profité de notre naïveté puisque notre relation avec lui sent l’arnaque.


Nous avons signé nos contrats avec une entreprise, et avec le temps, il l’a mise en faillite et constitué une autre Sarl au nom de son épouse. Et aujourd’hui nous sommes ballotés entre ces deux entreprises sans avoir nos bateaux», affirment ces derniers qui précisent que depuis quelques jours, le constructeur est aux abonnés absents puisqu’il est annoncé par ses proches à l’étranger.


Des chantiers sous-loués


Les jeunes promoteurs s’interrogent sur les garanties que présentait ce constructeur pour les berner et se jouer de toutes les barrières légales. «Figurez-vous que les deux chantiers à Ghazaouet où devaient être construits nos embarcations ne lui appartiennent même pas. Ils étaient loués à des particuliers qui lui réclament depuis quelques mois les montants des loyers» affirment nos interlocuteurs.


Une source proche de l’Ansej a reconnu les faits reprochés au constructeur tout en nous invitant à nous reprocher du chef du service contentieux, un responsable qu’on nous a présenté comme serviable mais que nous n’avons pas pu approcher, car étant toujours absent, selon une secrétaire de la direction régionale d’Oran.


Cette affaire, qui ne semble pas être un fait isolé, remet à l’ordre du jour le débat sur les aides de l’Etat à l’emploi qui profitent souvent à ceux qui n’en ont pas besoin. Les jeunes chômeurs, véritables dindons de la farce, s’endettent pour initier des projets, de véritables châteaux en Espagne qui ne verront pas le jour pour différentes raisons, mais qui échappent souvent à la volonté de ces pauvres malheureux.

in: Le Temps d’Algérie du 16 Février 2010



Plus de 320 entreprises créées par l’ANSEJ


Relizane (
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Ces entreprises représentent près de 69% du nombre de projets, estimé à 403 dossiers pour lesquels les banques ont accordé leur financement, ont indiqué les mêmes sources, soulignant que le nombre d’entreprises créées durant cette période a enregistré une augmentation de 15% par rapport aux projets concrétisés en 2009. Ces projets ont été créés dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie, des services, de l’agriculture et des métiers et ont généré près de 750 postes d’emploi permanents.



L’ANSEJ a accueilli, depuis le début de l’année en cours, 767 dossiers émanant de porteurs de projets, dont 720 ont été agréés par la commission de wilaya concernée, selon les responsables de l’ANSEJ. En plus de la création d’entreprises, la même période a enregistré des opérations de financement, d’extension de huit entreprises dans le cadre du financement bipartite et tripartite, ce qui a offert de l’emploi à une trentaine de personnes. Parallèlement, l’ANSEJ œuvre à former des promoteurs dont le nombre a atteint, depuis début 2010, plus de 200 jeunes, et à programmer des journées d’information à leur intention. Une annexe de l’ANSEJ a été ouverte la semaine dernière dans la daïra de Yellel s’ajoutant à celles déjà opérationnelles à Ammi Moussa et Oued Rhiou.

Départ massif de harraga

De la wilaya de Chlef, AHD 54 interpelle le président de la République
À l’instar de la population, le bureau de wilaya de AHD 54 est extrêmement préoccupé par l’aggravation du chômage et son corollaire "les départs massifs de harraga" vers l’autre rive de la Méditerranée.


Dans une lettre adressée au président de la République, dont une copie a été remise à notre bureau, il demande une intervention urgente des hauts responsables du pays pour mettre fin au phénomène qui prend des proportions alarmantes. D’après la représentation du parti, des centaines de jeunes tentent régulièrement l’aventure, au péril de leur vie, faute de débouchés dans les différents secteurs. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on n’enregistre des vagues successives de candidats à l’immigration, le littoral n’étant situé qu’à 50 km du chef-lieu de wilaya. Par conséquent, elle propose des solutions urgentes, comme la création de zones d’activités et de zones industrielles dans la région. Ces espaces, qui font grandement défaut dans la wilaya, sont susceptibles d’intéresser les jeunes chômeurs et de créer des centaines d’emplois, est-il souligné.

El watan du 27/09/2010

300 nouveaux locaux pour les chômeurs

Les autorités locales indiquent que les futurs acquéreurs doivent être éligibles au dispositif de soutien à l’emploi des jeunes initié par l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM. Le dispositif d’aide aux jeunes promoteurs, a-t-on expliqué, est assorti de diverses mesures avantageuses telles que l’exonération des taxes fiscales et parafiscales et la réduction des frais de loyers. Plus de 2500 locaux similaires ont été réalisés jusqu’alors à Sidi Bel Abbès sur un programme global de 4212 locaux lancé à travers les différentes communes de la wilaya.


information faite à partir d'El watan du 27/09/2010.